‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 123 sur 180 · NT EE PE · texte numérisé non relu

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rande humilité inspirée par d’indulgents éloges, me fait encore 8 P P =

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ssives, chacune non virulente, grand fait qui pourra devenir dans ication de la nouvelle méthode de prophylaxie de la rage un s essentiel et ouvrir la voie la plus féconde à la prophylaxie s maladies virulentes. Je suis heureux de pouvoir par cette nouscientifique, déjà pressentie dans ma Lecture du 26 octobre

, et que je puis confirmer aujourd’hui, vous remercier comme n êtes dignes et comme cela me convient à moi-même, homme et de marche en avant, autant que mes forces me le permettent. ez-moi boire à l’union pacifique et scientifique de nos deux

se

autrefois déjà sœurs unies sur les champs de bataille de la

. p. 603-612, tome VI des Œuvres DE : : Méthode pour prévenir la rage are. (Note de l'Édition.)

DISCOURS (') PRONONCE, LE MARDI 11 MAI 1886 AU BANQUET DE LA CONFÉRENCE SCIENTIA (?)

Messieurs,

Voilà le seul moment où la partie de votre festival m'inspire de l'inquiétude : c’est le moment où je dois parler. Je voudrais méler à mes émotions collectives tant de remerciements individuels!

Avant toutes choses, je veux adresser à notre président d'honneur,

M. Chevreul, mes sentiments reconnaissants de disciple. A chaque

étape de ma vie, je l’ai retrouvé m'’offrant, comme à tant d’autres, non seulement l’appui de son autorité bienveillante, mais encore le spectacle réconfortant de sa vigueur d’esprit infatigable. Hier, à l’Académie des sciences, il m’exprimait le désir de se rendre au milieu de nous. Mais, si nous avons été privés d’une des soirées de sa quatre-vingt-

dix-neuvième année, permettez-moi, au nom de la Conférence Scientia, ;

de le convier à la fête de son centenaire.

Messieurs, tout, dans cette journée, aura été extraordinaire. Faire

précéder le travail silencieux d’un Institut scientifique par une fête au Trocadéro, c’est là une idée téméraire qui ne pouvait venir qu’à des jeunes gens. Mais ces jeunes gens savent que l’enthousiasme pour la science pénètre aujourd’hui tous les esprits. Après avoir sollicité et obtenu l’approbation de mes chers grands confrères de l'Académie, ces organisateurs incomparables ont tenu, avec une fierté patriotique, à faire entendre, dans cette fête d’un jour, une page des œuvres de ces hommes qui s’appellent Ambroise Thomas, Gounod, Reyer, Massenet, Saint-Saëns et Delibes. N’était-ce pas un touchant spectacle de voir ces compositeurs immortels, ces grands charmeurs de l’humanité heureuse, apporter leur glorieux concours à ceux qui veulent étudier et servir l'humanité souffrante ?

1. Revue scientifique, n° 20, 15 mai 1886, 3 sér., XI, p. 635. 2. Banquet qui a terminé le festival organisé au Trocadéro au profit de l'Institut Pasteur. (Note de l'Édition.)

DISCOURS PRONONCÉ, LE 8 JUIN 1886, A L'INAUGURATION De DE L'ASILE MATERNEL DE LA SOCIÈTE PHILANTHROPIQUE (3

Mesdames et Messieurs,

Vous savez quel est l’exorde traditionnel de tout président. commence par rendre compte de ses hésitations à accepter l’honm qui lui est fait, puis il passe à la reconnaissance que lui cause un nues Re invitation et il insiste sur sa je de prendre pis à u

demi-journée passée hors du laboratoire me paraît une journée a et pleine de remords. Il me semble que j'ai commis une mauvais action. J'exposais cet état de conscience au délégué que vous aviez choisi pour me demander de venir au milieu de vous. Mais, à mesu ( que j'alléguais les motifs qui m’attachaient à ma retraite de la rue > d'U m et que je disais comme le Misanthrope : |

Je ne suis yes à moi, je suis tout à la rage,

secours à domicile, caisses d'épargne, dispensaires pour enfants et po adultes, primes d'encouragement au travail, fourneaux économique asiles de nuit. J’écoutais, avec un commencement de capitulation,

1. In : Société philanthropique. Inauguration de l’Asile maternel. Discours prononcé par M. Pasteur. Paris, 1886, broch. in-12° ; p. 7-9.

intention de soigner, puis de protéger la mère et d'empêcher un petit être de commencer la vie par la souffrance et la misère, oh! alors, toutes mes objections furent emportées. Je pouvais bien refuser d’être président, mais je ne pouvais refuser d’être parrain.

