SALON DE 1842. — BRUXELLES
Un jour, c'était à Paris, ju résolus de faire un lableau qui réunit assez de
perfeclions pour contenter Lout le-monde, Que faire, me disais-je, pour arriver à ce but? Consultons tout le monde, ou, du moins, consultons les hommes les plus compétents; suivons exactement leurs conseils et leurs corrections, el ne nous arrêlons pas qu'ils n'avouent franchement leur salisfaetion.
Voilà une idée merveilleuse, pensai-je ; et nul erilique, celte lois, n'aura là moindre chose à me reprocher. Après celle courte et juste réflexion, je me mis à l'œuvre. Le tableau que j'entrepris représentait Adam et Eve après leur chute. Ou voyait nos premiers parents assis tristement dans les environs enchantés d'Éden ; à côté d'Éve, le jeune Caïn, montrant au loin le paradis perdu.
Je dois avouer que j'éprouvai quelqu'embarras pour faire un choix de mes conseillers et de mes critiques : (ant de gens parlent des arts aujourd'hui! Pourtant, je me décidai pour les peintres et les écrivains. Le prenier homme auquel je m'adressai fut M. Guérin, un des peintres français les plus distingués, un homme parfaitement compétent, il n'y avait point de doute,
Voici les observations qu'il fit sur mon tableau : «de n'aime pas W'op a
* Brochure in-52 du 40 pagts. Bruxllés, inprinérié de P. A. Parys, 182.
re pages