A GUSTAVE PRADELLE
L'e tous côtés le ciel est noir. Nulle écliappce Dans l'azur. Longs troupeaux à grisâtre toison, Les nuages pressés encombrent l'horizon.
En un deuil on dirait la terre enveloppée.
Là-bas, mince et pareille au tranchant d'une épée, Une seule blancheur luit, rayant la cloison Des ténèbres... Au seuil mal clos d'une prison, Ainsi l'ombre d'un trait lumineux est coupée.
C'est le soir : pourquoi donc interroger des yeux
Ainsi qu'un orient pâle et mystérieux
Ce point du ciel? — Songeur inquiet, tu l'ignores;
Mais ton âme, sur qui pèse l'espace noir. Dans un déchirement de nuages, croit voir Le seuil vertigineux du goufl're des aurores.
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PAYSAUBS BT FANTAISIES 3.|)