ACTE II; SCÈNE I
Je me déciderai lorsque par mes secours
Je n'espérerai plus de défendre ses jours.
Mais une opinion que j'adopte peut-être,
Sur le droit incertain qui nous désigne un maître,
]Ne combattra jamais contre mes sentiments ;
Je les crois plus certains que tous mes jugements.
J'unis, à cet amour que Ton doit à son père,
Le respect que l'on sent pour un grand caractère.
Son génie et mon cœur l'ont fait maître de moi,
Et ses volontés sont mon oracle et ma loi. JANE GBAY. Ah! si daus ce combat...
GuiLFOKT. Je respecte ma vie,
Puisqu'elle peut encore à la tienne être unie ;
Et d'un instant de plus je connais la valeur. •lANE GBAY. Hélas! je ne pourrai partager ton bonheur;
Mais si tu dois jamais supporter l'infortune.
C'est elle, cher Guilfort, qui nous sera commune.
Sais-je dans ce combat s'il faut désirer...
GUILFORT. Rien.
Je ferai mon devoir, tu rempliras le tien.