‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 79 sur 180 · V. Duruy · texte numérisé non relu

V. Duruy

(Note de l'Édition.)

seignement le réclament, dix leçons, au lieu d’une, à l'exposition des hines à vapeur ?

Quel est le chimiste, élevé à l’école de la chimie pure, si tant est e nos jours il en existe de pareilles, qui s’effraierait d’un enseigneoù la teinture, à cause de la localité où il professe, devrait exiger ques développements? Assurément, le professeur qui sort actuelit de l'École Normale, agrégé des sciences physiques, n’est pas sure de faire un cours de chimie appliquée à la teinture. On ne pose pas cette obligation dans les épreuves auxquelles on soumet savoir et son aptitude à l’enseignement. Mais ce que l’on peut , c'est que l’agrégé des sciences physiques et naturelles,qui se L conduit par désir d'améliorer sa position, ou par tout autre à prouver, dans un concours public, qu’il est capable d’enseichimie élémentaire en y joignant un certain nombre de leçons »plication de cette science à la teinture, serait bientôt en mesure ver à ce niveau. La connaissance des principes chimiques et opriétés des corps sur lesquels repose l’art de la teinturerie lui it cette tâche facile. Il ne fera pas des ouvriers.

avons admis que ce n’est point là le but d’un enseignement ire professionnel. Que des municipalités ou des associations d'industrie intéressés créent, si elles le jugent convenable, es d'apprentissage, rien de mieux. Qu’elles n’y admettent même enfants à l’esprit déjà cultivé par l’école primaire; que dans les d'apprentissage les recettes et la routine du métier soient ées par les meilleurs ouvriers de la localité. Cela est peut-être Il en existe déjà d'excellents modèles en France.

s’il s'agit de former des hommes capables, pour continuer e que nous avons choisi, de diriger mieux une maison de teincomprenant le progrès en teinture, capables de le faire applila science pure le réalise, et même de le provoquer, ce n’est les connaissances pratiques de l’ouvrier qu’il faudra leur r que celles plus spéculatives des phénomènes, des propriétés s et chimiques des matières colorantes, de l’action des agents ues et chimiques sur ces matières, etc….., jointes à l’aptitude rciale développée par la culture de la langue française, de lhise la géographie..., toutes choses qui supposent une éducation lifique et littéraire générale, complétée dans le cas actuel par une de l'application de la chimie à la teinture.

crois donc que c’est une idée intelligente et pratique que celle nseignement secondaire français confié à des professeurs des si l’on offre à ces professeurs le stimulant d’une amélioration

de position ne pouvant être acquise qu'après un succès constaté dans

les épreuves d’un concours spécial.

Il me paraîtrait utile d’examiner, par exemple, le projet d'institution

d'agrégations des sciences appliquées, qui différeraient des agrégations

des sciences physiques et mathématiques actuelles par la nature des ‘4 |

épreuves, lesquelles porteraient pour la plupart ou même exclusivement sur les applications de la physique, de la chimie et des mathématiques. On verrait ce concours fréquenté par des licenciés, par des anciens élèves de l’École Centrale, par des agrégés des ordres actuels d’agrégation des lycées, et le recrutement du personnel des nouveaux collèges français serait peut-être assuré dans les meilleures conditions.

Rien n’empêcherait même, au prix de légères modifications, de créer à l'École Normale supérieure une division nouvelle dans la troisième année dont les élèves, choisis parmi ceux qui auraient montré quelque aptitude pour les applications, se dirigeraient de préférence vers ces agrégations spéciales. La marche des études actuelles de. l’École pourrait en être peu embarrassée. Ce serait, en effet, une grave erreur de croire que l’enseignement de l'École Normale n’est que théorie pure et que l’on y dédaigne les applications ?

N'est-ce pas de ses laboratoires que sont sortis la plupart des progrès récents de la métallurgie en France ? N'est-ce pas à l’École Normale qu'un nouveau métal industriel a été découvert? Ignore-t-on que la métallurgie du platine y a reçu récemment, entre les mains de l’auteur de la découverte de l'aluminium, M. H. Sainte-Claire Deville, et de l’un de ses élèves, M. Debray, une véritable transformation, et que, ; naguères, un envoyé de l'Empereur de Russie faisait construire dans | ces mêmes laboratoires de l’École Normale un fourneau approprié au traitement des monnaies de platine de ce grand pays ?

L'École où l’on fait de pareilles découvertes et bien d’autres que , pourrais énumérer, où l’État fait enseigner la science par de tels maîtres, n’a pas à sé disculper, ce me semble, du reproche d’être en arrière du mouvement des. idées modernes dans leurs applications à l’industrie et à la fortune publique.

RAPPORT HEBDOMADAIRE DE L'ADMINISTRATEUR | A M. L'INSPECTEUR GÉNÉRAL CHARGÉ DE LA HAUTE DIRECTION DE L'ÉCOLE {1

École Normale supérieure, Paris le 2 juillet 1864.

itorisation accordée par M. le Ministre aux élèves, dont les sont à la campagne, de ne rentrer qu’à 11 heures le jeudi et le e a amené des désordres au sujet desquels j'appelle toute ion de M. le Directeur.

wucoup d'élèves, mécontents du privilège accordé à leurs camasont rentrés vers 11 heures, le premier jour où la permisvait son effet, et de manière à échapper à la surveillance du à rge ce qui est toujours facile si un grand nombre d’élèves se nt en masse et en courant, dès que l’un d’eux a fait ouvrir la

les maîtres surveillants inspectaient les dortoirs. il 7 ces anal ne me paraît pas possible. Ils disent

et le bruit inévitable qui avait eu lieu dimanche soir explique mment cette crainte. Comment s'endormir dans un dortoir où

Note manuscrite trouvée dans les papiers de M. Nisard, par sa petite-fille, Mme Mar- + (Note de l'Édition.)

Le bal Bullier et les cafés du voisinage seraient remplis d'élèves de l’École Normale de 9 h. 1/2 à 10 h. 3/4.

Je prie M. le Directeur d’insister auprès de S. E. pour que la per mission de 11 heures soit supprimée.

L'Administrateur de l'École,

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