‹ ŒuvresChapitre 114 sur 145 · A M. LE RÉDACTEUR EN CHEF DU JOURNAL D'AGRICULTURE PRATIQUE · texte numérisé non relu

A M. LE RÉDACTEUR EN CHEF DU JOURNAL D'AGRICULTURE PRATIQUE

Paris, ce 26 octobre 1869. # x

Monsieur,

Je lis dans votre numéro du 30 septembre dernier une lettre signée É

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de Vergnette-Lamotte relative à une réclamation de priorité. Cette 4

lettre se borne à des affirmations sans preuves.

Quand on a conscience de son bon droit, on s’abstient de toute ‘4 injure pour le défendre ; en cela je n’imiterai donc pas M. le vicomte | de Vergnette-Lamotte, et je dirai seulement que toutes ses assertions

sont erronées.

Vous trouverez dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences pour la séance de lundi dernier (?) de quoi satisfaire amplement le: à ridicule défi de M. de Vergnette-Lamotte. Quant à ses injures dont vous pouvez voir le texte exact dans le numéro du Moniteur vinicole du

23 octobre courant, je les méprise.

Agréez, etc, ue UE L. PASTEUR, Membre de l’Institut.

1. Journal d'agriculture pratique, 1869, IT, p. 671. Lettre en réponse à l'insertion d'une É

nouvelle réclamation de M. de Vergnette- -Lamotte. Ibid., p. 490.

2. Il s’agit de la Communication qui précède. (Note de l'Édition.) RE L

C RÉPONSE (1) À LA DERNIÈRE NOTE DE M. P. THENARD (?) SUR LE CHAUFFAGE DES VINS

temarquons d’abord qu’il existe des différences profondes entre assertions de cette nouvelle Note et celles des deux premières (3). Thenard n'a pas mis, il est vrai, à ces différences capitales des igles bien vifs, faits pour arrêter le regard et l'attention; mais on ne aurait attendre davantage d’un contradicteur mal engagé. M. Thenard ne conteste plus la nouveauté et l'efficacité de mon édé du 11 avril 1865, qui procurera des millions à la Bourgogne; il donne à penser que la reconnaissance envers l'inventeur gêne compatriotes. Soit : ce ne serait pas la première fois que les décou- > scientifiques n'auraient rencontré que l’ingratitude chez ceux en profitent. Les sentiments du Maréchal Vaillant, Président du seil général de la Côte-d'Or, sont tout autres. La Note à laquelle je réponds paraît avoir principalement pour t d'expliquer la conduite tenue par M. Thenard. Mieux informé aujourd'hui que le 23 août et le 4 octobre, M. Thenard doit reconnaître jusqu’à l'évidence que le Maréchal Vaillant, ne se proposant pas | faire au Conseil général une dissertation historique, mais bien 1once d’un procédé pratique propre à prévenir toutes les maladies : vins fins de la Bourgogne, sans altérer leurs qualités les plus ates, ne pouvait raisonnablement parler que du procédé de mon revet du 11 avril 1865, le seul qui réalise ces conditions, et nullement procédés d’Appert et de M. de Vergnette.

in effet, si le Maréchal Vaillant eût entretenu ses compatriotes du cédé d’Appert, M. Thenard se füt levé pour déclarer que ce cédé est très nuisible aux vins fins de la Bourgogne, et que c’est ir ce motif qu’on ne s’en est jamais servi. D'autre part, le Maréchal Alant n'aurait pu parler du procédé de M. de Vergnette qu’en sant la justice et la vérité; car si mon procédé du 11 avril 1865

: Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 8 novembre 1869, LXIX, 3-974.

THexarp (P.). Note en réponse à la dernière Communication de M. Pasteur, sur le ge des vins. Jbid., p. 988-941. (Note de l'Édition.)

* On trouve la première Note de M. Thenard dans le Journal d'agriculture pratique, 9 septembre [1869, IT, p. 389-390]. (Note de Pasteur.)

FS Æ Le 2]

: 1° antérieur à celui de M. de Vergnette; 2° éprouvé et démon ré RE celui de M. de Vergnette du 1°’ mai suivant, consistant porter le vin pendant deux mois dans un grenier ou dans une étuve ad 45 à 52°, n’a jamais été appliqué par personne, et-il est si mauvais qu'on pourrait l’intituler dérisoirement, mais justement : « Procédé | pour altérer-la finesse et le bouquet des vins fins de la Bourgogies ou. pour les rendre malades plus vite et plus complétement qu’en les … laissant dans la cave. » 1

Ces quelques lignes suffiront pour réfuter toutes les erreurs quid

subsistent encore dans la dernière Note de M. Thenard.

OBSERVATIONS (1) À AU SUJET DE LA LECTURE DE M. DE VERGNETTE() [SUR LE CHAUFFAGE DES VINS] |

Il y a beaucoup de choses dans la Note que vient de lire M. dem Vergnette. Les assertions au sujet de la priorité de linvention d | chauffage comme moyen de conservation des vins, qui sont seules en litige, se trouvent noyées et comme perdues au milieu de remarques | qui me paraissent empruntées exclusivement à mes propres publi 4 cations concernant cette pratique. Au lieu de répondre avec simplicité à des conclusions formulées avec précision par M. Balard (3), M. de Vergnette accumule des explications confuses, et m’oblige de ren quelque clarté dans ce débat. |

M. de Vergnette prétend que déjà, en 1846 et en 1850, il a conservé des vins par le chauffage. J’affirme de nouveau et après M. Balard, qui. l’a établi si clairement, qu’à ces époques, M. de Vergnette n’a introduit. que des erreurs dans la question du chauffage, qu’il a rendue, en outre, profondément obscure. En 1850, le chauffage, entre 50 et 75°, était pour M. de Vergnette une épreuve qu’il fallait faire subir à un échan- :

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