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ÉTABLIR DES PRINCIPES FIXES SUR LE BEAU

Ces règles devraient être puisées dans les œuvres le plus constamment admirées des siècles.

Bien des objections peuvent ici prendre place : je ne répondrai pas à loutes pour le moment.

On objectera peut-être que le beau ne peut avoir de principes fixes, que le sentiment seul de l'artiste est la règle.

A cela, je réponds que les arts dans leur enfance ont été pratiqués tout de sentiment, mais que le temps a établi des règles.

Les anciens dessinaient de sentiment la perspeclive; aujourd'hui on la dessine avec des règles fixes.

Nous disons encore aujourd'hui : le sentiment du dessin, le sentiment de la couleur. Ces deux parties de l'art n'ont pas encore été bien étudiées sous le rapport des éléments qui les constituent. Plus tard, le dessin et la couleur seront soumis à des règles, aussi fixes que la perspec-

live.

Il ne s'ensuivra pas de là que tout le monde sera dessinateur et coloriste. Ces qualités une fois acquises à la foule, d'autres difficultés d’un ordre supérieur surgiront et la création des chefs-d'œnvre sera toujours aussi dificile.

On a trouvé bon de fixer des principes dans les langues : pourquoi ne fixerions-nous pas aussi des principes dans la langue des peintres ?

Nous serions choqués si chacun de nous s'avisait de parler on d'écrire selon des principes créés à sa facon.

Nous ne sommes point choqués aujourd'hui en voyant chacun de nous antaisies, ses caprices.

exprimer où apprécier le beau selon son goût, s Le beau de nos jours n'a point d'orthographe: serait-ce done chose déraisonnable de chercher à lui en donner une?

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Depuis longtemps, j'ai songé au mal qui tourmente incessamment l'artiste et qu'on nomme « la diversité de nos opinions sur le beau. »

ii résolu d'apporter, pour ma part, une page à l'œuvre qu'accompliront un jour des hommes de lalent, et qui aura pour titre : Grammaire des peintres.

Jai fait un recueil d'observalions sur les causes qui constituent le beau ands maitres. Ce que Raphaël, Michel-Ange, Rubens, ete., ont senti, sera ét

chez les plus

é en principes.

Ce travail sera publié prochainement, sous ee litre : Du beau dans l'art

de la peinture’. Cel essai sera soumis à la sagacité d'hommes compétents,

elles principes, je l'espère, en seront discutés avec une énergie soutenue et une rigoureuse observation des règles de Pascal.

La définition du mot beau ne sera point faite à la facon de ceux qui se sont occupés jusqu'à ce jour de cette question.

Cette explication philosophique : le beau c'est la splendeur du vrai, ou celte autre : le beau, e'est le laid, ne suñit point à l'artiste, ne suffit point au progrès de l'art.

Ce qu'il faut à l'artiste, c'est de pourquoi, le véritable pourquoi. Ce qu'il lui faut, c'est la démonstration palpable, la cause matérielle qui constitue le beau et le laid.

J'accompagnerai mes observations de dessins : on verra par quels moyens malériels la forme séduit les yeux, parle au cœnr, à l'esprit. Les observations s'appuieront sans cesse de l'exemple des statues antiques el des plus belles peintures de Raphaël.

Des dessins coloriés expliqueront également les causes matérielles de la beauté de la couleur dans les œuvres de Tilien, de Rubens, ete.

On demandera peut-être si l’antique, si Raphaël, Michel Ange, Rubens, sont les Lypes qui doivent nous servir à élablir les principes du beau ?

A cela, je répondrai qu'ils ont reçu le plus souvent l'approbation des sièeles ; que les siècles ont probablement raison.

À défaut d'une vérité évidente, il faut bien croire à une vérilé probable,

Si nous n'avons point de confiance dans la perfection des œuvres admirées des générations, sera-ce dans les œuvres qu'une mode passagère à fait naître qu'il faudra avoir foi ?

L'artiste n'en a laissé que quelques fragments qu'on tronvera plus Join

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