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TRAVAUX PARTICULIERS DES PROFESSEURS

Je suis heureux de pouvoir annoncer, en terminant, que tous les professeurs de la Faculté ont accompli, dans le cours de cette année,

des recherches particulières qui ont été soumises à divers corps savants

et publiées dans leurs recueils.

Le professeur de mathématiques a fait paraître : 1° un mémoire sur le régulateur à force centrifuge ; 2° un mémoire sur les accroissements de force dans les machines de Watt.

Le professeur de physique a présenté un travail sur l'induction magnétique terrestre, et un autre intitulé : « Sur le magnétisme et :

conductibilité électrique du sodium et du potassium ».

Le professeur de chimie a adressé à l’Académie une « Note sur le sucre de lait » (1); un travail intitulé : « Isomorphisme entre les corps isomères, les uns actifs, les autres inactifs sur la lumière polarisée » (2), et des « Études sur les modes d’accroissement des cristaux et sur les causes des variations de leurs formes secondaires » (?).

Enfin, le professeur d'histoire naturelle a publié les résultats d’un.

travail sur les monstres doubles chez les mollusques, et il vient de réunir différents mémoires, insérés dans les Annales des sciences naturelles, en un volume in-8°, ayant pour titre : « Voyage aux Iles Baléares, ou recherches sur les animaux infusoires de la Méditerranée ».

Le professeur de Faculté se doit tout entier à l’enseignement et aux.

progrès de la science. Les professeurs de la Faculté de Lille ont-ils compris les devoirs de cette double mission? Je désire ardemment, messieurs, que vous en ayez une preuve assurée par le compte rendu fidèle que je viens de vous soumettre, joint à cette liste des travaux

originaux de chacun des membres de la Faculté pendant l’année qui s'achève. C’est le jugement que nous ambitionnons et Le seul qui puisse

récompenser nos efforts.

1. Voir cette Note, p. 280-283 du tome I des ŒUVRES DE PASTEUR. 2. Voir, p. 284-288 du tome I des ŒUuvREs DE PASTEUR. 8. Voir, p. 293-313 du tome I des Œuvres DE Pasreur. (Notes de l'Édition.)

[NOTES SUR LES MODIFICATIONS A APPORTER A L'ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ET SUR L'ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE DE L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

Remises À M. LE MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES CULTES SUR SA DEMANDE]. (!)

.— Dans la rédaction de ces notes je n’ai en vue que l’enseiment des Sciences; j'ignore quelles modifications spéciales récla-

institution d'une seule agrégation pour les mathématiques, la phyimie et l'histoire naturelle rendait nécessaire l'abaissement au des épreuves.

ssi le décret de 1852 dit formellement que les examens porte- Q ement sur les matières qui font l’objet des études secon- Les jurys d'examen ont suivi à la lettre cette prescription, et ts de composition écrite ne dépassent pas, atteignent même , le degré de difficulté des compositions de mathématiques

| manuserites, inédites. (Note de l'Édition.)

Vis

et de physique du concours d'admission à l’École Normale. Il serait impossible d'exiger plus. Les candidats n'auront que des connaissances élémentaires, et j'ose dire superficielles, tant qu’on leur demandera qu’elles soient-aussi variées.

Ce système ouvre la porte à toutes les médiocrités et, depuis 1852, l’on a vu le titre d’agrégé conquis par tous les mauvais professeurs qui, depuis 10 et 15 ans, échouaient dans les concours antérieurs.

Je cherche en vain les avantages du mode actuel. Lorsque le règlement nouveau des agrégations parut en février 1853, il fut suivi, dans le Journal officiel, d’un article explicatif, d’une sorte de considérants de l’arrêté. Il y est dit :

« Quand on aspire à l'honneur d’enseigner, même une seule partie des sciences, dans un lycée, il faut posséder les éléments de toutes les autres. » ES

