‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 4 sur 26 · CARACTÈUE DU MIMSTKKE DE LA SOCIÉTÉ DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

CARACTÈUE DU MIMSTKKE DE LA SOCIÉTÉ DOMESTIQUE

La mère, placée par la nature entre le père et les en fans, entre le pouvoir et le sujets et par le moyen ou le ministère de laquelle s'accomplit l'action productive et conservatrice, la mère reçoit de l'un pour transmettre à l'au-

(i) Lorsqu'il uaissoit un tMilaiil chez, les Koinaius, on le nicUoit aux pieds du pèie; s'il le levoittle terre,. I enfant dev<)it vivre : d'où est vemie l'expression t'irrt r un enlanl.

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Ire, obéit à celui-là pour avoir autorité sur celui-ci; dépendante du pouvoir, indépendante du sujet, et pour pouvoir remplir la double fonction d'obéir et de commander, de recevoir et de transmettre, elle doit être homogène à l'un et à l'autre, c'est-à-dire de même nature que l'un et l'autre. Aussi, si elle participe de l'homme par la raison, elle participe de l'enfant, comme l'ont observé tous les physiologistes, par la délicatesse de ses organes, l'irritabilité de ses nerfs, la mobilité de son humeur , et l'on pourroit l'appeler hommeenfant. Je prie le lecteur de bien retenir cette proposition, dont il trouvera des applications à d'autres sociétés. Ainsi, si l'on vouloit traduire la constitution de la société domestique en langage mathématique, on pourroit dire : l'homme est à la femme ce que la femme est à l'enfant ; ou le pouvoir est au ministre ce que le ministre est au sujet.

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