‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 92 sur 180 · Nisarp. (Notes de l'Édition · texte numérisé non relu

Nisarp. (Notes de l'Édition

DISCOURS [PRONONCE SUR LA TOMBE DE M. ISIDORE GEOFFROY SAINT-HILAIRE LE 13 NOVEMBRE 1861

= Messieurs,

connaissez celte institution de secours mutuels si jeune et i prospère, léguée comme un pieux héritage à tous les savants bonté prévoyante de M. Thenard. | :

ès tout ce que vous venez d'apprendre, après tout ce que vous ja des vertus publiques et privées de M. Isidore Geoffroy int- lilaire, ai-je besoin de vous dire que la Société de secours des lis des sciences pleure en lui l’un de ses membres les plus vigilants ? besoin de vous dire que, l’un des premiers, il s’associa aux généreuses de son fondateur, avec cette chaleur de cœur et cet passionné de la science dont la noble vie de son père l'avait mbrasé ?

it si bien le digne fils de cet illustre père! II y avait entre eux irfaite communion de pensées et d’aspirations vers tout ce qui onorer l'humanité et agrandir les conquêtes de la science! vous rappeler ici un des traits de leur tendre affection ? p parmi vous, messieurs, ont eu le triste honneur d'assister, à ace même, il y a dix-sept ans, aux funérailles d’'Étienne Geoffroy ilaire. Je serais bien surpris si leurs cœurs n'étaient pas remplis e moment du souvenir de l’immense douleur que pouvait à peine mir son malheureux fils. Pour moi, je le vois encore ,se jetant pleurs dans les bras de ceux qui venaient de célébrer les vertus génie de son père, éprouvant celte sorte de vertige qui nous rait tout vivants dans la tombe de ceux que nous chérissons.

NA je besoin également, messieurs, de vous dire que Pesprit orné

car

Moniteur universel, n° du 14 novembre 1661.

de M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, aussi supérieur dans le salon l’homme du monde que dans sa chaire de naturaliste, savait pa rendre la science aimable, et était à ce titre l’un des meilleurs e plus naturels soutiens de l'institution fondée par M. Thenard ?

Bientôt, les membres du Conseil de la Société de secours des des sciences s’assembleront sous la présidence aimée de li maréchal (!) qui, depuis la mort de M. Thenard, veille à la pros de leur œuvre. Quelle sera pénible leur émotion, en revoyan cupée cette place où naguère venait s'asseoir avec tant d’ex l'homme de bien qu’ils accompagnent aujourd’hui à sa demeure! Et, dans ces touchantes délibérations sur des infc presque saintes, combien de fois ils regretteront cette parole lu persuasive, toute pleine des accents d’une âme loyale et génére

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