SCENE ï
JANE GRAYj seule, un billet à la main.
Mon époux est sauvé , ce billet me l'apprend ;
Je vais seule affronter le destin qui m'attend.
Non j jamais du soleil la brillante lumière
D'un éclat aussi vif ne frappa ma paupière ;
Il éclaire le jour dont , avant mon trépas ,
Le cours, hélas ! pour moi ne s'achèvera pas.
Pardonne-moi , grand Dieu , de répandre des larmes !
Je tenais de tes dons un sort si plein de charmes,
Que les célestes biens promis dans l'avenir
ISe peuvent surpasser un si doux souvenir.
Quand le ciel des humains marque l'heure dernière,
Sans en prévoir l'instant , ils perdent la lumière.
Jusqu'au dernier moment jouissant de leurs jours,
L'espoir les accompagne et les charme toujours ;