M. GRANDEAU. — A
M. Pasreur. — A 100°; si l’on prend 100° pendant un temps déterminé, aura toujours quelque chose de comparable.
M. GrANDEAU. — On pourrait prendre huit heures.
M. Pasreur. — Comme analyse, j'aime mieux le vide, l’évaporation dans vide, parce que, alors, on perd beaucoup moins de glycérine et d’acide latil. L’acide acétique distille assez difficilement dans le vide. Il faudrait #rminer le temps pour l’évaporation complète, [le vin] placé dans le vide; LE sser, je suppose, douze heures sous la cloche en renouvelant le vide si besoin est, en faisant l’extrait dans ces conditions, ce serait comparable ; aintenant, si on préfère l'évaporation à 100, lfader le temps, six heures, je suppose, sur le bain-marie ; il m'est arrivé quelquefois d'employer du sulfate de potasse cristallisé pour faciliter l’évaporation toujours lente avec ucoup de matières extractives; on pourrait convenir d'ajouter à 25, à centimètres cubes de vin un poids déterminé de sulfate de potasse en Re
: pulvérisés.
M. GRANDEAU. — Voudriez-vous nous indiquer exactement ce que vous proposez
| pour la dessiccation ?
48 M. Rs. — Je prendrais 20 centimètres cubes et le vide pendant
vingt-quatre heures.
M. Laprey. — ... Mais jamais, quand vous voulez avoir un résidu, il ne faut aller à une température supérieure à 60°, ou vous avez une altération dont vous ne pe Lo déterminer exactement les conséquences.
M. Pastair. — M. Ladrey a raison; il y a toujours une altération, surtout par oxydation, de la matière polorante, mais il s agit ici d'épreuves tout à fait comparatives. Dans tous les cas, il vaudrait mieux le vide pour Der d’une rigueur plus grande.
…. M. Ramon DE Luxa. — A l'occasion de plaintes qu'il y a eu en Espagne pour d' altération des vins, j'ai été chargé de faire des analyses, surtout pour constater la présence de matières colorantes et spécialement de la fuchsine.. Et alors j'ai eu l'idée d'opérer, non pas par la méthode ordinaire, mais en soumettant les vins de toutes sortes, de toutes régions, depuis le xérès jusqu'aux vins de l'ancienne Castille et de l'Andalousie, à une basse température : 20 degrés au-dessous de zéro, et alors, € test une chose bien curieuse, toutes les falsifications se décèlent plus facilement qu'avec les anciens systèmes; cela se partage admirablement en partie alcoolique, ren matières colorantes et en substances ajoutées qui sont dissoutes dans l'eau, et alors vous avez EC l'échantillon en deux parties très nettes. Je propose qu'on essaie cette méthode. .
M. Pasreur. — Messieurs, je suis persuadé, en effet, que ce doit une excellente méthode qualitative, d'autant plus que l'opération pet se faire toujours par comparaison avec des vins que l’on saurait naturel 3 quand même ils ne seraient pas exactement de la même provenance Un vin naturel exposé à une basse température ne doit pas souffrir ddl l'influence de l’oxygène de l’air, et certainement il peut se faire des cristallisations, par exemple, de bitartrate de potasse, qui pourraient servir. à l'examen comparatif des vins; et je propose, pour ma part, que le Co 4 prenne en sérieuse considération ce moyen d’analyse qualitative.
M. Gaxon. - J'avais demandé la parole à l'occasion de la proposition de. M. Lechartier; mais elle est bien éloignée maintenant ; je ne sais si je dois i insister! sur cette quesiion 2
l” de d’un a nombre Tartes de vins sde diverses me a France? Le Congrès vous écoutera avec plaisir. 3
M. Gaxox. — Je crains qu'il ne se soit produit un enchevétrement dans L | discussion. Je ne sais si je dois prendre la parole à présent. ù Se 20 RE
M. Pasreur. — Peut-être le Congrès devrait-il être éclairé d’abord su les méthodes, et, comme le disait tout à l’heure M. Grandeau, ces méthode ne pourront être complétement portées à notre connaissance que. par a publication des travaux qui nous seront envoyés et qui pourront ne ins dans les actes du Congrès.
Le Congrès serait certainement très heureux que quelques & ect de stations établies dans des régions vinicoles voulussent bien bat a ces analyses de vins dans les pays qu’ils habitent.