LETTRE XIV
Lundi, à Winchester.
J'écris à mylord Carlile, et je lui donne ces détails qu'il n'a pu obtenir de vous. Son ancienne amitié pour le comte d'Ossery
5î)4 LETTKES DE MYLADV CATESHV.
lui persuade que le procédé dont je me plains ne sauroit être impardonnable. Il en jugera autrement, je l'espère, il lui ne lui restera plus de prétexte pour tous les lieux communs dont il me laligue. A vous dire la vérité, ma chère llenrielte, je ne \ou drois pas qu'un autre vît cette histoire. Il me poroit fort désagréable d'en avoir une; et si j'y pensois sérieusement, je la déchirerois peut-être. J'ai passé une partie de la nuit à l'écrire ; je ne saurois vous exprimer combien cette occupation m'a agitée. Dés que mylord Carlile aura lu ce cahier, l'ailes-moi le plaisir de le brûler. Je ne réponds pas à voire jolie lettre : ma chère, vous étiez bien gaie quand vous m'avez écrit; je ne le suis point absez à présent pour vous répondre.