‹ Œuvres littérairesChapitre 126 sur 262 · À EN · texte numérisé non relu

À EN

Il V avait ainsi cent voyageurs auxquels on fit les mêmes questions, A ces questions, les mêmes réponses à peu près furent faites et terminées par ces mots : « Mes compagnons n'ont pas le sens commun. »

C’est ainsi que chaque peintre marche selon son idée, el croit être le seul dans le bon chemin.

s? Nos idées ne se sont-elles pas assez choquées ? Ne savons-nous encore discerner

Ne soMiMes-nous pas assez Vieux, assez müris, assez expérimenté

le beau du laid? Faudra-t-il encore pour Ja centième fois reconnaître que toutes les roules contraires à celles qu'ont suivies les Phidias, les Raphaël, les Rubens, ne conduisent à rien?

Quand je dis : « Suivons la même route, » je ne veux point dire « Devenons des plagiaires, faisons des pastiches. »

Raphaël fil mieux que Perrugin, el que Fra Bartholomeo, en suivant la inème roule.

Rubens fit mieux que Giorgione el que Paul Veronèse, en parcourant la même voie.

Faisons mieux, nous, que Raphaël et Rubens, en suivant le chemin qu'ils ont suivi.

Toute tentative individuelle, si elle n’est une perfection ajoutée aux péerfeelions connues, n'est qu'un misérable essai, comme lous les essais, lorsque la main du temps ne les a point développés et garantis du sceau de son approbation.

La plus grande perfection de l’art sera Loujours l'assemblage de toutes les perfections soudées de siècle en siècle.

Ce n'est point avec nos idées divergentes sur le beau que nous ferons

pr sser la peinture; ee n'est point en suivant la roule de Van Ostade.

de Boucher, de Walteau, que nous greflerons des beaulés sur les beautés de Raphaël, de Michel-Ange, de Rubens.

Il nous manque une chose, je le répète :

L'unité des idées sur le beau.

Que l’on réfléchisse bien aux conséquences de nos dissidences d'opipions. L'art ne fera pas un pas si nous n'avons lous foi, comme les Grecs et les grandes écoles, dans un prineipe, dans un type regardé par tout le monde comme le vrai principe, le vrai type du beau.

L'art ne fera plus un pas si nous ne renonçons une bonne lois à nos petites idées individuelles.

Idées individuelles qui préfèrent Bernin à Phidias!

Idées individuelles qui préfèrent Dolce à Raphaël !

Idées individuelles qui préfèrent Murillo à Titien où à Rubens !

Idées individuelles qui préfèrent une eruche, une pipe, un balai, un pol cassé aux plus belles conceptions de l'art !

De tout ce qui vient d'être dit, l'on peut conclure qu'aujourd'hui les progrès de la peinture ne sont plus possibles qu'à une seule condition : cette

condition, la voiei :

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