C.DULOS
Échelle : 1/50°.
Fi@. 47. — Appareil de M. Raynal, chauffant 150 hectolitres en 10 heures.
M. Raynal, de Narbonne, a, depuis 1866, construit des appareils intermittents, à circulation d’eau chaude, dont les dimensions sont appropriées à la grande industrie.
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Projection horisontale.
Fi. 48. — Cuve de l’appareil Raynal,
squels nous retrouvons encore les trois parties essentielles de tout ppareil à chauffage :
1° Une grande cuve en bois T destinée à recevoir le vin à chauffer; le est fermée à la partie supérieure et munie d’un thermomètre f;
2° Une chaudière annulaire C, formée de deux cylindres concentriques et de deux lames parallèles, suivant l’axe, reliées au cylindre intérieur; cette chaudière communique supérieurement, à l’aide d’un tube bifurqué, avec deux serpentins S, S, placés sur le fond de la cuve” à vin et soutenus à l’aide de fortes planches : ceux-ci viennent, par leur partie inférieure S', S', se confondre en un seul tube, qui de nouveau À
va rejoindre la chaudière vers sa partie inférieure;
3 Un fourneau F dans lequel la chaudière est encastrée; les gaz « de la combustion enveloppant la chaudière parcourent le circuit indiqué |
sur la figure 47 et s’échappent en F".
Lorsqu'on veut chauffer du vin, la chaudière et les serpentins
doivent être COR PER AR remplis d’eau par l’entonnoir e. La cuve T est remplie de vin jusqu’à la partie supérieure. Lorsque le thermomètre
atteint 55°, on éteint le feu et on transvase le vin chaud dans les fûts. . M. Raynal a fabriqué, jusqu'ici, un certain nombre de ces appareils «
de diverses grandeurs :
Appareils à cuves de 500 hectolitres, prix. PR RCE 1,900 fr. — 150 —— se cs CSC
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L'appareil de 150 hectolitres dépense, pendant le temps du chauf-
fage, qui est de dix heures, 120 kilogrammes de houille, ce qui, en de
prenant pour base le prix de 3 francs par 100 kilogrammes de houille,
vin.
Cet appareil est du même genre que l’appareil de M. Rossignol : comme lui, il donne lieu à l’aération inhérente au chauffage dans une cuve en bois. Il ne présente aucune difficulté réelle de construction. Un
peu moins simple de forme que l'appareil Rossignol, il a aussi un plus :
grand rendement, sous le même volume, soit dans le même temps, soit à égale quantité de charbon brülé. La surface de chauffe et la surface de contact du bain-marie et du vin sont, en effet, plus étendues dans l'appareil Raynal. Il est facile à visiter intérieurement et à nettoyer, grâce à une porte pratiquée dans la partie supérieure de la cuve à vin.
Les appareils à ‘circulation continue doivent spécialement nous intéresser, parce que, comme nous l’avons dit plus haut, ils sont éminemment propres à la grande industrie. |
Je ne mentionne qu’en passant un appareil à circulation continue chauffé par la vapeur, imaginé en 1866, par M. Holderer, de Strasbourg :
j'en donnerai une idée suffisante, en disant qu’il n’est autre qu’un de «
représente une dépense de 2 cent. 5 de combustible par hectolitre de
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ÉTUDES SUR LE VINAIGRE ET SUR LE VIN M. Beaume, professeur au lycée d'Orléans, a chauffé en 1867 de
circule de bas en haut dans le réfrigérant de l’alambic, et s’échauffe, en
“pour fermer le réfrigérant qui est muni d’un thermomètre: le vin … condensant la vapeur d’eau du serpentin.
“ces alambics de laboratoire servant à distiller de l’eau, avec un tube de retour pour ramener l’eau distillée dans la chaudière, et un couvercle
petites quantités de vin, avec un appareil analogue, aussi simple et”
aussi peu coûteux que possible.
Les alambics que l’on voit transporter dans le midi de la France, de village en village, pour distiller les vins, ne pourraient-ils pas“ recevoir une modification analogue, et servir utilement à deux usages
à la fois ?
En 1868, M. de Lapparent (1), directeur des constructions navales” au ministère de la marine, voulut faire dans le port de Toulon une expérience de chauffage en grand sur les vins destinés à la marine de l’État. Il avait besoin d’une machine d’une grande puissance; il eut. l’'heureuse idée de combiner des appareils qu’il avait sous la main, et.
qui se trouvent dans tous les ports : il se servit d’une locomobile dont la vapeur était lancée dans l’appareil réfrigérant de M. Perroy, officier
supérieur du génie maritime, appareil habituellement employé à bord |
des navires pour distiller l’eau de mer (fig. 49).