Et voilà comment, après avoir rétracté mon premier refus, je suis au milieu de vous — de vous dont on retrouve les noms sur tous les livres de la générosité française, depuis les grands livres d’or jusqu’à ces humbles livrets de charité recouverts d’étoffe noire. Comme vous,

. je viens regarder, écouter et m’instruire, apprendre à quel point votre Société a grandi, je dirais presque prospéré, si ce n’était pas une sorte d’antiphrase de dire qu’une société de charité prospère. Elle aime à se ruiner de plus en plus, et c’est là sa richesse.

Tout en vivant d’expédients, votre œuvre aura fait le tour de la misère humaine. Vous avez commencé, il y a cent ans, par vous occuper des octogénaires, puis, après avoir adopté le vieillard, nourri le pauvre, abrité la femme qui a peur de l'isolement et de la nuit, vous ouvrez maintenant un asile aux nouveau-nés. Ah! messieurs, vous avez résolu, dans ses moindres détails, un des problèmes les plus difficiles qui soient au monde : faire le bien.

On s’imagine qu’il n’y a qu’à vouloir. Mais que d’obstacles de toutes sortes ! Il faut non seulement se débattre dans les premières difficultés matérielles, mais encore entrer en lutte avec ceux qui regardent de travers toute bonne action dont ils sont incapables, puis avec les hostiles par sécheresse de cœur, puis avec les hésitants qui ne se mettent jamais en avant pour défendre quoi que ce soit, sauf leur bourse, et enfin avec ces bonnes âmes décourageantes qui vous disent : « À quoi sert une ‘œuvre de charité dans cet immense Paris ? Autant vaudrait barrer la Seine avec un fétu de paille. » Heureusement, il y a je ne sais quelle force secrète qui pousse ceux qui ont la sainte monomanie du bienfait à aller toujours de l’avant. Rien ne les rebute. Ils ont le génie de l'intrigue pour leurs malheureux. Si les appels suppliants ne suffisent pas, ils organisent des bals et des concerts, pour que le superflu . du monde où l’on s'amuse donne l'indispensable au monde où l’on souffre.

Et, à mesure qu’on marche dans cette voie, on est entraîné par le bien même. Il n’y a plus ni barrières ni frontières. On fait ce que vous faites. On ne demande pas à un malheureux : de quel pays ou de quelle religion es-tu ? On lui dit : Tu souffres ; cela suffit; tu m’appartiens, et je te soulagerai!

Messieurs, en dépit des pessimistes, il faut reconnaître que notre siècle aura eu, plus que tous les autres siècles, le souci des humbles,

des souffrants et des tout petits. Poursuivi par l’idée fixe de leur en aide, il aura fait trois grandes choses : il aura combattu la malad € la misère et l'ignorance.

Je lisais un jour cette phrase de la sagesse indienne : Celui: qu planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutile. Vous n’avez planté les arbres qui sont derrière cette petite maison, mais vou permis à de pauvres femmes de venir à leur ombre PrAQEeR qu repos avec un enfant dans les bras.

Le DISCOURS Dur PRONONCÉ, LE 14 JUIN 1886, A L'INAUGURATION DU BUSTE DE BERTIN A L'ÉCOLE NORMALE (1)

Monsieur le directeur,

Au nom des amis, des camarades et des élèves de M. Bertin, qui ont voulu perpétuer dans cette maison le souvenir des services qu’il à rendus comme professeur, je vous présente ce buste, exécuté par l’habile sculpteur M. Gautier.

Vous avez, monsieur le directeur, non seulement permis, mais proué c ce D. public de #14 For et de reconnaissance. C’est

t, il n’a songé qu’à eux. Son esprit vif, ingénieux et pénétrant se mit service de son cœur. Son érudition fut — comme sa bonté — offerte out le monde. À force de s'occuper des autres, il était arrivé à un tachement personnel absolu.

L'’honneur qui est rendu aujourd’hui à cet homme si modeste est une orte de revanche de la destinée.

1. Voir, p. 377-881 du présent volume : Notice sur Pierre-Augustin Bertin-Mourot, (Note

ALLOCUTION PRONONCÉE A L'ACADEMIE DES SCIENCES, 5 EN PRENANT PLACE AU BUREAU COMME SECRÉTAIRE PERPÉTUEL % POUR LES SCIENCES PHYSIQUES (!)

