SUR LA LUMIERE PHOSPHORESCENTE DES CUCUYOS
M. l’abbé Moigno m'a prié d'examiner au spectroscope la lumière phosphorescente que développe un insecte coléoptère de la famille des élatères et du genre pyrophore qui lui a été envoyé par M. Laurent, capitaine de la Floride. Ces insectes sont très communs au Mexique où ils sont connus sous le nom de cucuyos. Les dames mexicaines s’en servent comme d’un objet d'ornement. Elles les conservent en les nourrissant de canne à sucre et en ayant la précaution de les baigner une ou deux fois par jour.
La lumière que répandent les deux petits corps que l’insecte pere sur la tête est si vive, surtout lorsqu'il est un peu excité ou qu’on le
1. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 19 septembre 1864, LIX, p. 509-
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ace dans une assiette où il y a déjà de l’eau, qu’elle permet de lire ns l’obscurité lorsqu'on est à petite distance de l'animal.
Le spectre de cette lumière est fort beau, mais continu, sans icune apparence de raies. J’ai fait cette observation avec M. Gernez, igé-préparateur de physique à l’École Normale, qui avait eu déjà se d'étudier autrefois la lumière phosphorescente des vers luisants pectroscope, sans y distinguer davantage de raies obscures ou ntes.
M. P. Gervais, présent à la séance, m’apprend qu’il a examiné ment à Montpellier, en compagnie de M. Diacon, fort habitué aux s spectroscopiques, les lombrics phosphorescents et les vers ants, sans découvrir de raies.
-. Les cucuyos montrent la même lumière sous le ventre entre le elet et les anneaux. Il est probable, comme l’a fait observer. ilne Edwards, que la matière susceptible de devenir lumineuse épandue dans tout le corps de l’insecte.
Il y aurait certainement de très intéressantes études à faire sur e lumière, ainsi que sur la substance qui en est le siège. Ces insectes beaucoup plus faciles à manier que les vers luisants, et leur horescence est incomparablement plus vive.
appé dans la force de l’âge par une maladie soudaine à à laquelle
| urs ces dernières réflexions :
n’existe pas en France un seul lieu d’études permanentes pour
Depuis longtemps, j'ai signalé à qui de droit cette lacune,
+, Nous avons trouvé récemment des épreuves d'imprimerie du tome I de l'Ouvrage de : intitulé : « Études sur la maladie des vers à soie » (voir tome IV des ŒUVRES DE STEUR), épreuves corrigées de la main de Pasteur. Ces épreuves contiennent cette page finale ie Pasteur a supprimée à l'impression définitive. (Note de l'Édition.)
indigne d’un grand pays. Le jour où vient s’abattre sur ces précieuses cultures de la vigne, du müûrier, de l'olivier, quelqu'un de de ces fléaux dont l’histoire nous a gardé tant d'exemples, les hommes et les principes manquent pour les recherches, et le désarroi est dans tous les esprits. Pourtant il faut agir; de grands intérêts sont compromis, le peuple souffre. Alors la générosité individuelle et celle de l'État se produisent à l’envi, mais sans trop savoir où elles vont.
Les administrations départementales du Gard, ne prenant conseil
que d’idées préconçues, déjà condamnées ailleurs, ont dépensé en deux années, de 1867 à 1869, plus de 20.000 francs pour arriver à ce résultat négatif : Que l’éducation en plein air ne peut rien contre les maux de l’industrie sérigène.
La Commission de sériciculture du Gard vient de voter une somme de 1.500 francs pour étudier les effets des fumigations sulfureuses contre la pébrine, déjà éprouvées à maintes reprises sans succès.
Dans un laboratoire agricole bien organisé, dirigé par des hommes versés dans la connaissance des sciences physiques et naturelles, et
largement doté, comme il conviendrait à tous les établissements des sciences qu’un illustre physiologiste qualifiait naguère de sciences.
conquérantes, une dépense insignifiante aurait suffi pour déterminer les effets des procédés dont je parle.
11 y a encore une autre manière de paraître agir, mais non moins.
impuissante que la libéralité quand elle est privée d'institutions qui la fécondent. C’est celle qui consiste à former des commissions ou des congrès pour traiter des problèmes scientifiques, comme si des discours pouvaient jamais résoudre des questions d’épizooties, de maladies contagieuses, et plus généralement toutes celles que soulèvent les grands principes physiques qui intéressent l’avenir de lagriculture et de l’humanité.