‹ ŒuvresChapitre 110 sur 145 · Voir p. 863-370 du présent volume · texte numérisé non relu

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, M. de Vergnette avait objecté : M. Pasteur dans son post-scriptum (p. 481-488) donne à ndre qu'avant sa lettre du 4 avril 1865 (p. 431-432) je ne savais rien de ces mycodermes ; dans sa lettre du 22 août 1866 (p. 427-438) il prétend m'avoir appris à reconnaître ces sodermes dans son laboratoire aw mois de février 1865. (Notes de l'Édition.)

6 Vous ne m'avez pas écrit du tout, le 8 avril, à propos dé

« « mycodermes » de vos vins vieux : Mais j'espère que vous vous trompez Vous m'avez écrit : Mais j'espère que vous vous trompez POUR NOS VIN NOUVEAUX. En vous parlant de ces derniers vins nouveaux, je vous ax dit dans ma lettre du 4 avril : « J’ai tout lieu de croire que vos vins nouveaux, à peu près sains actuellement, Ss’altéreront eux-mêmes ultérieurement (!). » En me répondant que vous espériez que je me trompais à leur égard, vous exprimiez purement et simplement l'une des deux alternatives comprises dans cette phrase de ma lettre. Vous dites qu'en polémique toutes les armes sont à mon usage. I | | seule arme dont j'aie eu besoin et la seule dont j'aie usé dans cette | discussion contre vous a consisté dans mon respect le plus scrapulens | pour la vérité. 4 L. PASTEUR, Î Membre de l’Académie des sciences.

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NOTE AU SUJET D'UNE RÉCLAMATION DE M. PAUL THENARD, M RELATIVEMENT AU CHAUFFAGE DES VINS (2.

Notre confrère M. Paul Thenard a présenté au Conseil général de la | Côte-d'Or, dans sa séance du 23 août dernier, une réclamation de à priorité en faveur de M. de Vergnette-Lamotte, son compatriote, rela= tivement au chauffage des vins. (Voir le numéro du 9 septembre courant du Journal d'agriculture pratique, de M. Lecouteux) [#]. Je proteste, d la manière la plus formelle, contre le récit erroné de M. Thenard. Le: prétentions qu’il met en avant ne sont que la reproduction, en d’autres termes, d’une réclamation faite, il y a trois ans, par MM. de os tte |

1. Voir p. 431 du présent volume. | : $ 2. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 18 septembre 1869, LXIX, : Ah l’occasion du rapport présenté par M. le baron Thenard au Conseil général de la Cô -

d'Or, sur le chauffage des vins, rapport inséré dans le Journal d'agriculture pratique, 1869, II, p. 389-390, Pasteur adressa la lettre suivante au rédacteur en chef de ce journal :

Monsieur,

J'ai l’honneur de vous informer que je viens d'adresser à chacun des membres du Conseil général de la Côte-d'Or la lettre suivante. Je vous prie de vouloir bien l’insérer dans le plus”

uesneville, dans le Moniteur scientifique. J'ai à ta sur-le-champ, ins ce même journal, par une Communication dont j'ai l'honneur de ser un exemplaire sur le bureau de l'Académie (2).

F d Fruresse aujourd’hui même à chacun des membres du Conseil généla Côte-d'Or un exemplaire de cette même brochure.

NOTE (2) __ RELATIVE AUX COMMUNICATIONS M. DE VERGNETTE-LAMOTTE ( ET DE M. P. THENARD ( + [SUR LE CHAUFFAGE DES VINS] ADRESSÉES A L'ACADÉMIE

s session du Conseil général de la Côte-d'Or, M. le maréchal aillant, président, convaincu que le brevet d'invention pris par Pasteur, en 1865, renferme une riche mine d’or exploitable sans

numéro de votre journal, ainsi que la brochure qui y est jointe [Lettre à M. Quesnevous Moniteur Vnique, voir p. 427-488 du présent volume].

s, 1 septembre 1869. L. PASTEUR.

ee Paris, 12 septembre 1869.

Monsieur le Conseiller général, e trouve dans le Journal d'agriculture pratique, du 9 septembre courant, une réclamade M. Thenard au Conseil général de la Côte-d'Or, en faveur de M. de Vergnettete, relativement au chauffage des vins. Je proteste de la manière la plus formelle contre

t ie) se M. Thenard. Les prétentions qu’il met en avant ne sont qu'une autre édition à déjà produite, il y a trois ans, dans le Moniteur scientifique, dirigé par le

ee de vous adresser un gite de la réponse que j'ai faite sur-le-champ,

même journal, au mois d'août 1866.

pee Monsieur le Conseiller général, ete.

pe 3 L. PAsrTEuUR.

(Notes de l'Édition.) Voir p. 427-488 du présent volume : Lettre à M. Quesneville, directeur du Moniteur

ptes rendus de l’Académie des sciences, séance du 25 octobre 1869, LXIX, p. 905-

8 Laure (A. de). Remarques à l'occasion de la Communication de M. Pasteur

chauffage du vin. Zbid., séance du 20 septembre 1869, LXIX, p. 698.

THENARD (P.). Réponse à la Note lue par M. Pasteur dans la séance du 18 septembre

; sur les droits à l'invention de la conservation des vins par le chauffage préalable. Ibid., qu + bre 1869, LXIX, p. 748. (Notes de l'Édition.)

ee.

PL

lègues du Conseil général. M. Paul Thenard, présent dans l’assemblée ayant dans l'esprit des souvenirs confus, réclame la priorité en faveur de M. de Vergnette, rédige une Note qui est insérée au procès-verbal de la séance et qu’il fait paraître sans retard dans les journaux de la localité et dans les journaux d’agriculture de Paris. Cette Note étant pleine d'erreurs, je proteste aussitôt. Notre confrère a adressé uné réponse à ma protestation; c’est cette réponse que je viens discuter devant l'Académie. RE

Première rectification. — M. Thenard s’était trop pressé d'écrire sa | Note (!) au Conseil général, car on y lit, par exemple, que deux travaux qui ont été communiqués à l’Académie le même jour, par M. de Ver- | gnette et par moi, ont été publiés à deux années d’intervalle, tant était grande la confusion des idées dans l'esprit de M. Thenard, quand il nan pu résister au désir de prendre la parole ex abrupto devant le Consei L général. È

Deuxième rectification. — La nouvelle réclamation de M. 1. Thensti du 4 octobre a été précédée d’une autre de M. de Vergoens le 20 septembre, dans laquelle il demande si c’est à dessein que j’ai supprimé les. mots «lorsqu'on les traite par le procédé Appert », dans une citation 1 d’un passage de sa Note du 12 mars 1866 (2) ; il ajoute que cette suppression « lui fait dire le contraire de sa pensée ». De quelle pensée ? Écartons un sous-entendu qui peut tromper un lecteur inattentif, c’est qué e mon procédé d’aujourd’hui ne serait plus mon procédé du 11 avril 1865 | et du 1° mai suivant (#). Je proteste énergiquement contre cette " de la Note du 20 RES et contre la réticence calculée de M. Vergnette.

Troisième rectification. — Selon M. de Vergnette, le procéd d’Appert est détestable, soit pour les vins fins, soit pour les vin communs. Voici les termes de la condamnation prononcée par M. Vergnette en 1866 : 2

« La plupart des vins de table, ceux que produit surtout la France que leur provenance soit de la Bourgogne, du Bordelais ou de lac té du Rhône, ne résistent pas à ce traitement (traitement Appert) au poin de vue œnologique ; ils deviennent secs, vieillardent et ne tardent pas à se décolorer..... Mais des vins, qui, sans exception, perdent leur valeur *

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