ACTE II, SCÈNE VIII
SOPHIE. Non!
LE COMTE. Vous me refusez 1 ahl votre ame inflexible
Se prépare peut-être une douleur sensible.
Si je ne devais plus paraître devant vous ,
( Je connais votre cœur, né généreux et doux,)
Vous vous repentiriez d'avoir, à ma prière ,
Aujourd'hui refusé cette grâce dernière.
SOPHIE. Ciel ! que me dites-vous?
LE COMTE. Je sens que le malheur
Jette sur ma pensée un voile de douleur.
Sais-je ce que je dis?.. . Je vous quitte, Sophie ;
Malgré vous, dans mon cœur, vous êtes mon amie;
Vous m'avez refusé jusqu'aux derniers adieux :
Sophie, il faut mourir, quand on n'a pas vos vœux. SOPHIE, seule. Que veut-il dire, hélas? Ciel ! je vois la comtesse :
Il faut se contenir, et remplir sa promesse.