ENSEIGNEMENT APPLIQUÉ
J'ai rappelé, en commençant, l'institution, près de la Faculté, d'un enseignement appliqué, destiné principalement aux jeunes gens qui
veulent suivre la carrière industrielle. Le tableau suivant présente
l’ensemble des conférences, manipulations et exercices pratiques que nous avons consacrés à cette partie très utile de nos travaux :
Mathématiques.
MÉGSE si Une leçon et un exercice Géométrie descriptive . . . .. 4 :
S ; pratique par semaine, Exercices pratiques . . . . . . . à alternativement. Physique.
Conférences, 04h “+ + + +. +. Une par semaine: Manipulations.. . . :.. ... ,...,.... Une par cms Chimie.
Conférences . ..::. 2. , : : . : . «4 + + Une par ‘semsine: Manipulations 45 ere pue Une par semaine.
Histoire naturelle.
Conférences. ..:15,,43 4,446. URCRESS Manipulations: ::2 5 QUE ea er Une par semaine.
Au total, il y a eu 79 conférences et autant de manipulations pour les diverses branches de l’enseignement.
Ces conférences et manipulations étaient réservées aux élèves inscrits. Le nombre des inscriptions a été de : j
Dans le premier: trimestre, . … : : «4:44 NS 21 Dans le deuxième trimestre . ! : =. {2.4 : D Dans lé troisième trimestre . : 2. 2. 2.4 JO Dans le quatrième trimestre. . . . ...... . . . . . 15
Les derniers trimestres perdent toujours quelques élèves qui ivent les travaux pratiques pour se mieux préparer aux examens du bis d’avril et qui abandonnent imprudemment leurs études dès rils ont un diplôme. | … Indépendamment des manipulations dont je viens de parler, et ont été très régulièrement entretenues du 1* décembre 1855 au juillet 1856, les professeurs de mécanique et de chimie ont fait un ain nombre de visites d'usines en compagnie des élèves inscrits. lois mentionner également l'essai heureux d’un voyage scientifique, j'ose appeler de ce nom une excursion modeste en Belgique, dans le de voir les principales usines chimiques de la province de Liège. ais fait savoir que, pour être admis à ce voyage, il fallait une orisation écrite des parents. Douze élèves ont pu y prendre part. été très satisfait des résultats de cette excursion qui a duré six :s, et pendant laquelle nous avons pu visiter quatorze usines ortantes, comprenant la métallurgie du fer, du zinc, du plomb, brication du verre, du cristal, des glaces, de l’alun, de la soude, cide sulfurique. Une faveur dont je ne saurais être trop reconsant a facilité ce voyage presque au delà de mes espérances : . les directeurs des Chemins de fer de la ligne franco-belge et Chemins de fer de Belgique m'ont accordé une réduction de ur 100 pendant toute la durée de notre séjour en Belgique, ce diminué considérablement notre dépense. Je dois enfin ajouter grâce à la copie de la dépêche de M. le Ministre, qui, sur la sition de M. le Recteur, avait autorisé ce voyage, aucune des que je désirais faire visiter aux élèves ne nous a été fermée. pêche nous servait, en quelque sorte, de lettre d'introduction. Je u également qu'à me louer de la conduite des élèves. C'était -être de ce côté que je plaçais mes scrupules, lorsque je songeais tilité qu’il y aurait à faire l'essai d’une pareille excursion. ur terminer ce que j'avais à dire sur l’enseignement appliqué, je signaler la création de deux cours complémentaires de littérature de çaise, d'histoire de France et de géographie physique et politique lont les programmes correspondent aux exigences de l’examen du
icat de capacité. Ces deux cours ont été confiés à MM. Chasles et professeurs au Lycée de Lille, la Faculté des lettres n'ayant pu,
cès, et l’on ne saurait trop louer le zèle et le talent des professeurs en ont été chargés. Le cours de littérature a même produit à Lille
nombre des auditeurs s’est soutenu au chiffre élevé de 200 personnes environ. Je ne doute pas aue ces cours n’aient contribué et ne contribuent ultérieurement à populariser l’enseignement de la Faculté des sciences. C’est aussi un beau triomphe pour l'Université qui, ayant un jour besoin de professeurs pour un enseignement public, et une Faculté des lettres se trouvant éloignée, rencontre immédiatement dans le Lycée voisin deux maîtres dont le succès a un retentissement mérité. Je disais que ces cours littéraires avaient servi à populariser la Faculté des sciences; le Lycée de Lille doit s’en approprier luimême beaucoup d'honneur, et, à mon avis, l’Université tout entière: Les circonstances que je viens de rappeler peuvent servir à donner la mesure de l’enseignement secondaire en France, et témoigneront de la confiance qu'il doit inspirer aux familles.
