Voir p. 343-361 du présent volume. (Notes de l'Édition
avant tout autre, de corriger cette erreur de noms, par ma Note du LL
4 décembre 1865 à l’Académie (1).
Et qui donc est le véritable auteur de cette erreur de noms? qui M
donc le premier a écrit de Vergnette au lieu d’Appert? C’est M. de Vergnette qui, dans son Mémoire de 1850, proclame sans aucune ambiguïté que c’est lui qui a appliqué, le premier, la chaleur aux vins. Voici sa phrase, la seule de tous ses écrits où le nom d’Appert soit cité :
« J’ai-observé, il y a quelques mois, un fait assez important qui contribuera singulièrement à éclairer la question. Souvent obligé, au moment de la récolte, de conserver par la méthode d’Appert des moûts destinés à des expériences qui ne pouvaient être faites que plus tard, j'ai aussi appliqué ce procédé à des vins de différentes qualités E). »
Et M. de Vergnette, le 12 mars 1866 (3), quatre mois après que j'eus revendiqué les droits d’Appert devant l’Académie, ose écrire à ce corps
savant : « J’ai toujours cité le nom d’Appert à propos du chauffage des vins. » Et vous, monsieur, vous vous laissez prendre à ce piège! Mais |
je vous croyais plus avisé.
Un mot encore et j'ai fini.
Vous parlez beaucoup de mes erreurs, monsieur, opposées aux fines distinctions de M. de Vergnette. Sachez bien, monsieur, que quand vous trouvez sous la plume de M. de Vergnette ces mots :
« Erreurs de M. Pasteur », vous trouvez sous la mienne et sur les
mêmes objets ceux-ci : « Erreurs de M. de Vergnette », et qu ’entre lui et moi je ne vous prendrai point pour juge.
Au reste, monsieur, je ne puis être surpris de rencontrer des : erreurs, des omissions calculées, des personnalités injustes dans votre |
recueil, ni que mes adversaires s'adressent à vous pour réclamer vos bons offices contre moi. Je me console en pensant que vous avez le soin, à l’ordinaire, de me placer en bonne compagnie. | Laissez-moi, à ce sujet, vous confier quelque chose de ma philosophie : Un jour, étant candidat à l’une des places vacantes de PAcadémie des sciences, dans les visites d'usage en telle occurrence, j'eus un entretien avec l’un de ses plus anciens et de ses plus dignes
membres, « Mon ami, me dit-il, non sans quelque amertume, quand
on ne dira plus de mal de vous dans certains Jour dites-vous que vous faiblissez (*). »
1. Voir p. 425-426 du présent volume : Note sur l'emploi de la chaleur comme moyen de conservation du vin. |