Je suis entièrement de cet avis. Mais a-t-on oublié que nul ne peut être admis à subir les épreuves de l'agrégation, s’il n’est licencié ès sciences mathématiques et licencié ès sciences physiques? Quelle nécessité de demander à nouveau au professeur de mathématiques la preuve de connaissances en physique et en chimie moins sérieuses que celles qu'on a exigées de lui à l’examen de licence? La condition des deux licences pour se présenter à l’une ou à l’autre des deux agréga-= tions séparées, telle est, à mon avis, la garantie vraiment sérieuse qui assure l'Administration que le professeur n’est pas un homme exclusif, enfermé dans un cercle d’idées restreintes, et ignorant de tout ce qui est à côté de la science qu’il doit plus spécialement enseigner. Pour ce qui est de l’histoire naturelle, chacun sait que c’est toujours une très mauvaise chose que d’en confier l’enseignement à un

professeur de mathématiques, fût-il agrégé par le nouveau mode, et | j'ai la conviction que l'Administration n'arrive à cette extrémité que :

dans le cas où il lui est impossible d’agir autrement. Le professeur vraiment apte à enseigner l’histoire naturelle est, aujourd’hui comme autrefois, le professeur de sciences physiques, parce qu'il y a des affinités naturelles entre la physique, la chimie, la géologie, la minéralogie, la physiologie, et même la botanique et la zoologie proprement dites.

Le mode ancien, c’est-à-dire celui d’une agrégation de physique distincte de celle des mathématiques et comprenant l’histoire naturelle, satisfait donc aux nécessités de l’enseignement, tout en donnant à l’Université des professeurs plus capables.

Faudrait-il revenir aux agrégations distinctes, avec tous les détails de leur application? Je ne le crois pas. Il y a eu de très heureuses

modifications, celle, entre autres, de la leçon improvisée. La supession de l'épreuve de l'argumentation me paraît également fort dente. Enfin, il y a une réforme utile qui concilierait les deux sysmes sur un point essentiel. Elle a été réclamée à diverses reprises le président du jury de l’agrégation de mathématiques avant 1852, Cournot. Cet éminent fonctionnaire demandait que l’une seulement ux compositions écrites portât sur les parties élevées de la ce, et que l’autre fût prise dans les matières qui se rattachent à ignement des lycées et des collèges, de manière à laisser quelques es de plus aux candidats qui ont pour eux l'expérience de l’enseient. Nous trouvons, dans l’expression de ce vœu très sage, la :e de quelques vices de l’ancien concours. Mais il y a loin d’une e qui améliore à une réforme qui détruit pour tout reconstruire ; remède, ici, a été pire que le mal!

II. — Sur LA NÉCESSITÉ DE SUPPRIMER LE CHIFFRE MAXIMUM DES ÉLÈVES DE L'ÉCOLE NORMALE POUVANT ÊTRE ADMIS IMMÉDIATEMENT A L'AGRÉGATION.

e des mesures qui ont le plus amoindri l’École Normale est ui a supprimé, pour ses élèves, le droit de subir le concours sation à la fin de la 3° et dernière année d’études. Je laisserai la question du recrutement de l’École, qui, par le fait de cette principalement, s'opère dans les plus mauvaises conditions. monde est d'accord sur ce point ; il est inutile que je m'y

nalerai seulement l’influence de cette mesure sur les études ures de l’École. Assurément, tous nos élèves comprennent le u travail. Néanmoins, quiconque a vu l’École de près reconnaîtra examens de licence sont le véritable aiguillon en 1° et en parce que, d’après un règlement fort sage, tout élève qui subi les épreuves de la licence avec succès, à la fin de la 1"° et ‘année, doit quitter l'École. Autrefois, les études de 3° année aussi leur sanction, plus glorieuse et plus enviée. C’était celle cours d’agrégation. En supprimant ce concours à la fin de la , Ou, ce qui ne fait qu'atténuer le mal, en n’autorisant qu'un ne des élèves à se présenter, on a détruit toute émulation chez les de 3° année. | dis que le mal n’est qu’atténué par l'autorisation accordée au 2 des élèves. En eflet, les deux élèves qui auront droit à se ter sont connus d’avance : ce sont les deux premiers de la sec-

tion. Le troisième tout au plus cherchera à leur disputer le privilège. Il est bien vrai qu’en supprimant le concours d’agrégation, on a institué des examens de sortie que les élèves subissent à l’intérieur, à la fin de leur 3° année ; mais tout le monde sait qu’il n’y a qu'une sorte d’examen qui fasse travailler : c’est celle qui confère un titre.

