Mérmmée. Loc. cit., p. 9-10. (Note de l'Édition
que l’on va repeindre, en la frottant avec les doigts trempés dans huile de noix clarifiée. On étend cette huile bien également avec la e de la main, ensuite on l’essuie avec un linge propre, parce que, ‘on ne l’a pas enlevée, les couleurs jaunissent avec le temps. préparation facilite beaucoup le travail, en ce que les teintes nt et s'appliquent sans que le dessous les refuse; de sorte que les les plus difficiles peuvent s'exécuter sans peine. Les peintres n’emploient alors que peu de couleurs, et, comme on l’a dit,
plutôt légèrement qu’en empâtant. Ils obtiennent ainsi beaucoup ceur et de moelleux dans les chairs et dans les draperies.…
Müis j je reviens aux draperies que l’on glace ordinairement, bien peintres habiles dédaignent ce moyen, parce qu’ils ne peuvent >rter de voir les étoffes partout d’une teinte uniforme.
il s’agit d’une draperie verte, le procédé dont nous avons déjà s'exécute ainsi : Après qu’on a ébauché avec du vert, du noir et nc, de manière qu’il y ait un excès de fermeté, que la draperie peu crue, on mêle un peu de vernis commun et de laque jaune verdet, et avec ce mélange on glace le tout avec un gros de vair (petit-gris).
c’est une draperie de laque, on suit le même procédé en du vernis à la laque, et on doit en mêler de même avec toutes eurs Dperdu'on veut glacer (1) ».
i il n’y a pas de doutes à garder.
auteur du milieu du xvi° siècle recommande l'emploi du vernis. ant, il faut remarquer qu’il ne le recommande que dans le cas agit des glacis et des glacis des draperies. Et encore il est : par la première partie du passage que nous venons de lire que, epeindre sur l’ébauche finie et sèche, le procédé habituel consisduire la partie à repeindre avec de l’huile de noix clarifiée, avec les doigts et la paume de la main, puis essuyée avec un opre, sans quoi les couleurs jauniraient, dit-il, avec le temps. rd de Lairesse, toujours d’après M. Mérimée (?), qui écrivait à lu xvu° siècle, est plus explicite et dit expressément que la partie quelle on veut repeindre doit être enduite d’abord d’une couche d’un mélange de vernis au mastic et d'huile visqueuse blanchie 1. Ici encore, il ne s’agit que de repeindre, du liant de la peinhe ancienne avec les nouvelles couleurs. Il ne s’agit pas direct du mélange des vernis aux couleurs. Et je ne sais pas si on ne
Mérimée. Loc. cit., p. 10-12.
Mérimée. Loc. cit., p. 18. (Notes de l'Édition.)
- devrait pas davantage tirer de ces détails une conclusion contraire à celle de M. Mérimée. Car il semble que les vernis n'étaient employés que dans des cas particuliers. Je ne juge pas cependant. Je suis plus porté à croire que M. Mérimée a raison. À
Voilà cependant les seules preuves sur lesquelles M. Mérimée
appuie son opinion. Vous voyez qu’à tout prendre on ignore encore
absolument les vrais procédés matériels des premiers peintres qui. ont peint à l’huile, et dont les œuvres sont en général d’une si belle conservation. Et surtout on n’a pas fait ce qui eût été Le plus essentiel | et peut-être le plus efficace, c’est-à-dire l’analyse cHSIqUE do peines tures de ces premiers âges de la RAR à l'huile. k
D'ailleurs, il n’est pas douteux qu’à toutes les époques, comme de nos jours encore, il y a des peintres qui ont appliqué les conlenes en les mêlant avec des vernis.
Or, il est arrivé fréquemment que ce sont précisément les œuvres de ces artistes qui se sont le moins bien conservées.