Mes chers Confrères,

Je suis profondément touché de l’unanimité des suffrages qui m ont. appelé au Secrétariat perpétuel pour les sciences physiques. |

Vous avez donné à cette élection un tel caractère d’intimité, que je voudrais pouvoir adresser à chacun d’entre vous un remerciement personnel.

Depuis un mois, vous m'avez dissimulé à l’envi les côtés difficiles des fonctions que je reçois aujourd’hui de votre bienveillance. Vou vous êtes eflorcés de me persuader qu'il me resterait beaucoup de temps libre pour le travail du laboratoire. Je ne vous promets pas de ne pas vous prendre au mot le plus souvent possible, mais j'essayerai aussi d’être plus à l’Académie que ne me le demandait l'obligeance affectueuse de mon collègue M. Bertrand.

Je voudrais désormais consacrer ce qui me reste d’ existence en des parts : l’une, à provoquer des recherches et à former, pour des études dont l'avenir m’apparaît plein de promesses, des élèves dignes de la science française ; l’autre à suivre attentivement les travaux que l'Académie suscite et encourage. | |

La seule consolation, quand on commence à sentir ses propres forces décroître, c’est de se dire que l’on peut aider ceux qui nous suivent à faire plus et mieux que nous-mêmes, en marchant les yeux fixés sur les grands horizons que nous n’avons pu qu’entrevoir.

1. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 5 juillet 1887, CV, p. 186.

$ DISCOURS PRONONCE, LE 15 AVRIL 1888, SUR LA TOMBE D'ÉTIENNE WASSERZUG (1)

pes félicitations que chacun de nous lui adressait, après avoir eu an aissance des idées nauyes et des résuhats curieux Je sa thèse

il pensait à d’autres travaux; il ei de fines et délicates ences. Depuis une année surtout, les qualités d’observateur et érimentateur avaient pris chez lui une maturité surprenante.

8 étions frappés ue cette ingéniosité qui le menait à l'esprit

En. avait les qualités les plus rares, on pourrait dire presque les contraires. Dans une même journée, il se montrait à la fois »mme de recherches qui trouve et va en avant avec sûreté, et or me érudit qui s'arrête pour la réflexion.

mme il savait l'anglais, l'allemand, le hongrois, l'italien, ynol, il suivait avec facilité tous les travaux contemporains et faisait profiter de ses lectures.

Mais voilà que, lundi dernier, il envoya porter au laboratoire un pour s’excuser de ne pas venir le matin, dès la première heure, mme il en avait l'habitude. IL fallait qu'il fût bien malade pour se ider à écrire cette lettre qui devait être sa lettre d’adieu. Soudainel, une fièvre scarlatine maligne se déclara; malgré les soins les empressés, rien ne put la calmer. Elle l’a tué en quatre jours.

Et pendant que nous, ses collaborateurs et ses amis, nous pleurons

: ÉTrENNE WasserzuG (1860-1888). Notice biographique et travaux scientifiques. Imp. Chaet fils, Sceaux, 1889.

que la science vient de faire.

l’aide précieux dont nous sommes privés, il y a dans la maison dés que nous venons de quitter une veuve de vingt ans, femme et mère heureuse la semaine passée, qui ne pourra plus embrasser son enf d’un mois qu’à travers des sanglots. ( he

Vous, mes chers amis, ce vivrez quanl cel enfant aura gra vous lui direz à quel point j'ai aimé et j'ai pleuré son père et la

DISCOURS … PRONONCÉ A L'INAUGURATION DE L'INSTITUT PASTEUR, LE 14 NOVEMBRE 1888 (1)

Monsieur le Président, Messieurs,

Celui qui, dans vingt ans, écrira notre histoire contemporaine et cherchera quelles ont été, à travers les luttes des partis, les pensées times de la France, pourra dire avec fierté qu’elle a placé au premier ; de ses DT panons l’enseignement à tous les degrés. Depuis écoles de villages j ie Ga aux rnteeas er des hautes études, tout a été

uiéter des sources, c’est-à-dire de l’enseignement supérieur. Ils t à cet enseignement la place qui lui est due. Une telle instrucne sera jamais réservée qu’à un petit nombre; mais c’est de ce tnombre et de son élite que dépendent la prospérité, la gloire et,