Le réfrigérant CC de M. Perroy consiste en une caisse métallique, renfermant un serpentin formé d’une série de tubes droits très
nombreux SS, qui aboutissent par leurs extrémités à des cavités TT.
La vapeur du générateur F entre dans le serpentin multiple par le. tube B, en parcourt les tubes successivement de haut en bas, s’y.
condense peu à peu, et l’eau de condensation s’écoule au dehors en D; le vin, entrant en À par le bas de la caisse C, s’élève verticalement en baignant les tubes du serpentin et sort par la partie supérieure en E pour se rendre au tonneau. Un thermomètre, dont le réservoir plonge dans la partie supérieure de la caïëse, indique la température du vin à
la sortie. Un robinet adapté, non loin du thermomètre, au tuyau de.
sortie, sert à régler l'écoulement continu du vin, de telle sorte que le.
thermomètre marque toujours de 55 à 60°.
Dans cet appareil, comme dans tous les appart à circulation continue, le vin doit être soumis à une pression un peu forte, si l’on.
‘veut éviter un dégagement du gaz acide carbonique par l’action de la. chaleur, qui produirait des irrégularités dans l’écoulement du liquide.
On peut estimer que cet appareil chauffe environ 40 hectolitres de vin. à l'heure et consomme pendant ce temps 45 kilogrammes de charbon, . | ce qui, à raison de 3 francs les 100 kilogrammes, constitue une dépenses
de 3 à 4 centimes par hectolitre.
Il présente les inconvénients généraux assez graves des appareils à
1. LAPPARENT (de). Rapport à S. Exc. le Ministre de la marine et des colonies sur la?
conservation des vins. Revue maritime et coloniale, XXIV, 1868, p. 124-183, et Paris, res brochure de 11 p. in-12. (Note de l'Édition.)
vapeur (p- 275). Il n'offre plus, comme les appareils intermittents à cuve “de bois, l'inconvénient d’aérer le vin pendant le chauffage ; comme eux et comme tous les appareils à circulation continue’sans ré igérant, il
Fig. 50. — Appareil de M. Sourdeval.
- envoie directement le vin encore chaud dans les fûts, où ce liquide s’aère, tant par l’air du tonneau, au moment de son arrivée, que par l'air ambiant qui pénètre à travers les douves, et cela à une température à laquelle l’oxygène agit fortement sur les principes du vin (voir p. 273). Ce serait un tort de le faire construire tout exprès pour le chauffage
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du vin; mais, là où il est construit d’avance pour d’autres usages, On peut utilement l'appliquer au chauffage, surtout au chauffage en grande:
quantité des vins communs. Il a un rendement relativement assez fort, «
parce que les surfaces sont considérables; il est remarquable par la grandeur des effets obtenus ; mais nous décrirons plus loin des appareils chauffés au bain-marie, qui donnent des résultats meilleurs au point de vue de la qualité du produit, avec un rendement aussi fort ou même supérieur, toutes choses égales d’ailleurs.
L'appareil imaginé par M. Sourdeval repose sur une idée ingénieuse : c’est encore un appareil à chauffage par la vapeur, maïs par la vapeur d'esprit de bois en libre communication avec l'air ambiant, qui dans ces conditions bout à 65° : dès lors on n’a pas à craindre que les parties du vin immédiatement en contact avec la vapeur soient portées à des températures capables d’altérer les qualités du liquide : c’est là un avantage de cet appareil sur les précédents. On peut dire encore que l’emploi de ce liquide dispense en partie de l’observation constante du thermomètre, puisque le vin ne dépasse jamais la température à . laquelle il doit être chauffé ; mais ce dernier avantage est très léger, car, puisqu'on est obligé de surveiller le thermomètre pour qu’il ne descende pas trop bas, il n’en coûte pas plus de le surveiller également pour qu’il ne monte pas trop haut. Signalons aussi l’inconvénient que présente dans la pratique l’emploi d’un liquide de nature spéciale, volatil et inflammable, la complication inévitable d’un appareil à deux liquides, la perte de calorique, etc.
L'esprit de bois est contenu dans un réservoir B, et chauffé par un serpentin S S/, où circule de la vapeur d’eau produite par une autre chaudière C. | |
La vapeur de l’alcool se rend dans un serpentin M par le tube N et une fois condensée revient au réservoir B par le tube R. Le tube à met le réservoir à alcool en communication avec l’atmosphère.
