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faits be; je ul et qui FAURE de la Do érdé de nos + n’échapperont à l’attention de personne. Il faut se féliciter à >s points de vue de cette libre concurrence entre les deux pre- Écoles scientifiques du pays (!).
qui médisent de leur temps et qui le croient tout entier aux upations des emplois brillants et lucratifs, peuvent apprendre jeunes hommes de dix-huit à vingt ans ont assez de maturité esprit pour aller du côté où les pousse la noble passion de la et de l’enseignement public. L'École Normale n’a point la te considération de l’École Polytechnique. Mais à qui est capable honneur à son nom et à son pays par des travaux originaux, ion supérieure et sans rivale, l’École Normale offre pour atteindre “pe voie plus aisée, plus directe et plus sûre. Il est beau toute-
Il est de mon devoir de présenter, en terminant ce compte rendu, quelques observations au sujet de la discipline générale de l'École. La conduite des élèves n’a donné lieu à aucun reproche grave.
Dieu merci! rien n’a rappelé, même de loin, cet acte d’insubordination pour lequel j'aurais eu des paroles si sévères, si ce compte rendu portait une date antérieure d’une année (!). Les élèves qui vont. composer la troisième année de l’École, dans les lettres et dans les” sciences, porteront encore pendant un an dans ces murs la honte de cette folie.
L'esprit général et la tenue, sans être toujours irréprochables, ont été généralement satisfaisants. Néanmoins, nous redoublerons de vigi=. lance pour éloigner certains défauts, par exemple, cette habitude de fumer, qui s’est emparée d’un si grand nombre, habitude si peu digne pour de futurs professeurs et qui leur fait perdre un temps si précieux.
Sous le rapport de l’assiduité au travail, la troisième année na point toujours continué les bonnes traditions de ses aînées. Les concours d’agrégation sont venus fort heureusement récompenser tous les élèves qui ne s'étaient point laissé distraire de leurs devoirs. Il serait difficile d'apporter plus de zèle intelligent dans la préparation d’un examen que ne l’ont fait la très grande majorité des élèves qui, dans les lettres comme dans les sciences, ont réussi dans les luttes de l'agrégation.
Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de ne pas achever ce fidèle exposé de nos efforts et de nos défaillances, de nos succès ou de nos revers dans les examens, sans m’associer aux félicitations du chef de l'École pour la bonne pensée que vous avez eue de renouer la chaîne, trop longtemps interrompue, de ces séances solennelles de rentrée. | Chaque année, après le repos des vacances, nous revenions ici, étrangers en quelque sorte les uns aux autres. Aujourd’hui, nous pouvons tout au moins nous offrir le premier salut d'usage en famille et comme en jour de fête ; salut d'autant plus cordial qu’il se donne sous l'œil du maître commun, centre et lien de toutes les affections universitaires.
Les témoignages de votre haute bienveillance, Monsieur lé Ministre, ne surprendront personne dans une maison que vous avez honorée autrefois comme élève et que vous avez glorifiée depuis à tant da titres.
1. En 1863, des actes graves d'indiscipline s'étaient produits 4 l'École Normale. (Note de l'Édition.)
UX. ANCIENS ÉLÈVES DE L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE I SE SONT SUCCÉDÉ DANS LA SECTION DES SCIENCES DE 1857 à 1867 (1).
s : dans ces dix années, je n’ai eu qu’une His celle de et de : dignité de nos fes
lement lui est dû, la justice et la fermeté, tempérées mA la ance et l'affection, hors de tout mélange d’idées chimériques. ai-je reçu de vous, sans aucune re que des marques et d'estime, et, de la part de ceux que j'ai connus de plus Do ne amitié sincère.
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le allocution a été trouvée dans les papiers de Pasteur. blement l'opuscule sur le vinaigre. Voir, tome III des Œuvres DE PASTEUR,
rd. (Notes de l'Édition.) \
C'est au nom de ces sentiments que je félicite particulièrement ceux d’entre vous qui, admis autrefois simultanément à l’École Polytechnique et à l’École Normale, ont préféré la modeste carrière du professorat et de la science. Parmi ceux-là, je rappellerai avec fierté les noms de Darboux et de Didon, premiers des listes de promotions de l'Ecole Polytechnique en 1861 et en 1864.
Que cette illustre École vous serve de modèle! C’est elle qui, dans la première moitié de ce siècle, a le plus brillamment contribué à l'éclat des études supérieures et des découvertes scientifiques de la France.