é et secondé ce grand mouvement. Pour moi, messieurs, si j'ai eu die d’aller, dans quelques-unes de mes recherches, jusqu’à la con-

n. : Inauguration de l’Institut Pasteur. Compte rendu. Sceaux, 1888, impr. Charaire et 8; p. 26-30.

asteur, dit René Vallery-Radot dans « La Vie de Pasteur », ne pouvant maïtriser son n, dut charger son fils de lire son discours ». (Note de l'Édition. }

privées, d’élever des laboratoires qui non seulement s’appliqueraient à la méthode de prophylaxie de la rage, mais encore à l’étude des maladies virulentes et contagieuses, ce jour-là la France nous a donné. ‘4 à pleines mains. Souscriptions collectives, libéralités privées, dons. magnifiques dus à des fortunes qui sèment les bienfaits comme le laboureur sème le blé, elle a tout apporté, jusqu’à l'épargne prélevée par l'ouvrier sur le salaire de sa rude journée.

Pendant que se faisait cette œuvre de concentration française, trois souverains nous donnaient un témoignage de sympathie effective. Sa Majesté le Sultan voulait être un de nos souscripteurs ; l'Empere du Brésil, cet empereur homme de science, inscrivait son nom avec la joie d’un confrère, disait-il; et le Tsar saluait le retour des Russoes que nous avions traités par un don vraiment impérial. “1540

Devant les médecins russes qui travailleront dans nos laboratoires et sont déjà présents parmi nous, j'adresse au Tsar l’hommage de?

notre respectueuse gratitude. |

Comment toutes ces sommes ont été centralisées au Crédit Foncier nu de France et l’usage qui en a été fait, vous venez de l’apprendre, mes-= sieurs. Mais ce que M. Christophle ne vous a pas dit, c’est avec quel souci il a géré ce bien national. |

Avant la pose de la première pierre, le Comité de patronage de la souscription a décidé, malgré moi, que cet Institut porterait mon nom. Mes objections persistent contre un titre qui réserve à un homme l’hommage dû à une doctrine. Mais, si je suis troublé par un. tel excès d'honneur, ma reconnaissance n’en est que plus vive et plus. profonde. Jamais un Français s'adressant à d’autres Français n'aura été plus ému que je ne le suis en ce moment. *. |

La voilà donc bâtie, cette grande maison dont on pourrait dire qui il ” n’y a pas une pierre qui ne soit le signe matériel d’une généreuse … pensée. Toutes Les vertus se sont cotisées pour élever cette demeuré du travail. Hélas! j'ai la poignante mélancolie d’y entrer comme un : homme « vaincu du temps », qui n’a plus autour de lui aucun de ses. maîtres, ni même aucun de ses compagnons de lutte, ni Dumas, ni Bouley, ni Paul Bert, ni Vulpian qui, après avoir été avec vous, mon. cher Grancher, le conseiller de la première heure, a été le défenseur le. plus convaincu et le plus énergique de la méthode! Toutefois, si j'ai la. douleur de me dire : Ils ne sont plus, après avoir pris vaillamment. leur part des discussions que je n’ai jamais provoquées, mais que j'ai. dû subir; s’ils ne peuvent m’entendre proclamer ce que je dois à leurs … conseils et à leur appui; si je me sens aussi triste de leur absence qu'au lendemain de leur mort, j'ai du moins la consolation de penser que

. tout ce que nous avons défendu ensemble ne périra pas. Notre foi . Scientifique, les collaborateurs et les disciples qui sont ici la partagent. Le service du traitement de la rage sera dirigé par M. le professeur Grancher, avec la collaboration des D" Chantemesse, Charrin et Terrillon.

… M. le Ministre de l’Instruction publique a autorisé M. Duclaux, le plus ancien de mes élèves et collaborateurs, aujourd’hui professeur à a Faculté des Sciences, à transporter ici le cours de Chimie biolo= que qu'il fait à la Sorbonne. Il dirigera le laboratoire de Microbie nérale. M. Chamberland sera chargé de la Microbie dans ses rapports >c l'Hygiène. M. le D' Roux enseignera les méthodes microbiennes ns leurs applications à la médecine. Deux savants russes, les Metchnikoff et Gamaleïa, veulent bien nous prêter leur concours. morphologie des organismes inférieurs et la microbie comparée nt de leur domaine.

Vous connaissez, messieurs, les espérances que nous donnent les vaux du D’ Gamaleïa. C’est à dessein que je me sers du mot espées. L'application à l’homme est loin d’être faite en ce moment; inais la plus rude étape est franchie.