Je ne crois pas me tromper; toute la force des études de l'Ecole est ici : à la fin des deux premières années, l'obligation de conquérir, =

sous peine d’exclusion, le grade de licencié; à la fin de la 3° année, la nécessité de subir avec succès les épreuves du concours d’agrégation,

sous peine d’être chargé cours et d’avoir une position ne Ti

dans un lycée.

Ainsi, d’une part, la suppression du droit de se présenter à l’agré-

gation en sortant de l'École a rendu le recrutement, pour ainsi dire, Es

impossible ; de l’autre, elle nuit considérablement aux études de … 3° année, les plus saines et les plus fortes, celles où l'esprit des élèves. prend le plus de vigueur et détendue. |

Je sais que par l'institution d’une ou de deux années de stage dans : un lycée avant de pouvoir se présenter à l’agrégation on a voulu que l'élève de l’École Normale n’arrivât au concours qu'après s'être familiarisé avec la tenue d’une classe ; et par là, on a désiré introduire en quelque façon, parmi les épreuves de l'agrégation, celle du talent de l’enseignement.

Si cet avantage existait, s’il était vrai qu'aujourd'hui, avec les règlements en vigueur, on ne reçût agrégé que celui qui, avec des connaïssances suffisantes, possède le mieux l’art d'enseigner, j'aurais quelque hésitation à mettre en balance le mal fait à notre École par l'institution du stage et cet avantage considérable de ne donner le titre d’agrégé qu'aux meilleurs maîtres. |

Mais, je le demande, quelle est donc l’épreuve du concours actuel qui indique que l'élève de l'École ayant subi le stage est un maître plus exercé que celui qui sort de l’École sans avoir jamais eu une classe à diriger? Non seulement cette épreuve n'existe pas, on ne saurait l’instituer. ia

Il y a dans la valeur d’enseigner deux qualités distinctes : l’art de l'exposition qui doit aller en compagnie de connaissances suffisamment étendues, et puis l’art de tenir une classe, les efforts que l’on apporte aux progrès de chacun, le zèle dans la correction des devoirs, affection pour les élèves, et tant d’autres choses que je sens mieux que je ne puis les exprimer.

De ces deux qualités fort différentes, la première, celle qui a trait à la forme dans l’exposition et à l’étendue des connaissances, est la

seule qui puisse être éprouvée par le concours ; et elle le sera sans nul

e de l’Inspecteur général et non des membres du jury d’agrégation. st le rôle de l'Administration. C’est à elle de récompenser le genre mérite auquel je fais allusion, le plus digne de tous, celui qui part

tifique de l’École Normale pour les deux premières années, en ne

sidérant que les parties les plus importantes des études, les ématiques, la physique et la chimie. 11 y aurait des détails partiers à donner sur l’histoire naturelle.

> de la Faculté des sciences,.et les maîtres de conférences de > ne sont, en quelque sorte, que des répétiteurs de ces cours eurs. Ils interrogent les élèves sur les leçons qu’ils ont suivies à

rs de la Sorbonne sont bien faits, et par là je veux dire appro- but que les élèves doivent atteindre ; lorsque les matières du me de la licence forment la base unique, exclusive, de l’enseit, tout est pour le mieux. Mais ce cas est l’exception.

rs est inutile à nos élèves, je ne blâmerai pas le cours pris en ie, mais l’appropriation que l’on veut faire de ce cours aux ces des études de l’École. Prenons le cours de physique par spretz : ce cours ne prépare aucunement à l'examen de licence. trop élémentaire ; il est plus élémentaire souvent que celui d’un Je le crois très bon pour le public habituel de la Sorbonne, mais uisible à l’enseignement de la physique à l’École Normale. Comréparer le mal ? Le professeur de l'École essaiera de le tenter s’il zèle, et c’est bien le cas pour M. Verdet; mais M. Verdet ne fera S que le temps consacré par les élèves à suivre les leçons de la té ne soit un temps perdu. De là une surcharge fatigante et

décourageante pour les élèves. Aussi arrivent-ils chaque année très mal préparés en physique aux épreuves de la licence. D'ailleurs, le temps que le maître de conférences donne à l’exposition d’un sujet qui aurait dû trouver sa place dans le cours de la Faculté est un temps précieux enlevé à sa conférence, à l'interrogation de ses élèves. La conférence n’a plus son caractère habituel. L'enseignement du calcul différentiel et intégral donne lieu aux mêmes observations.

