‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 13 sur 16 · II · texte numérisé non relu

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raie : je veux dire qu'elle est réglée par la raison , et servie par les moyens que l'intelligence lui fournit, et c''est ce qui fait qu''il Texerce presque uniquement par la parole. Les animaux ne se dominent les uns les autres que par la force : toute l'adresse du chat et du singe ne peut leur donner aucune supériorité sur les animaux qui peuvent leur nuire, et ne leur sert qu'à les éviter. Mais ce n'est pas avec sa force que l'homme assemble et gouverne les animaux domestiques. Ici, notre organisation, toute parfaite qu'elle est, ne serviroit de rien. Avec nos mains et les instrumens que nous mettons en usage, nous pourrions enchaîner ou tuer le cheval, et le taureau; mais nous ne pourrions les dompter, les atteler, leur prescrire le mouvement ou le repos, et les accoutumer à se laisser conduire, même par un enfant, et non-seulement les moyens de rigueur et de force, employés tout seuls dans l'éducation de ces animaux, seroient insuffisans, mais ils les aliéneroient de nous pour toujours.

C'est, je le répèle, beaucoup plus par notre industrie que nous les assujétissons que par la force physique. Celle-ci même nous sert bien

moins contre les animaux que contre nos semblables, parce qu'entre des êtres égaux en intelligence, la force corporelle peut seule décider.

Un autre caractère qui établit une différence totale entre Thomme et les animaux, et met l'infini entre l'intelligence de l'un et Tinstinct de l'autre, est que l'homme naît perfectible , et que Tanimal nait parfait, ou plutôt lini : l'un, capable d"'apprendre de ses semblables tout ce qu''ildoit savoir; Fautrejinstruiten naissant et formé à tout ce qu'il doit pratiquer, et qui n'a rien à apprendre de son espèce. Les doutes qu'on a voulu élever sur cette instruction native ou innée de la brute n'ont pu tenir contre l'observation. De l'œuf couvé par une mère étrangère sortira un oiseau, qui, même sans avoir jamais vu Vespèce à laquelle il appartient, en aura tous les instincts, tous les goûts, toutes les habitudes. L'homme, il est vrai, peut diriger Pinstinct de l'animal, lui donner quelques habitudes, lui apprendre à imiter quelquesuns de ses mouvemens, ou même à articuler quelques mots de sa langue; mais ce que nous enseignons, dans ce genre, à l'animal est pour nos besoins ou nos plaisirs, et jamais pour les

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siens, et prouve bien moins son intelligence que la nôtre, puisque, dans Fanimal le mieux dressé, ces actions artifîciellessefonttoujours avec une régularité automatique, et souvent à contretemps. Cest ce qui fait que les animaux qui apprennent le plus deThomme, perdent le plus de Pinstinct natif de leur espèce, et que l'instinct des animaux sauvages est plus sûr et plus industrieux que celui des animaux domestiques. Et il faut remarquer encore que l'animal n''apprend de Phomme que ce que l'homme se donne la peine de lui enseigner par la répétition fréquente des mêmes actes, et que les animaux qui vivent le plus familièrement avecPhomme, témoins de ses actions, compagnons de ses travaux, instrumens de ses plaisirs, n''apprennent rien d''eux-mêmes,et livrés à leur seul instinct, resteroient toute leur vie avec les seules impulsions que la nature leur a données : je n'en excepte pas même le singe, machine montée pour contrefaire et non pour imiter, et qui, de tout ce qu''il copie de nous, n'a jamais tiré une seule habitude utile pour lui-même , et qui puisse profiter à son espèce.

Aussi toutes les gentillesses que nous apprenons aux animaux sur lesquels nous pou-

VOUS agir avec plus de facilité , à cause des points de contact qu*'une organisation plus semblable à la nôtre nous donne avec eux, sont-elles bien moins admirables que ce que des espèces, qui n'ont rien de commun avec la nôtre, exécutent parle seul instinct qu'elles ont reçu de la nature. Je ne vois dans les danses du singe et de l'ours, même dans la docilité de l'éléphant à tout ce que son conducteur exige de lui, que le jeu d'une machine montée pour divers mouvemens : dans l'industrie de l'abeille ou à\x formicaleo , je vois l'action d'un instinct merveilleux qui étonne même notre intelligence. f( A mesure que l'on arrive aux » animaux plus foibles et plus stupides, lit-on » dans les notes sur le poème des Trois rè- » gnes de la nature, on leur voit faire, pour » la conservation de leurs espèces, certaines M actions plus savantes, plus pénibles qu'au- » cune de celles dont les animaux supérieurs (> sont capables. L'abeille met dans sa cellule » la plus haute géométrie : il n'est point de » ruses, point de plan ingénieux de conduite, » de bâtisse, que quelque insecte ne suive, et >) ces opérations ne sont point apprises. L'in- » dividu les pratique dès qu'il vient d'éclore,

