‹ Œuvres, lettres et poésies (volume 2)Chapitre 43 sur 151 · A Moxsnu R · texte numérisé non relu

A Moxsnu R

(Inôilile.)

[C'est une grande satisfaction pour moi, de ce que, dès les premiers jours que je vous ai vu, je vous ai voué tous mes services Ircs-liumbles , et que vous m'avez fait riionneur de le croire : car, après les choses que vous faites pour moi, vous ne me pourriez plus jamais savoir gré de la passion que j'aurois de vous servir, ni de tout ce que je pourrois faire pour le témoigner. Vous m'avez obligé avec tant de bonté et d'affection, que si je ne connoissois le cœur avec lequel vous le faites, et qu'une âme aussi noble que la vôtre se paye de la volonté, je serois en peine de tant d'obligations que je vous ai. Je vous supplie très-humblement de croire que je les reçois avec tout le ressentiment que je dois, et que de toutes les bonnes fortunes qui me sont jamais arrivées, l'honneur de votre amitié est celle que j'estime le plus et qui m'a donné le plus de joie. Je tâcherai par toutes sortes de moyens à faire que vous ne la jugiez pas mal employée en moi ; et de tant de personnes que vous vous êtes acquises par vos bienfaits, il n'y en a point qui soit avec plus de sincérité, ni avec une plus véritable affection que moi, votie, etc.]

' Mus, de Conrari, I. \IV, p. 8iiG.

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