Le vin froid arrive du réservoir T, par le tube E, dans le bas du cylindre A, et sort par le tube H pour se rendre dans la futaille.
Le plus simple des appareils à chauffage à circulation continue, à l’aide d’un bain-marie, est un petit appareil, à l’usage des propriétaires qui n’ont à chauffer qu’un petit nombre d’hectolitres (!), que M. de Lapparent a fait construire en 1867 ; il se compose (fig. 51) :
1° D’un fourneau F en forte tôle, surmonté d’un cylindre F' pour la
1. Depuis cette époque, M. Faucon, propriétaire à Gravéson (Bouches-du-Rhône), a décrit un appareil à l’aide duquel il chauffe ses vins, et qui rappelle celui de M. de Lapparent.
culation de l’air chaud qui se rend ensuite dans la cheminée F'; la rface de chauffe est augmentée par de larges tuyaux aa, à section liptique, qui traversent le cylindre transversalement à diverses auteurs ;
2° D'une caisse cylindrique GC, destinée à contenir l’eau du bainarie, qui entoure le cylindre intérieur;
3° D'un serpentin en plomb S, doublé intérieurement d’étain, qui çoit, par sa partie supérieure, le vin du réservoir T; le liquide rcourt le serpentin de haut en bas et sort par un tube latéral pour se
Échelle : 1/25e.
Fic. SL. — Appareil de M. de Lapparent, chauffant 1 hectolitre 1/2 à l'heure.
… rendre dans le tonneau T'. A la sortie, il rencontre une boule où plonge . un thermomètre £ qui indique la température.
Cet appareil présente les propriétés générales des appareils à … circulation continue sans réfrigérant (p. 276). Il est portatif, de …—. construction assez simple, facile à réparer, d’un prix peu élevé. Mais . la surface de chauffe n’est pas très étendue; le serpentin a un faible développement en surface, une conductibilité médiocre : de là un rendement faible, comme le prouvent les nombres suivants :
74 Un appareil de 40 centimètres de diamètre sur 80 centimètres de … hauteur, coûtant 120 francs, fournit 1 hectol. 4 par heure; un appareil - de 50 centimètres de diamètre, coûtant 180 francs, donne 2 hectolitres ; un appareil de 60 centimètres donne 3 hectolitres à l’heure.
Pa lance pi
C’est à Gervais (1), à la date de 1827, que remonte la première idée «
des appareils à circulation continue et chauffés au bain-marie, dans lesquels le vin froid est utilisé pour refroidir le vin chauffé.
Son appareil, comme l'indique la figure 52, n’a aucune valeur-au point de vue pratique et industriel; mais il fait très bien comprendre comment fonctionnent tous les appareils munis de réfrigérants.
1° RR est le réfrigérant : le vin froid, sortant par le robinet de droite \
du tonneau T, parcourt le tube intérieur « du réfrigérant pour se rendre
Fia. 52. — Appareil Gervais.
au caléfacteur C, pendant que le vin chaud, sortant en à du caléfacteur, va en sens inverse par le tube extérieur du réfrigérant pour se rendre au tonneau T!.
2 C est le caléfacteur : une chaudière B, contenant de l’eau, est chauffée par le foyer F. Le vin froid, arrivant par le tuyau à&, traverse la caisse V, formée de deux lames de cuivre, soudées par leurs bords ;
1. Gervais (J.-A.). Mémoire sur les avantages d’un procédé pour perfectionner le moût des fruits et pour clarifier, améliorer et conserver les vins et autres liqueurs, par l'application de la chaleur, inventé et perfectionné par J.-A. Gervais. Paris, 1827, 29 p. in-8 (1 pl.). (Note de l'Édition.)
iLyprend une température déterminée, indiquée à la sortie par le thermomètre £ et se rend au réfrigérant par le tube b. On peut aussi se passer du réfrigérant : il suffit de fermer le robinet
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. Échelle : 1/10°.
; Fic. 53. — Appareil de M. Terrel des Chênes, chauffant 10 hectolitres à l'heure.
de droite et d’ouvrir le robinet de gauche du tonneau T : le vin arrive directement par le tube «& dans la chaudière (1).
1. M. Velten, à Marseille, a installé dans sa brasserie pour le chauffage de ses bières des appareils qui consistent essentiellement en deux cuves avec serpentin intérieur et remplies