» s;ins avoir vu ses pareils, et cependant abson lument comme eux. Souvent même ces opé- )} rations sont désintéressées: ce n'est point pour » lui que Tinsecte travaille, mais pour une pos- )) térité qu'il ne verra jamais. »

L\inimal naît donc parfait ou fini, avec des impulsions données, des goûts déterminés, des habitudes formées d^avance; il naît âgé, pour ainsi parler, et instruit, au premier moment qu''il essaie ses forces^ de tout ce qu'ail fera quand Tàge les aura dévoloppées. Si les soins et Tintelligence de Vhomme étendent son instinct, perfectionnent ses habitudes natives, ou lui en donnent de nouvelles, ces habitudes acquises sont perdues pour les espèces dans lesquelles aucun progrès, aucun changement n'a été remarqué depuis Aristole. Elles se nourrissent encore aujourd'hui des mêmes alimens, vivent dans le même élément, et souvent exclusivement dans le même climat, poussent les mêmes cris^ font leurs nids de la même manière, ont les mêmes habitudes d'attaque ou de défense, et leur instinct n'a pas plus changé que leur forme ou leur couleur; et remar(juez même (]ue, pour les premiers besoins, lesbesoinsqu''on peut appeler animaux, parce qu'ils sont com-

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muns à Phomme et à la brute, rinstinct de celle-ci est à tel point déterminé et limité à un seul mode et à un seul objet, que, même pour sa propre conservation, il n*'est pas permis à la brute d^ rien changer; et tandis q^ie rhomme se nourriroit de feuilles et d*'herbes, même d^alimens entièrement inusités, s'il n'avoit pas autre chose pour soutenir sa vie, le bœuf, la brebis, le cheval, la plupart des oiseaux se laisseroient mourir de faim à côté d'un morceau de viande, et les animaux féroces et carnivores au milieu d'un tas de foin, parce que Tliomme est, même pour ses besoins, conduit par sa raison qui lui fait chercher tous les moyens de soutenir son existence, et jusqu'aux plus opposés à ses habitudes, au lieu que Tanimal obéit à l'impulsion d'un instinct aveugle qui ne lui laisse pas la faculté de choisir.

L'homme, au contraire, naît perfectible et par conséquent imparfait. Il est capable de tout apprendre ou de tout inventer ; mais il ne saura un jour que ce qu'il aura appris de la raison des autres ou découvert avec sa propre raison ; et telle est, pour former l'homme, l'influence nécessaire de la société, que l'homme, jeté

parmi les animaux, se rapprocheroit peut-être de Panimalité (comme on le raconte de cet enfant trouvé parmi les ours de la Lithuanie, qui imitoit le grognement de ces animaux), tandis qu« Tanimal , vivant auprès deThomme, ne contracteroit aucune des habitudes de l'espèce humaine. Si Thomme n''apprend donc de son semblable à parler, et par conséquent à penser, il ne parlera pas, il ne pensera pas (i); il ne connoîtra pas ce qui lui convient ni ce qui lui est nuisible : dans cet état d'isolement absolu et d'ignorance invincible, s'il étoit possible de Vy supposer, il ne sera pas homme, il ne sera pas même animal, car l'animal naît avec son instinct, et il n'aura, lui, ni instinct, ni intelligence, et il sera hors de toute nature, parce qu'il ne sera pas dans la sienne, et que la société est la nature de l'homme moral, comme la terre et l'air sont la nature de l'homme physique. L'homme, dans cet état où quelques sophistes se sont plu à le considérer, s'il mange, digérera; s'il veille trop long-temps, dormira, comme il tombera, s'il heurte contre une

(1) Le sourd-muet apprend des autres la parole du geste, et pense par images.

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pierre : lois nécessaires des corps animés, et indépendantes de la volonté ou de l'instinct; mais il sera incapable de toute action, même de tout sentiment qui suppose intelligence, attrait et choix. Il n'aura rien delà société, parce qu'il sera hors de toute société. Je ne sais même, quoi qu"'aieut dit sur les besoins naturels et les penchans irrésistibles les romanciers et les philosophes ; je ne sais si Thomme, dans l'état prétendu naturel et antérieur à toute société, où quelques écrivains Tout considéré, s'uniroit jamais à son semblable de différent sexe que le hasard ofi'riroit à ses yeux. Du moins il est certain que Tanimal est plus ardent dans ses amours, à mesure qu'il est plus sauvage, c'est-à-dire, plus dans son état natif, et qu'au contraire l'homme est plus calme dans les siennes, à mesure qu'il est moins civilisé; et la nudité absolue où vivent encore quelques peuplades sauvages prouve, mieux que tout ce qu'on pourroit dire, le silence de la nature chez l'homme non civilisé. Les sexes, qui mettent tant d'inégalité entre des êtres semblables, sont l'ouvrage de la nature physique ; mais le sentiment qui les rapproche et les unit, et qui n'est, pas chez l'homme comme chez

