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CHAPITRE IV

RELIGIEUX MEKDIAKS, TROLPES SOLDÉES.

Avant de parler de la révolution faite au quinzième siècle dans l'état du ministère public, je dois, pour faire sentir la différence des temps, et par conséquent des institutions, avant et après cette époque, placer ici un morceau tiré du Catéchisme universel de M, de Saint- Lambert, ouvrage que je m'abstiendrai de caractériser, par égard pour un homme vivant, mais qui se ressent autant de la caducité de la philosophie que de celle de l'auteur. Le lecteur remarquera peut-être» que L'époque dont parle cet écrivain fut précisément celle d;\s innovations ; mais il doit observer que L'effet l)on ou mauvais des grands chan^emens n'est sensible qu'au bout d'un intervalle de temps souvent considérable , et que pour une nation en société, comme pour un corps en mouvement, 1 impulsion donnée subsiste encore, même après

que la direction est changée.

Ce i ] 1 1 î prouve avec la dernière évidence les

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funestes effets des innovations laites dans l'Etat et dans l'Lglise, à l'époque dont nous parlons , est qu'à cette époque même, « la France, » dit avec beaucoup de raison M. de Saint -Lambert j (( a été le pays où la justice a été le mieux » administrée , et dans lequel les magistrats )) ont eu le plus l'esprit, le caractère, les mœurs » qu'ils dévoient avoir. Leur pouvoir n'offensoit » personne , il ajoutait à la sécurité de tous ; » il donnoit la force de situation. Les nobles » jouissoient comme propriétaires protégés par » les lois : leurs droits, et non leur puissance, )) assuroient leur tranquillité. La nation pre- )) noit toutes ces habitudes qui, dans une » monarchie, deviennent des vertus. Dans ces » momens , les mœurs des Français ont été )) peut-être comparables aux plus belles mœurs )) des nations les plus illustres de l'antiquité

» (beaucoup meilleures) La religion, telle

» qu'elle étoit à peu près en France , étoit en » général soumise aux rois, soumise aux magis- » trats(i), et favorable à l'ordre et aux mœurs. )) Les troubles religieux qui s'élevèrent forcé - » rent le gouvernement à suspendre l'exécution

(i) Et un peu plus que les magistrats n'e'toient soumis à la religion. (Note de l'Editeur.)

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