PARTIE DU CLAIR OBSCUR
Nous avons dit précédemment que le elair-obseur de Rubens a des qualités particulières et propres au développement du coloris : ces qualités, entièrement dues à son génie, sont d'une si haute importance, qu'on ne peut hésiter un seul instant à donner à Rubens le pas sur le Corrége. Si ce dernier sut donner à son clair-obscur cet idéal qui charme et attache, Rubens sut composer le sien de toutes les qualités précieuses qui constituent un bon tableau. Corrége recherche davantage les effets factices qui trompent et éblouissent. Rubens a, dans ses effets de lumière, plus de vérité, plus de force, plus de contrastes, plus d'éclat. Le premier établit souvent dans ses tableaux une seule masse de lumière, autour de laquelle les objets sont moins éclairés à mesure qu'ils s’'éloignent du centre lumineux. L'autre, plus fidèle aux effets de la nature, et songeant à la fois aux intérêts de la couleur et de l’expression, jette partout des échos et des réveillons, fait