‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 128 sur 252 · I. Pommade pour le Yisage · texte numérisé non relu

I. Pommade pour le Yisage

Je suis là, .Cependant, comme un que Ton nazardè. Je demande que c'est; Hé! n'y prenez pas garde , Ce me respondit-elle, on n*auroit jamais fait. Mais bran , bran , j'ay laissé là-bas mon atfifel. Tousjours après soupper ceste vilaine crie.

Monsieur, n 'esMl pas temps? couchons-nous, je vous prie.

Cependant, elle met sur la table les dras, Qu'en bouchons tortillez elle avoit souz les bras. Elle approche du lict, fait d'une estrange sorte : Sur deux tréteaux boiteux se couchoit une porte, Où le lict reposoit , aussi noir qu'un souillon. Un garde-robe gras servoit de pavillon ; De couverte un rideau , qui , fuyant (vert et jaune) Les deux extrémitez, estoit trop court d'une aune.

Ayant considéré le tout de point en point, Je fis vœu ceste nuict de ne me coucher point, Et de dormir sur pieds, comme un coq sur la perche. Mais Jeanne tout en rut s'approche, et me recherche D'amour, ou d'amitié, duquel qu'il vous plaira. Et moy : Maudit soit-il , m 'amour, qui le fera. Polyenne pour lors me vint en la pensée *, Qui sceut que vaut la femme en amour offensée ^, Lors que , par impuissance ou par mespris , la nuict On fausse compagnie, ou qu'on manque au desduict. C'estpourquoy j 'eus grand 'peur qu'on me troussasten malle ^

1. L'aventure de Polyœnos et de Giccé est décrite dans Pétrone.

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