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IV. DE L'AVANTAGE D'AVOIR DES ENNEMIS

Nous nous imaginons généralement que l'artisle où l'homme de lettres, dans l'intérêt de ses succès et de sa gloire, doit, autant que possible, s'entourer d'amis.

Erreur !

C'est dans la haine, dans la rage de ses ennemis que le véritable homme de génie doit trouver ses plus belles inspirations.

Que celui dont l'ambition se borne aux jouissances de la vie matérielle, se fasse des amis; que ces amis soient des princes, des ministres, des journalistes, ou des marchands de tableaux; qu'il se regorge de tous les honneurs, de tous les dons que ces hommes adressent à son amour-propre ; que, se croyant arrivé au faîle de la gloire; il s'endorme, ainsi que l’insouciant-animal qui s'engraisse de glands : j'y consens ; c'est la conduite que peut tenir un bon bourgeois, un honnête artisan.

* Le Précursvur du 19 janvier 1847.

SR

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