Tanimal, éveillé par un instinct aveugle, ni borné aune époque déterminée, ce sentiment qui rétablit Tégalité entre les êtres, ou même trop souvent donne l'empire au plus foible, est une création de la société qui est la nature morale de Thomme, c''est-à-dire, sa nature perfectionnée, accomplie. « On a souvent, dit » J.J. Rousseau, attribué au physique ce qu''il « faut imputer au moral. Cest un des abus les » plus fréquens de la philosophie de notre siè- >» cle... La puberté et la puisance du sexe sont >^ toujours plus hâtives chez les peuples in- » struits et civilisés que chez les peuples igno-

» rans et barbares Il faut du temps et des

» connoissances pour nous rendre capables

» d^amour » Aussi, au lieu de tout ce que les

mœurs et les lois de la société civile inspirent d'^égards, de condescendance, de respect pour la foiblesse physique et morale de la femme, la femme est esclave partout où l'homme est dans Tétat sauvage;elle est instrument de l'homme plutôt que son ministre, et même, dans les classes inférieures de nos sociétés, Tépouse, moins compagne que servante, est à côté de l'homme sans dignité, même lorsqu'elle n'est pas sans influence. Les femmes, dans les terres

australes, ne sont considérées que comme des bêtes de somme, et ces peuples ne paroissent avoir dans leur langue aucun mot correspondant à ceux qui expriment dans les nôtres les plus doux témoignages désaffections mutuelles. i( En vain, dit M. Péron, je m'adressai succes- I) sivement à plusieurs d"'entre eux, pour leur » faire concevoir ce que je désirois connoître » (s^ils avoient dans leur langue les mots d'em- )» brasser et de caresser); leur intelligence se » trouvoit en défaut. Quand , pour ne laisser " aucun doute sur Pobjet de ma demande , je » voulois approcher ma figure de la leur pour » les embrasser, ils avoient tous cet air de sur- » prise qu'une action inconnue excite en nous, )• et que j^avois observé déjà parmi les naturels » du canal dî^EntrecasteauXj et quand, en les » embrassant effectivement, je leur disois ga « tia na ra na ( comment cela s^appelle-t-il)? » Ni dégo (i) (je ne sais pas ), étoit leur « réponse unanime. L''idée de caresser paroît » leur être étrangère. En vain je leur faisoisles

(1) Il est remarquable que, même aux terres-australes , la particule négative ni ressemble tout-à-fait au «on, nein , ni, nol , ne, qui exprimeut la uégalion dans nos langues d'Europe.

gestes propres à caractériser cette action ^ leur surprise annonçoit leur ignorance, et

leur ni dégo servoit encore à me confirmer qu'ils ne la connoissoient pas. Ainsi, dans ces deux actions si pleines de charmes, et qui ) nous paroissent si naturelles , les baisers et les caresses affectueuses sembleroient incon- ) nus à ces peuplades féroces et grossières. Je » me garderai cependant bien d'établir, comme ) un fait positif, le soupçon que j'énonce ici; ) mais je dois ajouter encore à cette occasion ) que je n'ai jamais vu, soit à la terre de Di'é- ) mejij soit a la Nouvelle - Hollande , aucun i sauvage en embrasser un autre de son sexe, ) ou même d'un sexe différent. »

Mais parce que l'homme est perfectible et se perfectionne, « ses progrès, dit Bossuet, n'ont » plus de bornes, et il peut trouver jusqu'à «l'infini (i). » Il peut tout apprendre^ parce qu'il naît sans rien savoir, et même l'homme le plus borné apprend toujours quelque chose. Le chien sauvage est plus fort et plus rusé que

(1) Voyez l'admirable Traité de la connoissance de Dieu et de soi-même, composé pour l'instruction du Dauphin , par Bossuet.

le chien domestique ; mais du sauvage à l'homme civilisé, quel immense intervalle, et même, comme M. Péron Ta observé, pour la force physique, malgré une organisation absolument semblables!

