Les éditions depuis I66t> portent : devidast mieux
$. Édition de 1655 et suivantes, qu'il faut.
satVre X. 117
Si don Pédre est venu, qu'il s'en peut retourner* :
Le ciel nous fit ce bien qu'encor' d'assez bonne heure
Nous vinsmes an lofis où ce monsieur demeure,
Où, sans historier le tout par le menu ,
Il me dit : Vous soyez, monsieur, le bien-venu.
Après quelques propos, sans propos * et sans suite,
Avecq' un froid adieu je minutte ma fuite.
Plus de peur d'accident que de discrétion ^.
11 commence un sermon de &on affection ,
Me rid, me prend, m'embrasse àvecq' cérémonie :
Quoi ! vous ennuyez-vous en nostre compagnie ?
Non, non, ma foy, dit-il, il n'ira pas ainsi;
Et, puisque je vous tiens, vous souperez icy.
Je m'excuse ; il me force. dieux! quelle injustice!
Alors, mais, las! trop tard, je cogneu mon supplice;
Mais pour l'avoir cogneu. Je ne peus Tesviter,
Tant le destin se plaist à me persécuter.
A peine à ces propos eut-il fermé la bouche , Qu'il entre à l'estourdi un sot fait à la fourche. Qui, pour nous saluer, laissant cheoir son chapeau , Fit comme un entrechat avec un escabeau.
Trébuchant par le cul, s'en va devant- derrière, Et, grondant, se fascha qu'on es toit sans lumière. Pour nous faire, sans rire, avaller ce beau saut, Le monsieur sur la veue excuse ce deffaut.
Que les gens de sçavoir ont la visière tendre *.
1. Don Pedro Manriquez, connétable de GastiUe, allant en Flandre, traversa la France, et fit quelque séjour à Paris, k la fin de
S. Sâtu raison et sans suite, dans Tédition de I6i5.
5. Leçon conforme à toutes les éditions antérieures à celle de 1729, dans laquelle Brossette a mis : Plus de peur d^accident que par discrétion, avec cette note : « Toutes les éditions portent que de dis- « crétion; mais j'ai mis que par discrétion , qui semble plus juste. »