J'essaierai de porter ces mêmes sentiments dans l’exercice des nouvelles fonctions (!) que je dois à l'estime de mes collègues, à la confiance du Ministre de l’Instruction publique et à l’auguste bienveillance de l'Empereur.
Paris, ce décembre 1867.
VISITE DE L'EMPEREUR AU LABORATOIRE DE CHIMIE DE L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE ET A LA SORBONNE (2).
La journée d'avant-hier a été bonne pour la Science et pour l’École Normale supérieure. ;
L'Empereur, accompagné de l’Impératrice, a visité les laboratoires de cet établissement. |
Le vif intérêt que l'Empereur porte aux sciences et à leurs applications n’est un secret pour personne. Sa Majesté se souvient sur le trône des fortes études qui ont müûri dans l'exil sa haute intelligence. Parmi les premiers actes de son règne, on trouve des preuves ostensibles de sa sollicitude pour la science et pour les savants. Témoin le prix de 50.000 francs fondé par son initiative directe, pour récompenser la plus grande découverte relative à l'électricité. Témoin aussi notre illustre physicien, M. Léon Foucault, dont l’esprit net et profond est malheureusement aux prises avec une terrible maladie; au lendemain de l’Empire, dans tout l'éclat de ses premières découvertes, le
1. Pasteur venait d’être nommé professeur de chimie à la Sorbonne. (Note de l'Édition.) 2. Le Moniteur universel, n° 28, 28 janvier 1868, p. 128.
une savant recevait les marques de la munificence de l'Empereur. “Quelqu'un rappelait avant-hier cette circonstance lorsque l’Impératrice ; manda, avec une bonté touchante, des nouvelles de la santé de M. Foucault.
np-de-Mars, n’a pas oublié l’attention soutenue que l'Empereur a à l'Exposition universelle. Dans une des nombreuses visites
éminents de l’Académie des sciences, M. Henri Sainte-Claire e, d'étudier le pouvoir calorifique des huiles minérales, dont les s, nouvellement découvertes, paraissaient appelées à un grand expériences de M. Henri Deville sont déjà fort avancées; reur désirait en constater personnellement les principaux
urs Majestés ont été reçues par le Ministre de l’Instruction ue, par le directeur de l’École et par M. Deville, qui a fait fonc- +, avec un entier succès, la nouvelle machine qu'il a imaginée
, tous occupés à leurs travaux respectifs, car la visite de l'Empevenait d’être annoncée à l’improviste.
diverses reprises, l'Empereur et l'Impératrice ont témoigné leur action et leur désir de contribuer le plus possible aux progrès
n'étaient point de vaines paroles car, en quittant l’École Norale, Leurs Majestés ont été visiter un laboratoire nouvellement créé Sorbonne, sous l’habile direction de M: Jamin.
et de fonder des institutions capables de développer et de soutenir | l'esprit d'invention de notre pays. Le temps est venu d’affranchir les sciences, et particulièrement les sciences expérimentales, des misères qui entravent leur essor : la supériorité scientifique de la France y est L. engagée. 5 à
Le laboratoire de la Sorbonne, à peine installé, ne pouvait offrir à l'Empereur les prémisses de nouvelles découvertes. Mais, par une délicatesse qui a dû vivement toucher Leurs Majestés, les choses. avaient été préparées de façon que tous les honneurs de la séance ont. été pour les magnifiques expériences de M. Ruhmkorff, reproduites |
par lui-même avec une habileté incomparable, à l’aide de sa puissante : ë 4 bobine d’induction magnéto-électrique. Personne n’ignore que le prix
de 50.000 francs dont je parlais tout à l’heure a été décerné à ce sagace.
et inventif constructeur, dont la modestie égale le mérite. Pour PEN première fois, M. Ruhmkorff avait l’honneur d’être présenté à 4 l'Empereur. Sa joie était grande, assurément, et je ne saurais dire pourtant lequel a dû être le plus touché, du noble ouvrier ou du Prince auguste, ami et providence du peuple, saluant dans M. Ruhm- a
korff le prolétaire qui a su conquérir un nom européen.
Je le répète donc : la journée de samedi à été bonne pour % 7 Science, pour l'École Normale et pour la Faculté des sciences de Paris! | Tous les vrais amis des sciences verront dans la démarche de.
l'Empereur et de l’Impératrice un puissant encouragement pour » à
passé et une promesse féconde pour l'avenir.