L1 =. + : LA
car, d une nie pi à. vaccination sera heu
nés la vaccination Serie | FYE nt A ce sujetet en ce qui concerne le charbon, nous ero nement 1. expériences directes et décisives.
| [OBSERVATIONS (1) JF LUN TRAVAIL DE J. BÉCHAMP SUR LES MICROZYMAS] ()
Ce travail est de M. J. Béchamp, professeur à la Faculté libre de t fils de M. A. Béchamp, doyen de cette faculté. Il a pour objet phé nomène de la putréfaction des matières organisées. Voici comt l'auteur définit le but de son travail : il veut montrer « que tréfaction est produite par des êtres microscopiques auxquels Béchamp a donné le nom de microzymas, êtres qui sont les d'évoluer et de se transformer en bactéries et que l’on uve dans tous les tissus de l’économie. »
ns punctiformes de Turpin, depuis longtemps condamnée par >s de la science moderne, je dirai quelques mots de certaines
cause de la fermentation, dit-il, est aujourd’hui nettement Tous les savants sont d’accord sur ce point, que la fermentan’est que la manifestation de la vie d’êtres microscopiques qui rissent des aliments dans lesquels ils sont plongés. »
proposition, de quelque point de vue qu’on l’envisage et sans ever au mérite des travaux antérieurs, résulte principalement nsemble de mes propres études. Tel n’est pas l'avis de champ. IL fait suivre en effet l’alinéa que je viens de citer des s suivantes : « MM. Schroeder et Dusch avaient apporté des >s précises à cette manière de voir; ils ont montré que les fermentescibles, absolument dépourvus des germes de l'air,
ait de nouvelles preuves en employant une autre méthode : il ihilait l’action des germes atmosphériques en introduisant préala-
Ces pages inédites ont été trouvées dans les papiers de Pasteur. En marge, Pasteur a Très utile à publier. Arbois, ce 4 septembre 1884. Ce travail était resté à Arbois la rédaction que j'avais faite en 1880. »
écæame (J.). Sur la présence de l'alcool dans les tissus animaux, pendant la vie et après dans les cas de putréfaction, au point de vue physiologique et toxicologique. Annales ie et de physique, 5° sér., XIX, 1880, p. 406-421. (Notes de l'Édition.)
blement dans le milieu altérable une substance antiseptique : acide phénique, créosote, etc.; il rendait ainsi le terrain stérile en empêéchant l’évolution des germes et arrivait aux mêmes conclusions que MM. Schroeder et Dusch. Enfin, M. Pasteur, à son tour, en répétant ces expériences et en les multipliant, est conduit à adopter l’opinion de ses devanciers. »
En conséquence, pour M. J. Béchamp, la cause de la fermentation est aujourd’hui nettement connue. MM. Schroeder et Dusch l'ont découverte. Son père, M. A. Béchamp, a réédité cette découverte en en donnant de nouvelles preuves. Quant à M. Pasteur il a seulement répété et multiplié les expériences de ses devanciers « en adoptant leurs conclusions ».
Je vais remettre un peu de vérité dans ces fantaisies historiques e en recourant à des dates précises et à des citations authentiques.
M. Béchamp père a publié, en 1855 [Comptes rendus, t. Xb, p- 436 (!)] une première note sur l’inversion du sucre de canne Lou Peau pure ou par certaines solutions salines. ô
Voici la conclusion de ce travail : « De ce qui précède il me semble qu'il ressort évidemment que l'acidité d’un sel n’est pas comparable à l'acidité d’un acide, et que l’eau agit sur le sucre par sa nature d'acide, quoique indifférente aux réactifs colorés. » C'était là une conclusion que les faits ne justifiaient pas et trois ans après, en 1858, M. Béchamp revenant sur le même sujet [Comptes rendus, t. XENI,
p. 44(2)], reconnut l’erreur qu'il avait commise et s’ Expr en ces
termes :
De nouvelles recherches qui font suite à celles dont j'avais présenté les résultats dans la séance du 19 février 1855 m'ont conduit à modifier de la manière suivante ma conclusion touchant Pinfluence que l’eau froide exerce sur le sucre de canne : 1° l’eau froide ne fait pas passer le sucre de canne à l’état de sucre lévogyre ; 2 la modification, lorsqu'elle a lieu, est le résultat d’une véritable fermentation. » Cette nouvelle conclusion est correcte en ce sens que l’inversion du sucre est la conséquence de la présence de moisissures formées dans les solutions.
Ainsi donc, en 1855 (19 février), M. Béchamp passe à côté de la vérité sur le rôle des moisissures dans l’inversion des solutions de sucre de canne.
1. Bécxamp (A.). Note sur l'influence que l’eau pure et certaines dissolutions salines exercent sur le suere de canne. Comptes rendus de l’Académie des sciences, XL, 1839, p. 436-438.