Pour ce qui regarde la chimie, je ne puis mieux faire que de reproduire ici certaines parties d’un Rapport que j’ai eu l'honneur d’adresser à M. l’Inspecteur général chargé de la haute direction de l’École, à la date du 26 février 1858. M. l’Inspecteur général directeur avait

reconnu tous les vices de notre organisation, et m'avait prié de lui

remettre un rapport détaillé sur l’une des branches de l’enseignement:

« Monsieur l’Inspecteur général,

« Le cours de chimie de la Faculté, seul obligatoire pour nos élèves aux termes des règlements, a une étendue à peu près suffisante en chimie minérale; mais la chimie organique s’y trouve à peine représentée. Depuis de longues années, le professeur ne réserve que quelques leçons à cette branche importante des études chimiques qui tiennent une place considérable dans le programme de la licence. Cela

étant, et peut-être par cette cause, M. Balard a entrepris de faire, au

Collège de France, un cours assez complet de chimie organique. Bien instruits de l'insuffisance des leçons de la Faculté pour une bonne préparation à la licence, les élèves de 1° année ont demandé, comme leurs devanciers, à suivre le cours du Collège de France, ce

qui leur a été accordé. A vrai dire, rien ne peut remplacer cet ensei-

gnement dans le système actuel de nos études scientifiques à lintérieur de l’École. Supposons en effet que le maître de conférences veuille faire aux élèves un cours de chimie organique complémentaire de celui de la Faculté; le caractère habituel de la conférence disparaîtra. Le cours absorbera le temps si précieux que réclament les interrogations, et le professeur ne comblera une lacune qu'en en faisant naître une autre. Il y a donc utilité pour nos élèves de suivre les leçons du Collège de France. Si elles font défaut, on peut affirmer que la chimie organique ne sera pas étudiée convenablement.

« Vous pourriez croire dès lors que les élèves aborderont les épreuves de la licence, ayant plutôt dépassé les limites du programme qu'étant restés en deçà. Point du tout. L’auditoire de la Sorbonne est très mêlé; les curieux y abondent, et le professeur suppose toujours

à. Rails: dsl +. fi, ds eo ml DRE sde > nul ii d'onde, cé ST

qu'il s'adresse à des personnes n'ayant aucune notion de la chimie.

u Collège de France, c’est l'inconvénient opposé qui se présente.

en résulte qu’à la Sorbonne les élèves de l’École revoient fréquement, sous une forme trop élémentaire, des choses qu'ils connaissent, is qu’au Collège de France ils vont au delà des programmes, deux s qui, dans une science aussi vaste que la chimie, rendent inévis des omissions très importantes. Il semble naturel que le à de conférences s’efforce de rétablir l’équilibre. Mais il ne peut ire qu’en y consacrant un temps considérable, et en enlevant à la srence son caractère indispensable de révision des cours du rs et d’interrogations multipliées, si efficace pour assurer la régué du travail de tous les élèves.

Mais veuillez remarquer, M. l’Inspecteur général, que la difficulté de ce que nos élèves sont obligés d’aller demander leurs aissances en chimie à des cours qui ne sont pas faits pour eux lement, et qui ne sont pas assez dominés par les exigences des ns que les élèves ont à subir.

« J’ai la conviction que deux leçons par semaine, s’adressant à des ts déjà cultivés et riches des notions élémentaires que donne le suffiraient largement aux études de chimie minérale et organique, nées par le programme de la licence.

Toutes les fois, M. l’Inspecteur général, que vous descendrez dans étails de distribution et d'organisation de nos études, vous arrivous demander : Pourquoi l’École Normale n’est-elle pas, ainsi es Écoles Polytechnique, des Mines, des Ponts et Chaussées, rale, etc., une école fermée, se suffisant à elle-même, où l’on tre les efforts vers un but déterminé en appropriant tout aux ins, aux facultés des élèves qui y sont appelés? »

ne faut jamais oublier que, dans l’ordre des sciences, l’enseignedes deux premières années est entièrement consacré à des s qui sont toutes nouvelles pour les élèves de l’École, sur elles ils n’ont pas même, le plus souvent, des notions élémen- . Il leur faut donc des cours réguliers, continus, identiques, lacunes, très méthodiques, présupposant leurs connaissances ises. En un mot, il faut appliquer à l’École Normale le système écoles spéciales de l’État, qui toutes se suffisent à elles-mêmes. tte réforme, il est vrai, ne peut être entreprise sans une augmen- | de dépenses. Non seulement il faudrait quelques professeurs >aux, il faudrait surtout porter les traitements sans exception au de l'École Polytechnique, de la Sorbonne, du Collège de France.