Ainsi Reynolds (1723-1792), qui fut le plus grand coloriste de son temps, peignait avec des vernis, on ne sait lesquels, mais il est certain qu'il mélait des vernis à ses couleurs. Ses tableaux étaient éblouissants” de couleur au moment où ils sortaient de ses mains, mais ils ont déjà perdu tout leur éclat. Ils sont devenus gris, bistrés, se sont décolorés. F C’est à M. Mérimée (1) lui-même que j'emprunte cette appréciation et + elle est celle de tout le monde. On cite même Reynolds lorsqu'on veut parler d’un peintre dont les peintures ont perdu tout leur éclat. Je sais bien que M. Mérimée ajoute que ses huiles et ses vernis étaient de mauvaise préparation. Mais qu’en sait-on ? On ignore même de quels” vernis et de quelles huiles il avait l’habitude de se servir.
Prud’hon (1758-1823) se servait également de vernis, et de vernis à. la cire. Il ajoutait à ses couleurs une espèce de pâte composée de mastic en larmes et de cire fondus ensemble dans de l'huile siccative blanche. Dans les dernières années de sa vie, il avait donné la préférence au vernis du moine Théophile dont je vous indiquerai la recette. plus tard.
Or, il y a beaucoup de personnes qui attribuent les gerçures qui détruisent les tableaux à l'emploi de ce vernis. M. Mérimée prétend que les peintures de Prud’hon se sont altérées parce qu’il les a vernies trop tôt. Or, je tiens de M. Briotet que plusieurs des tableaux de Prud’hon qui n’ont jamais été vernis se sont altérés comme les autres. Ainsi, le Christ en croix n’a jamais été verni et est tout gercé.
Mérimée. Loc. cit., p. 29-30 (Note de l'Édition.) .
Ainsi donc, en supposant que Van Eyck eût employé des vernis, il rait savoir lesquels ; et, les connaissant, il faudrait encore savoir a manière de s’en servir vis-à-vis de l’huile et des couleurs.
“Nous verrons bientôt comment, dans cet art de la peinture, les dres choses ont de l'importance.
ous reviendrons, messieurs, sur toutes ces questions. Le seul -qué je me propose en ce moment est d’éveiller votre attention rportance très grande des procédés matériels de la peinture à Nature des huiles, nature des vernis, manière de les employer, > doit être négligé par l'artiste jaloux de la conservation de ses . Je n’ai pas besoin d’ajouter que ceci s’applique avec plus de core aux couleurs qu’il utilise et même à la nature des enduits
squels il travaille.
. Tout au moins et en premier lieu elle doit donner au peintre aissance du pourquoi de leur emploi, la connaissance, en s termes, de leurs propriétés physiques et chimiques, afin que atre s’en serve avec discernement.
lheureusement, il n’est guère possible de parler des applications cience sans être familiarisé avec ses premiers principes et son >. Et mon premier soin doit être de fixer vos idées sur quelques quelques idées générales, quelques faits indispensables à ence de notre sujet.
ent dés notions de chimie. ]
n'existait pas une classe d'huiles, dites siccatives, c’est-à-dire la propriété de se solidifier, de se transformer en une sorte de
ion de nos foyers, si l'oxygène de l’air ne se combinait pas aux e lin, d’œillette, de noix, de chènevis, pour les solidifier, la
peinture à l’huile n’existerait pas, elle n’aurait jamais été inventée. Supposez que le peintre n’ait à sa disposition que de l’huile d’olives $ de l’huile d'amandes douces. En quoi ces huiles pourraient-elles lu servir? Il délayeraït les couleurs dans ces huiles, avec une grande facilité, c’est vrai, il peindrait également avec facilité, mais nul travail de retouche, de repeint ne serait possible. Il faudrait que tout Je tableau fût achevé en un jour en quelque sorte. Car l’huile n’étant pas susceptible de se sécher, de se durcir, de se solidifier, la couleur don elle serait mélangée serait toujours fluide et délayable sous le ceau. Et quoique achevée au premier coup, la dense coulerait.
tives donnent par leur oxydation à l'air.
Huile grasse. — Huile de lin lithargyrée.
