ACTE II, SCÈNE IV. S
MADAME DE HOSELLE.
U'intormer...
M. DE PLINVILLE.
Si Bellort est honnête ?
He préserve le ciel d'une pareille enquête ! Loin de moi les soilpcons et les cerliBcals ; Cela répugne trop à des cœurs délicats. Le charme de la vie est dans la confiance : J'en ai fuit mille fois la douce expérience ; Chaque jour je l'éprouve au sujet de Betfort. Va. les honnêtes gens se connaissent d'abord. Un certaiil... ou plutôt, veux-tu que je te dise? Je crois fort, et toujours ce fut là ma devise. Que les hommes sont tous, oui tous, honnêtes, bons. On dit qu'il est beaucoup de méchants, de fripons ; Je n'en crois rien : je veux gu'il s'en trouve peut-être Un ou deux ; mais ils sont aisés à reconnaître. Et puis, j'aime bien mieux, je le dis sans détours, Être une fois trompé, que de craindre toujours.
Eh ! qui de vous tromper pourrait être capable? Vous êtes pour cela trop bon et trop aimable. Je me sens attendrie ; il semble auprès de vous Que je respire un air et plus calme et plus doux. Mais quelqu'un vient, je crois.
C'est ma chère Angélique.
Vojez, n'est-elle pas sombre, mélancolique ?
M. DE l-LINVn.LB.
Non, ma fille toujours a l'esprit occupé : Elle pense à l'anglais, ou je suis bien trompé.
MADAME DE BOSELLE.
Elle marche à pas lents.
Oui, sa démarche est sage.
Quelle aimable candeur brille sur son visage 1
MADAME Dr. ROSBLLi;.
Elle ne nous voit pas.