ALFORT, JANE GRAY, CLARICE
ALFôBT. Submer vous attend,
CLARICE. Ciel ! ah ! quel affreux signal !
jAivE GRAv. Calme-toi, ce n'est pas encor l'instant fatal ;
De la religion un ministre fidèle
Vient m'offrir les secours qu'on peut recevoir d'elie. CLARTCE. Ah ! tu sais mieux que lui le langage du ciel. JANE GRAY. Il va m'entrcteuir de mon sort immortel.
Ces grandes vérités , que souvent on oublie ,
Sont notre seul espoir à la fm de la vie ;
Et la religion , par son sublime effort ,
Porte notre pensée au-delà de la mort.
Clarice , soutiens moi contre ma destinée;
Que ta douce amitié calme une infortunée. CLARICE. Je ne t'apprendrai point à braver ton malheur :
Plus que toi-même , hélas ! il accable mon cœur.]
réimporte , je m'y livre , et c'est mon espérance :
L'excès de la douleur peut ôter l'existence.