Cependant, la découverte de l'emploi des huiles siccatives dans la peinture n’aurait pas suffi pour amener la peinture au degré de perféc= tion comme procédé matériel où elle est arrivée depuis longtemps Cela est si vrai que vous vous rappelez ces passages du livre du moine Théophile (1) qui nous apprend que déjà au x1° ou xm° siècle on savait très bien unir aux couleurs l’huile de lin, la plus siccative des huiles. Mais vous allez voir où était la difficulté. Voici une toile sur laquelle nous avons étendu des couches de ces couleurs délayées dans
de l’huile d’œillette le 23 février 1865. Or, vous avez ici dans la marge de droite, inscrites sur la même toile, les époques de la dessiccation de ces couleurs, et sur cette lame de verre l’époque de la dessiccation de l'huile seule. ‘R
Ces couleurs étaient des couleurs en tubes ordinaires. Vous voyez donc qu’il y a des couleurs qui sont siccatives et d’autres antisiccatives, et de ce dernier nombre les laques surtout. Aussi fallait-il, comme le dit Théophile, après chaque application de couleur, la faire sécher au soleil. Nous touchons ici du doigt les difficultés, les impossibilités … mêmes de la peinture à l’huile, si l’on n’avait pas découvert depuis « longtemps le moyen de combattre la propriété antisiccative de certaines couleurs. On a trouvé, en effet, le moyen d'augmenter beaucoup la …
1. Taéopme. Loc. cit. Chapitre XX, p. 35-36. (Note de l’Édition.)
improprement huile grasse, mais nous conserverons ce nom. Le en ces matières est l’ennemi du bien.
Digression sur le progrès dû à Van Eyck.
ist ici, Messieurs, le lieu de placer une digression relative au > peintre Van Eyck. Nous pouvons, je crois, apprécier en ce ent, quoiqu'encore par conjecture, le genre de progrès que l’art einture doit à Van Eyck. Van Eyck, nous l'avons vu, n’a pas € é l'usage de l’huile dans la peinture.
Relire ici le passage de la page 46 de ve : « On peut
en (0).
ue connaissait-on au x1° siècle, à l’époque présumée où écrivait ne Théophile? On connaissait l’art de broyer les couleurs de
’est-à-dire continuer le travail. On ne connaissait pas, en d’autres à l’époque du moine Théophile, l'huile de lin lithargyrée,
qui fait sécher les couleurs, à la lumière diffuse d’un appartens l'intervalle de quelques jours.
Eyck n’a peut-être fait ke découvrir l'huile grasse. Oni ignore
lus tard en parlant des vernis. Vous savez que telle était l'opi- 8 eh Mais peutétre a aussi a-t-il découvert le genre de
… pas de regretter ici que des études chin'aient pas été faites sur ces anciennes peintures de Van IHn'yena pas, à ma connaissance. Et il me semble cependant
lovr ce passage rapporté plus haut, p. 241. (Note de l'Édition.)
altéré, détérioré par une cause quelconque et de peu de valeur, je vous serais reconnaissant de me l'indiquer. Je m'empresserais de l’acquérir pour l’étudier chimiquement et venir vous rendre compte de.
impuissante.
Des siccatifs.
L'huile grasse suffit-elle donc au peintre pour rendre facile
cation des diverses couleurs, lorsqu'elles sont délayées dons CS huile grasse. Voici trois toiles sur lesquelles nous avons appliqué le: 6 plus grand nombre des couleurs de la palette — trente-trois — avec de l'huile grasse, et nous avons noté l’époque de la dessiccation de chacune ; d’elles, en marge, sur la toile même. L’essai a commencé pour toutes, ces couleurs le 24 mars 1865. Voici le résultat obtenu pour chacune
des couleurs dans l’ordre où elles ont été appliquées sur les toiles: |
Par la comparaison avec l'essai que je vous ai présenté dans la der=… nière leçon, nous voyons que, sous le rapport de la durée de la dessiccation, nous avons beaucoup gagné. (Lire ici pour les mêmes couleurs les époques des dessiccations telles qu’elles sont inscrites sur les toiles.)
Il résulte de cette expérience que beaucoup de couleurs, quoique étendues avec de l'huile grasse, sont encore de difficile et longue dessiccation, et ce sont toujours les laques et certaines terres qui mettent le plus de temps. Rien de plus désagréable pour le peintre. Aussi a-t-0on recherché depuis longtemps déjà à découvrir des siccatifs bien plus actifs encore que n’est l'huile grasse ou lithargyrée. De ce nombre est surtout le siccatif dit de Courtrai.
