‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 118 sur 180 · PAT · texte numérisé non relu

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nneurs et de corroyeurs, un cours de chimie industrielle. Ah! mesrs, je ne puis me défendre d’une secrète préférence pour ce cours- Ce n’est pas seulement parce que j'ai occupé, comme votre cama- > professeur, une chaire de chimie, c’est encore parce que je suis d un tanneur. Il était ouvrier, lui aussi, et lui aussi avait eu la ion d'apprendre. Il a été mon premier maître, et c’est lui qui a | moi l’amour du travail et, pour aiguillon du travail, l'amour de atrie. Que cette double passion domine toujours votre œuvre ! vous remercie, messieurs, de m'avoir appelé au milieu de vous. âge, on se retourne souvent pour regarder les générations qui vent et pour compter les renforts d'espérance qu’elles peuvent à l'honneur et à la fortune du pays. Vous me donnez i et vous donnez à tous un beau spectacle, le spectacle de la : l'esprit et de la jeunesse du cœur, consacrées à une grande onale.

DISCOURS PRONONCÉ A L’ INAUGURATION DU MEDAILLON DE THUILL A L'ÉCOLE NORMALE [1 JUILLET 1885] (1)

Nous vous remercions, Monsieur le Ministre, de venir salué cher mort, Louis Thuillier. : Les idées de douleur devraient être écartées Ro vient de l’ê être le voile de ce buste.

de notre perte!

Chers so de l'École Normale, vous conserverez |

1. Bulletin de l'Association des Anciens Élèves de l'École Normale.

DISCOURS PRONONCE AU BANQUET DU CONGRES NATIONAL DES VÉTÉRINAIRES SANITAIRES (1)

y a dix-huit mois, j'avais l’honneur d’être au milieu de vous, à un pu comme ch pour m’associer à AARopmge que vous ren-

r son enthousiasme pour les choses de la science, il a triomphé "M préjugés qui : sournoisement Fmpéchaient votre profession

v'était permis de parler de moi et des doctrines microbiennes, jue dans ces dernières années, lui qui est un conquérant par il a rendu par son impétuosité réfléchie la victoire fasse,

de celui que vous vous plaisez à appeler un maître et un

me banquet, M. Pasteur, Hébndént à un vétérinaire qui expriir nion que l’on devait attendre du gouvernement le rehaussement de sion vétérinaire, donna les conseils qui suivent :)

dégage des différents discours qui viennent d’être prononcés inions très différentes sur les moyens propres à élever dans la

lopper M. Quivogne est qu'il faut tout attendre du Parlement politique. D’autres orateurs ont parlé de l'influence honorable

vaient exercer les travaux des membres du corps enseignant et

nal de l'agriculture, 7 novembre 1885, IT, p. 723-724.

des vétérinaires libres. Je me range entièrement à cette dernière opinion.

Il est certain que depuis quelques années votre profession s’est

élevée dans l’estime publique. J'ai la conviction que cette estime vous

est acquise, pour la plus grande part, grâce aux travaux des Bouley,… des Chauveau, des Arloing, des Toussaint, des Colin, des Trasbot, des Nocard. Si vous devez tant à M. Bouley, comme je le rappelais tout à. l'heure, c’est qu'il n’a cessé de bien comprendre ce que gagnerait la profession vétérinaire par les travaux scientifiques de vos écoles et de” tous ceux qui parmi vous se distinguent par des recherches person nelles. L’honneur qu’ils acquièrent rejaillit sur vous tous.

M. Quivogne, qui, du commencement à la fin de son discours, m a fait sénateur, me permettra de lui dire que, non seulement je ne suis pas sénateur, mais que, pour rien au monde, je ne voudrais l'être. ne Ce n’est pas, croyez-le bien, que je dédaigne un tel titre. Je l'ai même recherché jadis, à une époque où j'aurais voulu signaler aux pouvoirs publics l’état de misère où se trouvait l’enseignement supérieur. C'était à une époque où Claude Bernard prenait, dans un sous-sol. humide du Coilège de France, décoré du nom de laboratoire, le germe" de la maladie qui l’a emporté. C'était à une époque où Berthelot faillit … succomber à une fluxion de poitrine contractée dans des conditions. matérielles aussi déplorables.

A ce moment-là et depuis-longtemps, l'Allemagne consacrait le meilleur de ses ressources à rendre la science digne de son influence dans le monde. Oui, messieurs, j’ai désiré alors siéger au Parlement, | bien peu de temps, le temps de dire : Voilà ce qu’a fait l'Allemagne et

voilà où en est la France !

Mais, depuis 1876, les ministres qui se sont succédé à Piastrétiel publique ont tout fait auprès des Chambres pour créer, pour enrichir le domaine de l’enseignement à tous les degrés. Aujourd’hui qu’irais-je faire dans la foule des sénateurs et des députés? Dans la vie, il faut consacrer tous ses efforts à faire le mieux possible ce à quoi on est apte. Et puisqu'on a tout à l’heure beaucoup parlé de mes études, laissez-moi vous dire le secret qui m'a mené au but. Ma seule force est dans ma ténacité. Comment aurais-je pu me laisser distraire par la politique, quand il m'a fallu quinze années pour résoudre le problème. de la maladie des vers à soie, du charbon et de la rage, et plus de vingt années jadis pour le problème des fermentations et de la généra= tion spontanée? Croyez-moi, messieurs, le secret pour donner à votre profession la place qu’elle mérite, est d’avoir à votre tête une élite de professeurs et de savants. | R

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