Ce passage est imité du Roman ie la Hose
Par Diex ! si me plest-U encore.
Quand je m'i init bien porpensée, Hottll me détèie'en ma pensée , etc.
Mi SATTRE XIII.
Ce qu'un temps on a trop, en l'autre on le desrobe.
Estant Jeune, j'ay scen bien user des plaisirs ^ :
Ores j'ay d'autres soins en semblables désirs.
Je veux passer mon temps et couvrir le mystère.
On trouve bien la cour dedans un monastère y
Et, après maint essay, enin j'ay reconnu
Qu'un homme comme un autre est un jnoine lûttLDtt.
Puis, outre le salnct vœu, qui sert de couverture ,
Ils sont trop obligés au secret de nature ,
Et sçavent, plus discrets, apporter en aymant ,
Avecqués tnoins d'esclat, plus de contentement.
C'est pourquoy, desguisant les bouillons de~mon ame.
D'un long habit de cendre enveloppant ma flame,
)e cache mon dessein aux plaisirs adonné.
Le péché que l'on cache est demy-pardonné.
La faute seulement ne gist en la deffence ^.
Le scandale, l'opprobre^, est cause de l'offence.
Pourveu qu'on ne le sçache, il n'importe comment.
Qui peut dire que non ne pèche nullement.
Puis la bonté du ciel nos offences surpasse.
PoUrveu qu'on se confesse, on a toujours sa grâce.
Il donne quelque chose à nostre passion ;
Et qui, jeune, n'a pas grande dévotion.
Il faut que, pour le monde, à la feindre il s'exerce.
C'est entre les dévots un estrange commerce,
Un trafic par lequel, au joly temps qui court.
Toute affaire fascheuse est facile à la court.
1. Properce, Uv. IV, élég. v., fait dire à une Mtoette de sou temps :
Dmn Teniat iin^iiis, Anm ra^ integer aboiis * Utere, ne quis eat liber amore dies.
3. Il y a : ne gist qu'en la deffence^ dans rédition de I64t et dans toutes celles qui l'ont suivie.