C’est un liquide de couleur noire lorsqu'il est en certaine épaisseur, de couleur brune en couche mince, qui hâte singulièrement la dessiccation de toutes les couleurs, y compris même les laques.
Voici une toile sur laquelle nous avons appliqué onze des couleurs de la palette, en choisissant quelques-unes d’entre elles parmi les cou leurs les plus antisiccatives et nous avons noté en marge l’époque de la dessiccation. L'expérience a commencé le 1* avril 1865 à 3 heures.
Dee PV RÉ tt mat dl se alta th ul tn ant es. -drisio .
les résultats : dix-huit heures après, toutes les couleurs étaient s. De 3 heures à 8 heures, on a observé d’heure en heure. De
ires du soir déjà, après quatre heures par conséquent, la laque mot illisible] et la laque rose de garance étaient sèches. Le brun
ps. Il est même des personnes qui prétendent que Rubens 1 servait déjà. Ce qui est très probable, pour ne pas dire certain, qu'il nous vient des Flamands, et aujourd’hui encore on ne le e qu'en Belgique. Les marchands de couleurs de Paris le font de ce pays. Non seulement on ne le fabrique pas en France, ne sait pas le fabriquer. C’est un secret, ce qui est profitable ‘icants de couleurs de la Belgique, mais très fâcheux pour la Règle générale, il faudrait dans les arts pouvoir proscrire secrets. On ne sait ce que l’on fait. Comment préjuger ce sur la peinture, sur sa conservation, d’une drogue dont on
e ce siccatif de Courtrai, et je crois qu'avec les indications que je s donner, on pourra facilement trouver le moyen de le préparer.
E Du siccarir DE Courrrar. — Nous allons reconnaître d’abord icilement que ce siccatif est formé d’au moins deux produits acts, l’un volatil et l’autre fixe. A cet effet nous avons pesé capsule de verre un certain poids du siccatif. Il y en avait Après quarante-huit heures d'exposition à l’air, il y a eu une poids de 3 gr. 70. Soit 43,4 pour 100 de perte. Cette perte a | peu augmenté les jours suivants, mais très peu. Un autre t sur un siccalif acheté chez un autre marchand de couleurs à ne perte un peu plus forte. Nous pouvons fixer cette perte à 00 en moyenne. :
qu'est-ce qui s’évapore ainsi lorsque le siccatif est exposé à 1 large surface? Nous allons faire l’évaporation du siccatif, de | pouvoir recueillir les produits qui s’en échappent. A cet effet, stillons le siccatif dans cette petite cornue communiquant avec refroidi et un autre servant de récipient. L'opération doit se bain d’huile près de 200°. Vous voyez que nous recueillons > récipient un liquide qu’à toutes ses propriétés on peut reconpour de l’essence de térébenthine. Nous avons pris la densité
Vous allez voir qu’il est plus léger que l’eau, très volatil, et volatil sans résidu. Expérience dans un tube fermé. Très inflammable. Petite capsule de porcelaine. À |
Et il reste dans la cornue une masse noire, plastique, que nous allons essayer de caractériser. Je vais tout de suite la chauffer au contact l'air, de façon à la brûler aussi complétement que possible. Elle »n brûle pas sans résidus. Ce n’est pas une huile, ni une résine, du moi à l’état de pureté. Mais l'examen de ce résidu, fait à l'œil nu ou loupe, nous montre sur le champ de petits globules qui s’écrasent s le marteau, qui tachent le papier. C’est donc probablement du plo
J'ajoute un peu d’acide azotique que je sais avoir la propriété « dissoudre le plomb, en formant de l’azotate de plomb. Or, déjà je x ai fait voir qu’un des caractères des sels de plomb était de former sulfure noir de plomb avec l'hydrogène sulfuré. J'ajoute de cet h. gène sulfuré à la solution du métal, après évaporation de le: d’acide, et aussitôt précipitation noire. À
En outre, le sulfate de plomb est insoluble. Expérience : précipitati de sulfate de plomb. L’oxyde de plomb forme avec l’acide chromiq du chromate de plomb. Expérience : précipité jaune de chromate plomb, ou jaune de chrôme. Ainsi, dans le résidu de l’évaporatio de la distillation du siccatif de Courtrai, il y a un composé de plo: er) ceci nous indique que, très eme il faudrei au
é l’on a fait bouillir pendant longtemps avec Our: l’oxyde de plom peut-être de l’acétate de plomb, de façon à augmenter considéral ment et le plus possible la propriété siccative de l’huile de lin. Je « donc au fabricant de couleurs : Pour faire le siccatif de Courtrai, f chauffer htrne très longtemps l’huile de lin avec de la litharge poudre, jusqu’à épaissir et noircir beaucoup l'huile et l’amener à cet consistance presque solide; puis délayez ce résidu dans son poids environ d’essence de térébenthine. Un caractère auquel on recon= naîtra que l’on a réussi, c’est lorsque la solution dans l'essence ne déposera pas de matière poisseuse, qu’elle sera bien fluide et q | siccatif appliqué sur une lame de verre laissera une sorte de ve assez dur, HReEE s’enlevant par petites écailles, au lieu d'être ] seux.
