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» étoit remplir une dos fondions essentielles d<
» l'antique chevalerie, et que les magistrats côm-
» battoient sans cesse les pins dangereux enne- )) mis de l'Etat (1). » Et parce qu'elle étoit trop pauvre pour faire donner une éducation à ses enfans, et qu'ils nepouvoient plus la recevoir, comme autrefois, à la cour des grands vassaux qui n'existoient plus , elle devint ignorante lorsque l'Europe s'éclairoit, et elle se jeta exclusivement dans le métier des armes. Nos rois eux-mêmes , entraînés par le torrent des innovations, altérèrent l'antique et vénérable esprit de la constitution française, qui fait dans les principes et dans les formes dominer la justice sur la force; caractère essentiel qui la distingue des constitutions moins avancées (2). La cour avoit été jusque-là Je sanctuaire du pouvoir; elle devint un camp pour la licence et la frivolité, et les mœurs
(1) Mémoires sur l'ancienne Chevalerie.
(2) En France, Vc'pec étoit dans les cercles plus considérée que la robe; mais dans la constitution, les corps de magistrature pesoient jplus que l'année : admirable disposition de choses, qui empechoit une nation vive <t guerrière de retomber dans la constitution purement militaire, Constitution de l'enfance, et avec laquelle une société ne sauroit avancer.