ACTE IV , SCÈ^'E IV
c'est qu'il n'aima jamais. Mais n'importe, madame. Vous verrez qui des deux eut la plus vive fiamme ; Je sauverai Guilfort sans perdre le désir De conserver un bien dont il doit seul jouir : A ce servile peuple, à l'armée, à Marie, Pour obtenir vos jours je vais offrir ma vie. JANE GRAY. L'cxcès de vos vertus...
PEMBBOKE. L'excès de mon amour Seul égare ou conduit mon ame tour à tour. V^oyez avec pitié ce que ma violence A mon cœur agité doit causer de souffrance; Je ne suis point aimé. Ce bonheur souverain Porte dans les malheurs du calme en notre sein. Mais dans cet univers, mon désespoir funeste Retombe sur moi seul ; c'est à moi seul qu'il reste : La rage malgré moi se mêle à mes douleurs, Et de mes yeux brûlants je n'obtiens plus de pleurs. i\e craignez rien pourtant ; mon ame est abattue, Elle vous est soumise, et vous l'avez vaincue : Mais regrettez du moins de ne pouvoir aimer Un cœur qui par l'amour sait ainsi s'enflammer.