Cependant, je le répète, il faudrait que des études synthétil vinssent corroborer ces premiers aperçus. Notre installation! empêché . les faire ae année Coadé no,
sont tels que ce sjccatif ne saurait être employé seul pour délayer couleurs sur la palette. La dessiccation serait trop rapide. Les cous sécheraient sur la palette ou sur la toile en quelques heures, -dire que le peintre rendrait son travail d’une même journée sible.
Je là l'emploi simultané de l'huile d’œillette, qui joue le rôle d’antiif, et le peintre en ajoute plus ou moins, selon la couleur. Ainsi le blanc de plomb, il ne mettra pas de siccatif et seulement de d’œillette. Avec une laque il ne mettra pas d'huile d’æillette, et ntité suffisante et relativement grande de siccatif de Courtrai.
PINION SUR L'INFLUENCE DE CE SICCATIF. — Îci se présente la questrès intéressante de l'influence de ce siccatif sur la peinture. Je tre très réservé sur ce sujet, et néanmoins je ne puis m’empée vous dire que je suis très porté à croire que l’emploi de ce siceut contribuer beaucoup à l’obscurcissement de la peinture à le, particulièrement dans les parties sombres. Voici mes raisons. ; ai démontré tout à l'heure que le siccatif de Courtrai renfertucoup de plomb. Une peinture avec emploi de ce siccatif conplomb dans toutes ses parties et particulièrement dans les dont les couleurs moins siccatives en général ont exigé une nde quantité de siccatif. Il y a, dis-je, du plomb dans toutes t es de la peinture. C’est là qu'est le mal. Reportons-nous en x expériences de de Saussure (1) sur les huiles, dont je vous ai us s dans la oh leçon. rh vous ai potnente le phénomène
as la seule. Hi se ss de tue pendant la dessiccation ; pendant la EG UE des couleurs.
u le métal, qui, très divisé alors, s’offre avec une teinte noire. s hydrogène n’est pas le seul corps réducteur qui prenne nais-
d'huile prononcée. Quand on débouche une des éprouvettes de ssure, on sent une odeur forte, pénétrante. Placez une feuille de
Saussure (N. T. de). Recherches chimiques sur la végétation. Paris, 1804, Ch. IV, p. 153. de l'Édition).
papier blane sur une capsule d’huile qui rancit et s’oxyde à l’air, et le papier ne tarde pas à jaunir. La teinte jaune du papier des vieux livres tient à l’action de l’huile de l’encre de l'impression. Les papiers à décalque huilés jaunissent beaucoup avec le temps, surtout dans l'obscurité. Eh bien, tous ces produits volatils sont des corps capabl de réduire peu à peu les sels de plomb qui se trouvent partou avons-nous dit, sur la peinture, si on a employé le siccatif de Courtrai. k De là, selon moi, un obscurcissement obligé et graduel de la pe ture.
