LES H(EUIIS DU JOUR
Et l'on n'est plus si Tâché contre moi? d'héricourt.
Je n'avais point le droit d'flie Tâché, madame: Hais j'ai dû ressentir un vrai chagrin dans l'âme, En me voyant privé d'un bien si précieux. Mettez-vous à ma place, ayez mon cœur, mes jeuK i Vous jugerez alors que trop de patience Eût annoncé peut-être un peu d'iasouciance.
Je crois à vos regrets, monsieur; mais poumez-vous M'en vouloir, et d'un frère être un moment jalouK?...
d'héricouht.
On est jaloux de tout, madame, quand on aime; Et ai de ce larcin vous souffrîtes vous-même, Vous me devez un peu de consolation, Et j'en vais, à l'instant, saisir l'occasion. Je connais vos revers : mille, en cette occurrence. Vont s'offrir ; je réclame ici la préTérence : Je ne suis oncle, époux ni frère ; eh bien, pour voua Je serai plus fidèle et plus tendre qu'eux tous.
Sans doute à votre cœur je sais rendre justice; Hais pourrais-je accepter?
d'hébicourt.
Un si faible service?
Ah!... quand les sentiments sont en communauté, Un léger prêt d'argent n'est rien, en vérité. Madame, allons... Comment? vous gardez le silence!
0 monsieur I je vous crois, et pourtant je balance. Je ne sais quoi m'arrête...
d'uÉRICOUHT, jouant U dépit.
Ah! c'est trop hésiter.
D'un chimérique espoir j'ai donc su me flatter! Hou amitié vous semble importune, pressante : Vous craignez, je le vois, d'être reconnaissante.
MADAME D[RVAL.
Ah! monsieur d'Héricourt!...
Enfin j'ouvre les jeux :
Non, vous ne m'aimez poinl; je vous suis odieux. Vous me préféreriez le dernier de vos proches.
Pouvei-vous m'adresser de semblables reproches?
ACTK IV, SCÈNE X.