… Constitué comme je viens de le dire, notre Institut sera à la fois un lispensaire pour le traitement de la rage, un centre de recherches pour maladies infectieuses et un centre d’enseignement pour Les études relèvent de la microbie. Née d’hier, mais née tout armée, cette ice puise une telle force dans ses victoires récentes qu’elle entraîne les esprits.

Cet enthousiasme que vous avez eu dès la première heure, gardez-le, chers collaborateurs, mais donnez-lui pour compagnon insée un sévère contrôle. N’avancez rien qui ne puisse être prouvé me façon simple et décisive. Ayez le culte de l'esprit critique. u it à lui seul, il n’est ni un éveilleur d'idées, ni un stimulant de es choses. Sans lui tout est caduc. Il a toujours le dernier mot. que je vous demande là et ce que vous demanderez à votre tour disciples que vous formerez est ce qu’il y a de plus difficile à enteur. Croire que l’on a trouvé un fait scientifique important, la fièvre de l’annoncer et se contraindre des journées, des ines, parfois des années à se combattre soi-même, à s’efforcer de >r ses propres expériences, et ne proclamer sa découverte que u’on a épuisé toutes les hypothèses contraires, oui, c’est une tâche . Mais quand, après tant d’efforts, on est enfin arrivé à la certi- , on éprouve une des plus grandes joies que puisse ressentir lé humaine, et la pensée que l’on contribuera à l'honneur de son

pays rend cette joie plus profonde encore. Si la science n’a pas de |

reporter l'influence que ses travaux peuvent avoir dans le monde. S'il m'était permis, Monsieur le Président, de terminer par un

cette salle de travail, je dirais que deux lois contraires sembl nt aujourd’hui en lutte : une loi de sang et de mort qui, en imagin

toujours prêts pour le champ de bataille, et une loi de paix, de tra de salut qui ne songe qu’à délivrer l’homme des fléaux qui l’assièg L’une ne cherche que les conquêtes violentes, l’autre que le sou

l’ambition d'in seul.

La loi dont nous sommes les instruments cherche même à tra le carnage à guérir les maux sanglants de cette loi de guerre. Les. sements inspirés par nos méthodes antiseptiques peuvent prése des milliers de soldats. Laquelle de ces deux lois l’emportera l’autre ? Dieu seul le sait. Mais ce que nous pouvons assurer, c’est la science française se sera efforcée, en obéissant à cette loi d’ nité, de reculer les frontières de la vie.

À DISCOURS AUX ÉTUDIANTS A L'OCCASION D'UNE VISITE A L'INSTITUT PASTEUR, - LE 7 AOÛT 1889 (1)

| Mes chers amis,

ier, à la Sorbonne, lorsque vous acclamiez avec l’enthoude la jeunesse tous ceux qui vous ont préparé les meilleures es du travail, je me disais que non seulement vous donniez un e :-#e de reconnaissance, mais que vous provoquiez

ez jusqu'ici m'apporter vos vœux et fêter mon cinquantenaire . Je vous remercie de tout mon cœur.

remercie plus particulièrement, vous, les délégués des étrangères qui, depuis votre arrivée à Paris, donnez à la

PA

LETTRE A L'OCCASION DE L'INAUGURATION DE LA STATUE D'HENRY BOULEY, LE 5 SEPTEMBRE 1889 (1)

d'Alfort, mêlé aux membres du Congrès des vétérinaires et à to ceux qui ont connu, aimé et admiré M. Bouley. 4j

Sa haute taille, son beau front, son regard franc, direct, spiritr son sourire où dominait la bonté, cet ensemble de bonne humeu

miques, s’associait à da du claire, la plus vive, la plus chaud éloquence, Le rev sans sa statue. D:

sera saluée par le maître qui fut le grand ami de M. Bouley, par. mon confrère, M. Chauveau. C’est à lui qu’il appartient de raconter ae | belle vie et les longs services qu “elle a rendus. :

vétérinaires sur l’expérimentation, a eu la joie de donner à sa profession son plus beau titre à l’estime de tous. er. Vous qui êtes, mon cher Nocard, le directeur de cette gris École d’Alfort, répétez bien à chaque génération de vos élèves d’avoir pour l’image de Bouley, pour cet excellent homme qui a tant travaillé et tant aidé le travail des autres, un regard particulier, fier, ému et : reconnaissant, le regard de jeunes gens pour un patron tutélaire.

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