L'homme exerce sur lui-même l'empire le plus étendu, parce qu**!! agit avec volonté. Il accoutume son corps à tous les climats, à tous les travaux, et à toutes les privations comme à toutes les jouissances. Il plie son esprit à toutes les études, le forme à toutes les connoissances, et se détermine absolument à tout, parce que, de lui-même, et par son état natif, il n'est déterminé à rien. Plus son intelligence fait de progrès, plus il varie ses goûts, ses habitudes et ses ouvrages; et Tinconstance même, qui est un défaut de caractère, est prèsque toujours un indice d'esprit. Comme chacun agit avec sa volonté propre et son intelligence particulière , deux hommes ne font jamais la même chose absolument Tun comme Fautre, et le même homme fait rarement une même chose deux fois de suite de la même manière. Cependant rien n''est perdu pour l'espèce de tout ce que chaque individu invente ou perfectionne. La société le tient en

réserve et comme en dépôt pour les {vénérations suivantes : de là des progrès journaliers dans les arts et dans la connoissance des lois , progrès de rinlelligence qui seroient suivis d'aune amélioration générale dans la conduite, si les penchans de Thomme n''étoient plus forts que sa raison, et si d''orgueilleuses doctrines, ^|ui ne voient que riiomrae et jamais la société, n**avoient depuis long-temps cherché dans riiomme et sa raison le frein de ses passions, que Tauteur de Tordre a placé hors de l'homme , et dans la raison et la force de la société.

Ainsi, l'homme, venu au monde sans rien savoir, n'apprend que de la société et ne perfectionne qu\iu profit de la société. L'animal, au contraire naît tout instruit; il n\i rien à apprendre de son semblable, et les qualités natives ou acquises de Tindividu n^ijoutent rien à la perfection de l'espèce ; et, pour recueillir en deux mots tout ce qui vient d'être dit, « il » y a dans l'instruction , dit Bossuet, quelque «chose qui ne dépend que de la conforma- )) tien des organes, et de cela, les animaux en » sont capables comme nous, et il y a ce qui )) dépend de la réflexion et de l'art , dont

)) nous ne voyons en eux aucune remarque. » Mais , enfin , les bêtes sont-elles de simples machines^ montées à l'avance pour tous les inouvemens qu^elles doivent exécuter, mouvemens qui, par une sorte Ôl harmonie préétablie , coïncident avec leurs besoins, et avec la présence des objets destinés à les satisfaire, ou bien ont-elles en elles-mêmes une intelligence qui anime leurs organes, reçoit de impressions, forme des volontés et transmet des ordres ?

Ces deux opinions ont eu leurs partisans; mais, en laissant à part les inconséquences, il semble que, dans ces derniers temps, la question de l'ame des bêtes a été décidée par chaque école, d"'après Topinion dominante sur la spiritualité ou la matérialité de Tame humaine, de telle sorte qu"'on a incliné davantage à attribuer les mouvemens de Tanimal à un principe intelligent, à mesure q^l^)n étoit moins disposé à le reconnoitre dans les actions de Phomme.

Condillac est allé jusqu'à leur attribuer gratuitement la plus haute fonction de Tintelligence, la facuité de se former des idées générales, faculté qu''il refuse même à Dieu, sur cette inconcevable raison, que les idées gêné-

raie ne prouvent que la limitation de Tesprit. Le savant cardinal Gerdil pense que l'opinion qui fait des bêtes de pures machines est un peu trop philosophique, et que celle qui leur attribue une intelligence ne Test pas assez. Peut-être que dans cette question , comme dans beaucoup d autres, on ne dispuste que faute de s'entendre. Il ne s'agit pas précisément de savoir si les bêtes sont des machines, puisque tout être animé, et l'homme lui-même, est une machine y c'est-à-dire, une portion de matière organisée pour une fin quelconque, et que cette définition convient au^si aux machines artificielles qui sont l'ouvrage de l'homme. La question consiste à savoir si cette mécanique des brutes a en elle, ou hors d'elle, le principe de son mouvement, et de quelle nature est ce principe. Ceux qui regardent l'intelligence humaine comme le produit de la seule organisation n'y trouvent aucune difficulté, et partout où ils aperçoivent une organisation, ils croient à une intelligence, intelligence plus ou moins étendue, suivant que l'organisation est plus ou moins parfaite ; et ils expliquent, dans cette hypothèse, la supériorité de l'homme sur les animaux, plus heu-

reusemeul que la supériorité des animaux les uns sur les autres; car les animaux sont tous également bien organisés pour la fin que la nature s'est proposée en les formant. Si les uns sont propres à traîner ou à porter de lourds fardeaux , les autres composent du miel ou filent de la soie; si ceux-ci se défendent par leur force, ceux-là échappent par leur agilité ou par leurs ruses, et ce n'est jamais que par rapport à nous et au service que nous en retirons, que nous jugeons le cheval plus parfaitement organisé que le serpent, ou le chien mieux que la fourmi. En effet, nous avons déjà remarqué que les plus petites espèces d'animaux emploient, pour leur conservation, des moyens, plus industrieux que les plus grandes ; et cependant, par une inconséqu'cnce formelle à leurs propres principes sur l'organisation , comme cause et siège de l'intelligence, les partisans de l'intelligence des animaux regardent les plus grands animaux comme les animaux les plus parfaits.

Les défenseurs rigides de la spiritualité exclusive de l'ame de l'homme préfèrent de faire des animaux de pures machines, dans toute l'étendue de cette expression, montées une fois

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