‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 106 sur 180 · Journal de l'agriculture, 13 mai 1882, IT, p · texte numérisé non relu

Journal de l'agriculture, 13 mai 1882, IT, p

En élevant une statue à Olivier de Serres, l’illustre enfant du varais, vous donnez à la France un noble exemple. Vous montrez à tous que vous avez le culte des grands hommes et des grandes choses ils ont accomplies. Cela, c’est la semence féconde. Vous l'avez ueillie. Puissent vos fils la voir grandir et fructifier!

Je me reporte au temps déjà éloigné où, désirant répondre aux gestions d’une illustre et bienveillante amitié, je quittais Paris aller étudier dans un département voisin le fléau qui décimait vos naneries. Pendant cinq années, j'ai lutté pour la connaissance du $ le moyen de le prévenir, et, après l’avoir trouvé, j'ai lutté encore n de porter dans les esprits la conviction que j'avais acquise.

out cela est bien loin maintenant et je puis en parler avec modéon. Je me sers là d’un mot qu’on m’applique rarement. Cependant uis le plus hésitant des hommes, le plus craintif devant les idres responsabilités quand la preuve me fait défaut. Nulle consiion, au contraire, ne m'empêéche de défendre ce que je tiens pour quand j'ai pour garant de mes convictions de solides preuves antifiques.

n homme qui eut pour moi une bonté toute paternelle [Biot] avait devise : Per vias rectas, par le droit chemin. Je me félicite de la voir empruntée. Si j'avais eu plus de timidité ou d'esprit de doute ace des principes que j'avais établis, bien des points de science et lication seraient demeurés obscurs et soumis à des discussions fin. L'hypothèse de la génération spontanée jetterait encore son sur mille questions. Vos éducations de vers à soie seraient livrées pirisme, sans guide et sans contrôle pour la fabrication d’une | graine. La vaccination charbonneuse, destinée à affranchir ulture de pertes immenses, serait méconnue et rejetée comme ratique dangereuse. Où sont aujourd’hui les contradictions ? Elles t, et la vérité reste. Après quinze années d'intervalle, vous en ez une preuve éclatante. | |

ssi j'éprouve une joie profonde à voir mes efforts compris et brés avec un élan de sympathie qui restera dans ma mémoire et elle de ma famille comme un glorieux souvenir.

PAROLES PRONONCÉES LE 10 MAI 1882 A LA SOCIÉTÉ CENTRALE D'AGRICULTURE DE L'HÉRAULT {t}

M. Viara, vice-président de la Société : .… M. Pasteur nous a d de la terrible maladie du charbon. Qu'il veuille bien maintenant d'une contagion non moins redoutable, la clavelée, qui est pour

remède salutaire.

M. PasreuRr : J’ai à peine terminé mes expériences sur la v tion charbonneuse. Vous me demandez de trouver le rém clavelée. Pourquoi pas celui du phylloxera ? (Rires.)

S'il ne s’agit que d'efforts à promettre, je suis à vous mortem, mais je ne peux pas multiplier les heures de la È (Bravos et applaudissements.) “

Au banquet, M. Pasreur ne veut voir dans les manifestations

été l’objet que l’expression du désir très vif qu'éprouve la France rendre justice au travail et au mérite. “COR

seraient singulièrement Émis

1. Bulletin de la Société centrale LE de l'Hérault, 69° année, pellier, 1883, p. 362-263,

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