RÉPONSE DE M. PASTEUR À M. DE VERGNETTE-LAMOTTE
Ma visite à Pomard, le 15 septembre 1865, dont parle M. de Verette, avait eu pour unique objet la constatation de l’état des vins auffés, que je lui avais renvoyés avec cette mention : CES VINS NE ALTÉRERONT JAMAIS; car il est la première personne que j'aie mise ns la confidence du succès de mes travaux. La réponse de M. de rgnette à mon arrivée à Pomard a été celle-ci : CES vins sonT pans GAVE DE MA MÈRE ; JE N'EN AI PAS LA CLEF. JE LE REGRETTE BIEN. L'histoire des propositions faites ou renouvelées dans le cours de te visite est absolument apocryphe.
M. de Vergnette parle de rupture à propos de cette visite. Ses ivenirs le trompent. Son hospitalité a été très gracieuse ; ma visite est terminée par une invitation très obligeante à dîner et à passer la it dans son château de Meursault, ce que je n’ai pu accepter.
La rupture date d’une lettre de M. de Vergnette du 18 novembre 865 (2), provoquée par la publication de ma lettre du 11 octobre, sérée au Moniteur vinicole un mois auparavant, dans laquelle j’expoais les observations de M. de Vergnette avec une extrême courtoisie, out en les appréciant avec vérité. Le lecteur trouvera cette lettre roduite dans mes « Études sur le vin » (*). Le ressentiment de de Vergnette me causa d’autant plus de surprise qu’à cette époque lui attribuais encore tout ce qu'avait fait Appert, trompé que j'avais $ par cette phrase de son travail de 1850 : « Souvent obligé, dans le oment de la récolte, de conserver des moûts par la méthode d’Appert, AUSSI appliqué ce procédé à des vins de différentes qualités (*). »