‹ ŒuvresChapitre 97 sur 186 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

même séculiers ; et l'on peut remarquer à Paris, auprès de plusieurs paroisses , un quartier appelé la rue des Prêtres , preuve d'une ancienne communauté d'habitation.

Pendant long- temps, les nobles (sauf ceux que des fonctions particulières retenoient dans les villes , on les Francs exerçoient des emplois civils et ecclésiastiques (i)), vécurent à la campagne et sur leurs terres. Il y a voit peu de villages, dans ces temps reculés, qui ne fussent la résidence d'un seigneur, c'est-à-dire d'un homme public ayant devoir de juridiction sur les personnes, et droit de subsistance sur Le fonds : double attribut du ministère public, car il ne faut pas oublier que les nobles étoient Ions, dans leur institution naturelle, et particulièrement en France, magistrats et guerriers (2). On interdisoit aux nobles coupables

(\) Franci j dit Agathias, hahevt magUtratuê in urbibui et tacerdotêê , et l'on voil par les plus anciennes lois, que le comte présidoil les échevins ou rachimbourgs [rath im burg en allemand), conseillers <I la

ville.

(a) Voyez l'ouvrage du Pouvoir Ugiêlatif sous Chmrlêmagrn . par M. Bonnaire «le Pronville, imprime' à Brin

wick, 180O, »'t les Mémoires sur lu Chovahriê ilej.'i eil< 'i

?(\o TRAITE DU MINISTERE PUBLIC.

de quelque crime les fonctions judiciaires , comme le service militaire; neque in yalatio militiam > neque agendarum causarum licentiam habeant. « Les premiers siècles de la 1110- » narchie virent les grands seigneurs , les cour- )) tisans, destinés à défendre également par les )) armes le droit de la nation , et par leur éloquence le droit des particuliers (1). »

La vie commune convenoit aux fonctions religieuses des ministres de la religion , car en rejetant sur le corps l'embarras des soins domestiques, elle laissoit à l'individu plus de liberté d'esprit et de corps pour remplir les devoirs publics. Elle met toit dans un accord parfait les leçons de la religion et les exemples de ses ministres , et elle montroit des hommes personnellement, détachés de toute propriété à des hommes en qui il falioit, pour l'intérêt de la société , modérer l'excessif attachement aux richesses , source féconde d'injustices et de forfaits.

D'un aulre côté, la vie isolée et champêtre

\l) Mémoires .sur l'ancienne Chevalerie .

Page 1