Mais à tous égards, combien cette réforme n'est-elle pas urgente! Qu'une vacance se présente à l’École Polytechnique, à la Sorbonne, au Muséum : les savants les plus éminents se mettent sur les rangs. Et, pour l’École Normale, établissement d’une si haute utilité, où l’enseignement a tant de charmes pour les hommes d'élite, où chaque élève peut devenir un disciple, il faut s'adresser le plus souvent à des pro= fesseurs, estimables sans doute, mais que rien n’illustre, et placés au second ou au troisième rang dans l’estime du monde savant. QE La création de trois chaires nouvelles, l’une de mathématiques, l’autre de physique, la troisième de chimie, suffirait à la réforme dont je viens de parler. | Il ne serait pas nécessaire d’élever le nombre des professeurs … d'histoire naturelle. La dépense se composerait de celle afférente aux trois chaires nouvelles, et de l’augmentation des traitements qui seraient portés à 5.000 fr. La modicité des traitements, déjà si préju-. diciable, comme je le disais tout à l'heure, au choix du personnel enseignant de l’École, serait incompatible avec un système qui transformerait les conférences actuelles en leçons régulières, demandant une préparation soignée, et complétées par des répétitions qui conserveraient les avantages des conférences telles qu’elles existent aujourd’hui. 2 J'évalue à 40.000 fr. l'augmentation totale de la dépense qu'entrai- à nerait cette importante réforme de l’enseignement scientifique de. l’École. Je n'oublie pas dans l'évaluation de cette somme la nécessité d’une allocation un peu plus élevée pour les frais de cours. J’y comprends même le traitement de deux nouveaux préparateurs. Comme tous les traitements des maîtres de conférences des Lettres sont déjà au taux de 4.000 fr., on voit qu'avec une augmentation de 50.000 fr. au budget de l’École, on pourrait réaliser les améliorations les plus désirables.

IV. — SUR LA NÉCESSITÉ DE MAINTENIR L'EXAMEN DE LICENCE, TOUT EN NE SUIVANT PAS LES COURS DE LA SORBONNE.

La suppression de la fréquentation des cours de la Sorbonne exigerait une légère modification aux règlements sur la licence. Aujourd’hui, « pour obtenir le grade de licencié ès sciences, il faut justifier qu’on a suivi deux cours au moins de la Faculté, pour chacun desquels on a pris quatre inscriptions ». Les élèves de l'École Normale devraient être admis à la licence sans avoir à produire cette justification. ,

Quant à la mesure qui consisterait à supprimer les examens

, M. le Ministre peut accorder à élève malheureux de subir uve une seconde fois. C'est une garantie contre un abus possible, rrivait que l'élève fût victime d’une mauvaise chance d'examen. t-il pas à craindre que l'administration de l’École, si elle restait juge du renvoi d’un élève, n’eût jamais assez de fermeté pour er ce droit à l'égard d’un sujet laborieux dont elle aurait suivi forts consciencieux pendant une ou deux années, et qui néann'aurait pu acquérir les connaissances nécessaires pour pher des difficultés de l'examen? Et alors n’arriverait-il pas emment que le public verrait des justices inégales dans ces deux ves correspondantes, des examens devant la Faculté, et des nens devant l’École, rendues par des commissions diversement osées ?

de travail et de conduite telle que celle de l'École Normale? École en deviendrait-elle plus popairet Son recrutement en

DA libtériour de l’École (car il en faudra toujours) ne soient comme plus faciles que ceux du dehors. S'ils sont plus

ieux sous peine d'exclusion.

cepterais avec empressement, pour l'élève de l’École Normale, ivilège d'emploi, de position, d'avantages pécuniaires.. C’est là lement, en définitive, le genre d’utilité qu’offrent aux familles les

s spéciales de l’État; mais je crois qu’il faut repousser tout privi- “ s’appliquerait à une preuve de talent et de connaissances

ses. Ce n’est point ainsi que l’École Normale doit appeler l’atten-

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