ACTE IV, 5CÉHE III. Î
Mais ils ne savaient pas diitribuer Jadis :
Dans cette pièce, moi, je vous en Tarai dix.
Passons dans le jardin ; car c'est là que je brille.
Je fais Ater d'abord cette triste charmille...
Quoi ! Je fais tout ôter. IVous avons du terrain :
Voilà tout ce qu'il faut pour créer un Jardin.
J'en ai fait vingt ; ils sont tous dans mon portefeuilles.
Entre mille sentiers bordés de chèvre feuille.
Il en est un bien sombre : on n'j voit rien du tout ;
Et l'on est étonné, quand on arnve au bout,
De voir Qu'y verra-t-onT un Amour, un vieux tomple.
Un kiosque 1 oh 1 non, rien d'étonnant : par exemple»
Un petit pavillon, au dehors tout uni,
Plus modeste en dedans ; le luxe en est banni :
On gâte la nature, et moi je la respecte.
Du pavillon, moi seul, je serai l'architecte :
Je seraijardinier aussi : je planterai
Des arbrisseaux, des fleurs : je les arroserai ;
Car j'aurai sous ma main une source d'eau pure,
Et tout autour de moi la plus belle verdure t
De ce lieu, tout mortel est d'avance exilé ;
Mon beau-père et ma femme en auront seuls la clé.
Là, je rêve, je lis : tapi dans ma retraite,
Je vois, du coin de l'œil, la timide Henriette
Qui vient pour me surprendre, et marche à petit bruit,
Ketenant son haleine ) elle ouvre et s'introduit.
Ahl si la solitude est douce en elle-même.
Je sens qu'elle est plus douce auprès de ce qu'on aime.