‹ ŒuvresChapitre 130 sur 202 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Ne craignant plus des droits désavoués par vous ,

Elle jure à jamais d'éteindre son courroux. JAÎSE GRAY. Je pourrais Tapaiser sans altérer ma gloire :

Ce que vous me dictez peut-être est mon histoire ;

Mais mon époux...

PEMBROKE. Son pèrc a pu dans les combats

Exiger aujourd'hui le secours de son bras :

Son âge sert d'excuse à tant de confiance :

Peut-on punir un fils de son obéissance?

Qu'il confesse ses torts et parle comme vous,

De même de la reine il calme le courroux.

Connaissez-vous enfin mon ame tout entière?

Se souvient-elle encor que vous lui fûtes chère ?

Voit-on de votre époux que j'attaque les jours?

Est-ce assez bien servir à vos heureux amours? .lANE GBAY. J'attcndais cct cffort d'uu héros invinciblc. PEMBROKE. Ah ! si j'aimais encore , il serait impossible :

C'est la mort de Guilfort alors que je voudrais.

De vos pleurs éternels combien je jouirais !

C'est ainsi que l'amour doit punir une offense. JANE GBAv. Vous u'êtcs pas cucor privé de la vengeance.

Vos yeux avec plaisir s'arrêteront sur moi ,

Si d'un arrêt de mort je dois subir la loi ;

Et peut-être Guilfort... Mais c'est lui qui s'avance ,

.Te vais l'interroger ; vous , 'gardez le silence .

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