Les détails dans lesquels je suis entré au sujet de l'enseignement appliqué et pratique montreront que tous les professeurs de la Faculté ont accepté avec dévouement les charges de la nouvelle mission qui leur a été confiée. Néanmoins le développement progressif de cet enseignement appliqué n’eût pas été possible sans de nouvelles ressources. L'autorité supérieure l’a compris. Grâce à l'initiative du chef habile de cette Académie, deux professeurs ont été adjoints à la Faculté ; la position de ceux qui étaient chargés de la littérature, de l’histoire, du dessin, a été rendue meilleure ; un nouveau préparateur nous est accordé ; et nos ressources matérielles sont accrues dans la même proportion. Aussi l’année scolaire va s’ouvrir pour la Faculté avec une organisation plus complète et plus en harmonie avec les besoins du riche pays industriel au centre duquel elle est établie. Par exemple, la direction des manipulations de physique étant abandonnée à l’un des professeurs adjoints, le professeur titulaire pourra consacrer un certain nombre de leçons à l’exposition détaillée des principes et des lois physiques que l’industrie a su le mieux utiliser. D'autre part, tandis que pendant le premier semestre l’un des professeurs adjoints exposera les lois générales de la chimie et l’histoire des principaux corps non métalliques, le professeur titulaire fera une leçon par semaine de chimie appliquée aux industries du Nord. Il traitera avec détails de la fabrication de l’alcool de betteraves, de la fabrication du sucre, de la raffinerie, du blanchiment... Ces leçons comprendront une partie analytique dans laquelle il développera les procédés de l'analyse chimique appliquée aux essais industriels : détermination de la richesse saccharine de la betterave, d’un sucre-brut; titrage des noirs de raffinerie, des potasses, des soudes, des manganèses, des chlorures
décolorants ; analyses des engrais commerciaux, etc... Chaque leçon æ”
sseur reportera l'exposition des détails techniques toujours difficiment compris sur des dessins au tableau noir.
. Enfin l’un des professeurs adjoints fera un cours complet de véométrie descriptive avec les applications de cette science à la stéréo-
tion rare dans la préparation de toutes les matières. Elle exige, 1q boules, quatre blanches sans noire. La mention bien constate à une préparation très soignée ; elle n’est donnée qu’à celui qui
e dernière, beaucoup au-dessous de celle de la session de Lille ; il y a eu cette année un progrès très sensible, et la session
artie faible des réponses est toujours l’histoire naturelle. Pour ière fois, la géologie faisait partie du programme dans la session
norables collègues de la Faculté des lettres, et qui nous oblige fois à être sévères pour des candidats fort capables, du reste, de pondre sur toute la partie scientifique de l'examen.
cette année, la plupart des candidats. Trois seulement se sont tés et un seul a été admis à subir la seconde partie de l'examen. deux sessions réglementaires pour la licence ont eu lieu en bre 1855 et en juillet 1856. Cinq candidats se sont présentés. ont été admis : M. Lemoigne, professeur adjoint au Lycée de illes, et M. Taquet, maître répétiteur au Lycée de Lille.
MÉLANGES SCIENTIFIQUES ET LITTÉRAIRES. à 10