‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 131 sur 252 · Clément Marot a dit dans sa ballade première · texte numérisé non relu

Clément Marot a dit dans sa ballade première

Trancher du brave et du mauvais garçon , Aller de nuit sans faire aucun outrage , Se retirer , voilà le tripolage.

156 SATYRE Xï.

Or, Jeanne me disoit, pour me donner courage, Si mon compère Pierre est de garde aujourd'huy, Non, ne vous faschez point, vous n'aurez point d'ennuy. Cependant, sans délay, messieurs frappant en maistre. On crie : Patience; on ouvre la fenestre.

Or, Sans plus m'amuser après le contena, Je descends doucement, pied chaussé, Tautre nu; Et me tapis d'aguet derrière une muraiUe On ouvre, et brusquement entra ceste quenaiile *, En humeur de nous foire un assez maavais tour. Et moy, qui ne leur dis ny bon soir, ny bon jour. Les voyant tous passez , je me sentis akiîffre : Lors, dispos du talon, je vais comme un chat maigre, J*eQfile la venelle; et, tout léger d'efïroy. Je cours uu fort long temps sans voir derrièpe moy ; Jusqu'à tant<[ue trouvant du mortier, de U terre , Du bois, des estançons, maints plâtras, ntainle pierre, Je me sentis plustot au mortier embourbé , Que je ne m'aperceus que je fusse toqibé.

On ne peut esviter ce que le ciel ordonne.

Mon ame cependant de colère frissonne; Et prenant^ s'eUe eust pu, le destin à pai^ty, De dei^it, à son nez, elle Teust dementy ; Et m'asseure qu'U eust réparé m(m dommage.

Comme je fos sus pied , enduit comme um m^e, J 'entendis qvi*<m parloit; ei, s^archaat à^gy^pds^pas. Qu'on disoit : a9y»tons-Qous, je l'ay Ia«s»éfort bas. Je m'approche, je voy, désireux de cognoistre. Au lieu d'un médecin , il luy faudroit un prestre , Dict l'autre, puisqu'il est si proche de sa fin. Comment ! dict le valet, estes-vous médecin?

Monsieur, pardonnez-moy, le curé je demande.

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