2. Ibid. De l'influence que l’eau pure ou chargée de divers sels exerce à froid sur le sucre de canne. 1bid., XLVI, 1858, p. 44-47. (Notes de l’'Édition.)
si à: dati
En 1858 (4 janvier) il la constate; mais ce que le lecteur doit savoir, st que, entre Le 19 février 1855 et le 4 janvier 1858, se placent mes
premiers travaux sur les fermentations lactique et alcoolique (1), vaux qui ont établi la part prépondérante de la vie des organismes
:s albuminoïdes ne sont pour rien dans la cause de la fermen- : 25 ne sont que l'aliment du Fermenl, etc. - À peine ces
ae plus exacte ? Le premier en France, j'ai fait connaître ai he travaux de ces savants RE ainsi que ceux
| MM. . Scrann Schultz, Schroeder et Dusch, tout en marquant fc s obscurités que leurs travaux laissaient encore dans le # De qui motivèrent de ma part le long et pénible travail sacrai à la question des générations dites spontanées.
> maintenant au principal objet de la Communication de amp qui est la glorification de la théorie des microzymas de
le. lecteur me permette de citer textuellement les deux expéque M. J. Béchamp invoque à l'appui de cette théorie :
périence I. — On prend 3 kilogrammes de viande de cheval raîiche, en un seul morceau. On la plonge dix minutes dans de
ons IT des Œuvres DE PASTEUR, p. 3-13 : Mémoire sur la fermentation appelée et p. 51-126 : Mémoire sur la fermentation alcoolique.
, tome II des; Œuvres pe Pasreur, p. 210-294 : Mémoire sur les corpuscules és qui existent dans l'atmosphère, Examen de la doctrine des générations spontanées. de l'Édition.)
placée le 8 juin 1879 dans un cristallisoir que l'on ferme avec un linge en tissu très serré. On constate au bout dé quelques jours que la viande se gonfle par les gaz accumulés à l’intérieur. On met fin à l'expérience le 16 juillet 1879. Un peu de liquide s’est écoulé; on l'examine au microscope : il fourmille de vibrions.…
« On ouvre le morceau de viande à l’aide d’un scalpel... On voit des microzymas libres très rares, des microzymas associés plus
nombreux et une grande quantité de diverses bactéries : Bacterium
termo, articulatum, capitatum, et même de rares leptothrix, mais pas un seul vibrion. Ce fait démontre bien que les germes de l'air n'avaient pas pénétré au centre de la masse. »
Voici la seconde expérience :
« Expérience II. — Le 10 juin, on prend 4 kilogrammes de viande de cheval fraiche, que l'on abandonne à elle-même pendant quatre jours; au bout de ce temps elle répand une légère odeur. Dans lintérieur même de la viande existent des bactéries et beaucoup de micro- ZyMas associés. »
« On voit par ces expériences que la putréfaction se rapproche complétement dans son essence de la fermentation proprement dite: » Je dois renoncer à discuter de pareils faits.
Je me borne à manifester ma profonde ‘surprise que dans létat actuel de la science, après tous les travaux effectués dans ces dernières années tant en France qu’à l'étranger, on puisse produire de telles expériences, où l’on ne retrouve aucune des précautions les plus élémentaires à l’aide desquelles, dans tous les laboratoires où l’on s'occupe aujourd'hui de recherches sur les êtres microscopiques, on éloigne les causes d’erreur inhérentes à ce genre d'observations.
Quand une théorie est erronée, il est toujours utile de se reporter à ses origines, aux faits premiers que l’auteur a invoqués pour l'édifier, aux erreurs qui l’ont séduit et engagé dans une voie où son imagination l’a emporté. La prétendue découverte qui a trompé M. Béchamp remonte à 1866, c’est celle du microzyma de la craie, microzyma cretæ, car ce mot, hélas! est dans la science.
Laissons parler M. A. Béchamp :
Comptes rendus, 1. LXIIT, 1866, p. 451.
… € Mais indépendamment de ces restes d’êtres qui ne sont plus, la craie blanche contient encore aujourd'hui toute une génération d'organismes beaucoup plus petits que tous ceux que nous connaissons, plus petits que tous les infusoires ou les microphytes que nous étudions dans les fermentations ; et non seulement ils existent, mais
“ils sont vivants et adultes, quoique sans doute très vieux (sic). Ils issent avec une rare énergie comme ferments (j'emploie à dessein langage vulgaire), et, dans l’état actuel de nos connaissances, ils mt les ferments les plus puissants que j'aie rencontrés, en ce sens ils sont capables de se nourrir des substances rpaniques les s diverses, etc. etc.