Il y a un autre effet possible lorsque l’on se sert d’une huilé sol bifère. Nous ne savons pas bien à quel état se trouve le plomb dans une huile lithargyrée. Sans doute il s’y trouve à l’état d'oxyde, s forme de savon de plomb, dissous dans un grand excès d'huile. Quoi qu’il en soit, il y a du plomb associé à des éléments combustibles; comme le charbon et l'hydrogène. Or, la dessiccation de la peinture consiste dans une fixation du gaz oxygène de l'air, une véritable combustion lente. Ne va-t-elle pas, cette combustion, dans la suite des siècles, jusqu’à carboniser l’huile, et à placer ainsi, à côté de l’oxyde de plomb, du charhon peut-être en nature, ou du moins des corps bruns avec exe de charbon et très réducteurs par conséquent ? Je croirais donc, si les idées que j’expose sont fondées, et tout me porte à le penser, que ce serait un grand progrès que de découvrir un siccatif analogue à celui de Courtrai, mais sans plomb. .. Il ne serait pas impossible que l'on puisse arriver à rendre l'huile ne. de lin siccative à un très haut degré, sans avoir recours aux composés | de plomb. Il faut qu’à cet égard j'entre ici dans quelques développements au sujet du procédé qui était suivi par les anciens peintres pour ‘0 rendre l'huile de lin très siccative avant la découverte de l'emploi des ht
composés du plomb. F J'ai déjà eu l’occasion de vous parler du Traité de la pénis de 1 Cennino Cennini qui date de 1437.
Je cite les $$ XCI et XCII : « $ XCI : Comme tu dois préparer l'huile pour tempera et comment 2 elle est bouillie au feu pour les mordants. 0 « Parmi les choses utiles que tu dois savoir tant pour les MoN ne que pour d’autres choses à faire, il faut savoir préparer cette huile. Pour cela, prends une, deux, trois ou quatre livres d’huile de semence ; de lin; mets-les dans une marmite neuve; si elle est de verre, ellen’en vaut que mieux. Fais un petit fourneau avec la bouche ronde, que la. ; marmite ferme l'entrée pour que le feu ne puisse passer et gagner le
us, car le feu irait volontiers et mettrait en danger l’huile et la ison. Quand tu as fait ton fourneau, maintiens-y un feu doux. Plus iile aura bouilli doucement, meilleure elle sera; fais-la bouillir jusce qu’elle soit réduite de moitié, ce sera bien. Pour faire des mor- “quand l'huile est réduite à moitié, ajoute par chaque livre huile une once de vernis liquide, clair et de belle qualité.
… « Cette préparation est bonne pour mordants. »
XCII : Comment on fait de l'huile bonne et parfaite cuite au soleil. ette huile que tu viens de faire se cuit encore par un autre et n’en est que plus parfaite pour peindre. Pour les mordants, e peut être cuite qu’au feu. Aie ton huile de semence de lin e dans un chaudron d’airain, ou de cuivre, ou dans un bassin; le temps de la canicule, expose-la au soleil; si tu peux l’y tenir pue se réduise à moitié, elle sera parfaite pour peindre, et ’à Florence, je l’ai trouvée, ainsi préparée, aussi bonne, aussi | «in possible (1) »
mordant, il entend une matière servant à appliquer des objets, er par exemple l’or sur du bois, etc., je le crois du moins. Voir s dans son livre. 11 dit ce que c’est, mais je n’ai le temps de le cher en ce moment.)
ssiccation des laques en un jour ou deux, par exemple, et sans * du tout de plomb, me paraîtrait une très utile découverte, FER pas surpris que les anciennes peintures doivent leur >rvation de couleurs à l’usage de cette huile de lin blanche siccative. Son épaississement ne la rendrait pas maniable sous >au, mais, comme pour le siccatif de Courtrai, on la mélerait à *e de térébenthine en quantité suffisante. ‘en avais le temps, je vous citerais encore un manuel à l'usage ntres, rapporté du Mont Athos, vers 1844, par M. Didron et qui i l’on en croit les moines peintres du Mont Athos, du x° ou du
# | GENNINO Cexninr. Loc. cit., p. 184 : CLI : Manière de faire un bon mordant, pour dorer $ vêtements et des ornements. (Note de l'Édition.)
