‹ Œuvres mathématiques de RiemannChapitre 82 sur 133 · C. — Application à l'espace · texte numérisé non relu

C. — Application à l'espace

Après cette étude sur la détermination des rapports métriques d'une grandeur de a dimensions, on peut maintenant indiquer les conditions suffisantes et nécessaires pour la détermination des rapports métriques de l'espace, lorsqu'on admet comme hypothèses que les lignes sont indépendantes de leur position, et que l'élément linéaire est exprimable par la racine carrée d'une expression différentielle du second degré, c'est-à-dire que l'espace esl une grandeur plane dans ses parties infinitésimales.

Elles peuvent d'abord s'exprimer en demandant que la mesure de courbure en chaque point soit nulle suivant Irois directions superficielles, et par suite les rapports métriques de l'espace sonl déterminés, si la somme des angles d'un triangle est partout égale à deux droits.

Si l'on suppose, en second lieu, comme Euclide, une existence indépendante de la position, non seulement pour les lignes, mais encore pour les corps, il s'ensuit que la mesure de courbure esl partout constante, et alors la somme des angles esl déterminée dans tous les triangles, lorsqu'elle l'est dans un seul.

Enfin l'on pourrait encore, en troisième lieu, au lieu d'admettre que la longueur des lignes est indépendante du lieu et de la direction, supposer que leur longueur et leur direction sont indépendantes du lieu. D'après ce point de vue, les changements de lieu ou les différences de lieu sont des grandeurs complexes, exprimables au moyen de trois unités indépendantes.

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