ACTE III, SCÈNE IV
Ne craignant plus des droits désavoués par vous ,
Elle jure à jamais d'éteindre son courroux. JAÎSE GRAY. Je pourrais Tapaiser sans altérer ma gloire :
Ce que vous me dictez peut-être est mon histoire ;
Mais mon époux...
PEMBROKE. Son pèrc a pu dans les combats
Exiger aujourd'hui le secours de son bras :
Son âge sert d'excuse à tant de confiance :
Peut-on punir un fils de son obéissance?
Qu'il confesse ses torts et parle comme vous,
De même de la reine il calme le courroux.
Connaissez-vous enfin mon ame tout entière?
Se souvient-elle encor que vous lui fûtes chère ?
Voit-on de votre époux que j'attaque les jours?
Est-ce assez bien servir à vos heureux amours? .lANE GBAY. J'attcndais cct cffort d'uu héros invinciblc. PEMBROKE. Ah ! si j'aimais encore , il serait impossible :
C'est la mort de Guilfort alors que je voudrais.
De vos pleurs éternels combien je jouirais !
C'est ainsi que l'amour doit punir une offense. JANE GBAv. Vous u'êtcs pas cucor privé de la vengeance.
Vos yeux avec plaisir s'arrêteront sur moi ,
Si d'un arrêt de mort je dois subir la loi ;
Et peut-être Guilfort... Mais c'est lui qui s'avance ,
.Te vais l'interroger ; vous , 'gardez le silence .