x1° siècle, mais peut-être aussi du xv° ou xvi‘. Voici ce que je lis à la. page 39 de la première partie (!) :
COMMENT IL FAUT QUIRE LE PÉSÉRI, — Il y a malheureusement da cet ouvrage beaucoup de termes dont la synonymie n’a pu être établi avec précision. (Voir sur ce point spécial la page 34 de l’introductio Ce mot de péséri désigne sans doute l’huile de lin. « Prenez. du pésé et mettez-le dans un large bassin de cuivre; exposez-le à un solei ardent pendant quarante jours. Faites attention seulement à ne p: le laisser se coaguler trop solidement; car il y a du péséri qui prépare très vite et d’autre plus lentement. Lorsqu'il aura la con tance du miel, il sera bon; si vous le laissiez épaissir davantage, ne pourriez plus le mêler à d’autres substances, ni l’étendre sur images sans qu’il fit des grumeaux. Vous aurez donc soin de le cou tous les soirs ou de le rentrer à la maison, car la rosée de la nui
ont pu le salir, et vous aurez alors du péséri cuit au soleil.
Telle était donc autrefois la manière de préparer l’huile pa lin ü siccative. Cependant je m’empresse d’ajouter qu’il résulte de la page même ouvrage que ce péséri cuit au soleil ne paraît pas serre
leurs avec du péséri non cuit, ou avec de l huile de noix, et : au moment 1 de peindre il les délaie avec de l'huile de naphte. Mais dans Cennino Cennini il n’y a pas de doutes que les couleurs étaient mêlées avec de l'huile de lin cuite au soleil. Fee Quoi qu’il en soit, j'estime qu’il serait très utile de repR l'usage de cette huile de lin cuite au soleil et de voir jusqu’à quel point son emploi serait utile. Je suis d’autant plus encouragé à vous donner ce conseil que nous le retrouverons jusqu’à un certain point, dans la prochaine leçon, dans la bouche de M. Chevreul, circonstance d'autant plus digne de remarque que bien certainement M. Chevreul ne connaissait pas les faits que je viens de relater au sujet de l’emploi de. l'huile de lin cuite au soleil par les peintres des premiers temps. J'écris à Alger au professeur de physique du lycée de me préparer de l'huile de lin cuite au soleil, à l’époque des grandes chaleurs. Je ferai … des essais et vous en rendrai compte. ne.
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hr capitale Ah PR tnt Ath
AE
1. Manuel d’iconographie chrétienne, grecque et latine, avec une introduction et des notes par M. Didron, traduit du manuscrit byzantin : Le guide de la peinture, par le Dr Paul Durand, daté 1845. Imprimerie 7e, in-8°, p. rmr-xLviu de l’Introduction. (Note de l'Édition). Le
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DE L'INFLUENCE DU SOLEIL DONT PARLE THÉOPHILE, — Revenons à sujet. Je ne laisserai pas passer sans en dire quelques mots ce du passage du moine Théophile où il est dit que, pour. faire r les couleurs à l'huile, de son temps on était obligé, après avoir iqué une couche, de faire sécher au soleil. Pourquoi le soleil? quoi recourir à la lumière et à la chaleur du soleil? Quelle est, autres termes, l'explication chimique de ce fait ? Lorsqu'il s’agit leil, on est tenté de ne voir dans son action que celle de la . Assurément la chaleur influe beaucoup. Elle hâte la dessicdes huiles. Cela est si vrai qu’en été les peintres et les marde couleurs doivent diminuer la quantité d'huile grasse, ou catif en général, afin que leur peinture ne sèche pas trop vite, ir au matin, pendant le temps du travail de la journée. Mais il y a hose que la chaleur dans l’action du soleil. La lumière a une
chimique propre. Je me bornerai en ce moment à rappeler à ceux lentre vous ont suivi un cours de chimie cette remarquable expé- ‘un mélange des deux gaz chlore et hydrogène, à volumes qui dans l’obscurité peut rester des années entières sans qu'il om pinaison de ces gaz. Mais vient-on à placer le flacoir au soleil,