‹ ŒuvresChapitre 41 sur 429 · ÉLIANTE, FLORIMOND · texte numérisé non relu

ÉLIANTE, FLORIMOND

(A put.)

Oui ? moi, madame ? Ah ! bon Dieu 1 saurait-elle Que la sœur de Valmont... ?

ÉLUNTB.

Al'inslant je reçoi Un avis, mais auquel je n'ose ajouter Toi.

PLORIHOND, i part.

Allons, elle sait tout.

ÉLIANTE

Une action si noire Est indigne de vous, je ne dois point j croire. On dit, monsieur...

PLoamoND.

Hé bien! Je le nlraisà lort.

Madame : on vous a fait un Adèle rapport.

h INCONSTANT.

11 est trop vrai. Je confesse, k mahonte,

Une infidélilë si coupable et si prompte.

Eh<^uoi I monsieur... j'en crois à peine un tel aveu: Quoi, vous... ? c'est donc ainsi que l'on ae Tait un jeu... ?

FLORIHOND.

Madame, j'avoùrai que je suis bien coupable. Oui, je sens qu'à vos yeux je suis inexcusable ; Aussi je suis oien loin de me justifier. (Jii autre, dans ma place, aurait su tout nier : Un autre eût fait mentir ses yeux et son visage ; Mais je ne fis jamais ce vil apprentissage. Je suis léger, volage, et j'ai bien des défauts ; Mais du moins je n'ai pas un cœur perfide et faux.

Ce lan^ge m'étonne, il faut que je le dise.

11 vous sied bien, monsieur, de jouer la franchise,

A vous, qui, me cachant un indigne secret. .. 1

FLORIHOND.

Ah ! si je me suis tu, ce n'était au'à regret. Vous dûtes voir combien une telle contrainte Coûtait à ma franchise, et que la seule crainte Retenait mon secret, tout près de m'échapper. Hais se taire, après tout, ce n'était pas tromper.

Vous soutenez fort bien ce noble caractère :

Comme si vous n'aviez fait ici que vous taire !

De grâce, dites-moi, quel fut votre dessein.

Quand votre oncle pour vous vint demander ma main ?

liépondez...

PLOaiMOND.

A cela je répondrai, madame, Que mon oncle ignorait cette subite flamme.

Allons, fort bien. Mais vous, monsieur, vous le saviez, Quand ici même, ici, vous sûtes à mes pieds Prodiguer les serments d'une amour éternelle.

FLOalHOND.

Moi, madame? Depuis ma passion nouvelle, Je ne vous ai pas dit un mot de mon amour.

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