&« Que l’on prenne au centre d’un bloc de craie sortant de la carrière depuis longtemps extrait, et aussi gros que l’on voudra, une elle de matière, qu’on la broie et la délaye dans de l’eau distillée pour la regarder au microscope, et l’on verra dans le champ s points brillants, souvent très nombreux, agités d’un mouvement
Suivent des expériences sans la moindre rigueur scientifique et tout lit de l’ordre de celles de M.J. Béchamp que j'ai citées tout à l'heure. Lorsque je pris connaissance du travail de M. J. Béchamp dans le
nun bloc de craie d’un poids de quelques kilogrammes que vous Drmèmes ane une des carrières x ue Vous x péterez
lemandais et jamais il ne leur fut possible de Env avec la extraite à à froid du bloc, la moindre fermentation le moindre
s dans des mélanges | sucrés associés à des matières albuminoïdes, ges si propres à l'apparition des fermentations lactique, buty-
Bécmamp (A). Du rôle de la craie dans les fermenñtations butyrique et lactique, et des
mismes actuellement vivants qu'elle contient, Comptes rendus de l'Académie des sciences, [, 1866, p. 451-455.
vici le texte de la Note de MM. Chamberland et Roux, intitulée « De la non-existence du
zyma cretæ » (Comptes rendus de l'Académie des sciences, XCII, n° 20, séance du
Le microzyma cretæ est une chimère et il en est ainsi de tous les
autres microzymas que MM. Béchamp assurent être présents dans les tissus des animaux ou des végétaux et qu’ils voient par illusion pure se transformer en bactéries, vibrions, leptothrix, levûres, etc. Les preuves surabondent depuis que j'ai démontré en 1862que le sang, l'urine, le corps tout entier, en dehors du canal intestinal, ne renferment dans l’état de santé ni êtres microscopiques ni germes doués de vie. Les fermentations qui s'effectuent en dehors de l’organisme (le canal intestinal compris) sont sous la dépendance d'êtres microscopiques dont les germes sont extérieurs, empruntés à l'air, à Peau, au sol. Les fermentations qui s'effectuent en dedans de l'organisme sont régies par les mêmes lois générales. Elles sont encore sous la dépendance de la vie de cellules, des cellules des organes, ne différant des cellules autonomes qui composent les êtres microscopiques des fermentations précédentes que par l’agglomération et la vie en commun, au sein d’un milieu nutritif sans cesse renouvelé. De part et d'autre les lois de la microbie règlent tout. |
carrières de Meudon, où nous avons prélevé deux blocs de craie venant d’être extraits d’une
galerie profonde, pesant environ 5 à 6 kilogrammes chacun, et nous les avons rapportés au laboratoire.
« Ces blocs ont été brisés en deux morceaux, et sur la tranche fraîche de chacun d'eux on a pris, à l’aide d’une tarière à gorge, flambée, quelques grammes de craie qui ont été introduits, avec toutes les précautions nécessaires, dans une série de tubes à essai renfermant de l'eau de levûre sucrée à 5 pour 100 et préalablement éprouvés par un long séjour à l’étuve à 85. On sait que ce milieu est très propre à la culture des organismes microscopiques, el en
particulier à celle du ferment lactique et du ferment butyrique, surtout lorsqu'on y ajoute du
carbonate de chaux. Une partie de ces tubes a été fermée à la lampe, une autre laissée en communication avec l'air par l'intermédiaire d'un tampon de coton flambé.
. « Comparativement, on a ajouté dans des tubes semblables de la craie ordinaire, sans précautions particulières. Une portion de ces tubes a été également fermée à la lampe, une autre
simplement obturée par un tampon de coton flambé. Quelques-uns des tubes fermés ont été
chauffés pendant dix minutes à 115° dans un bain de chlorure de calcium.
« Tous ces tubes ont été divisés en deux séries : l’une a été mise à 30°, l’autre à 38°. Chaque S
série comprend des tubes à craie de Meudon, des tubes à craie ordinaire et des tubes chaufiés à 1150. :
« Au bout de vingt-quatre heures, tous les tubes non chauffés, fermés ou non fermés, soit à 30°, soit à 38°, qui ont reçu la craie du laboratoire dégagent du gaz, et, examinés au microscope, ils montrent des organismes variés parmi lesquels on distingue de nombreux articles de fermént lactique. Le sucre est interverti; une partie a disparu, et il est facile de mettre en évidence dans le liquide la présence du lactate de chaux. $
« Tous les tubes qui ont reçu la craie vierge de Meudon ou qui ont été chauffés à 115° n'ont subi aucune altération; ils sont restés parfaitement limpides, n’ont point dégagé de gaz, et leur teneur en sucre n’a point changé. Ils ne montrent, d'ailleurs, aucune trace d'êtres microscopiques. Aujourd’hui encore ces tubes sont dans l’état où ils étaient au commencement de l'expérience.
« Il résulte de là que la craie de Meudon s’est comportée comme la craie stérilisée par le chauffage, qu'elle ne contient dans son intérieur rien qui puisse donner naissance à des organismes mieroscopiques ou à des fermentations quelconques. En conséquence, les résultats
annoncés en 1866 par M. Béchamp, au sujet de ce qu'il a appelé Microsyma cretæ, Sont à
controuvés ». (Notes de l'Édition.)