Sic rare ^cribis ut toto non quater anno Membranam poscu
(HOR., liv H, sat. III.)
5. Dans toutes les éditions qui ont précédé celle de 1642, on lisait : Et contre, etc.
4 Aux remèdes , aux ordonnances des médecins , parce qu'elles commencent toujours par ce mot Redpe , ou seulement A ^ qui en
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Plus on ùrogvie ce. mal, et tant plus il s'empire;
Il n'est point d'ellébore assez en Anticyre*;
Revesche à mes raisons, il se rend plus mtKin,
Et ma philosophie y perd tout son latin.
Or, pour estre incurable, il n'est pas nécessaire,
Patient en mon mal, que je m'y doive plaire ;
Au contraire, it m'en fasche, et m'en déplaist si fort
Que durant monacc^z je voudrois estre mort :
Car, lors qu'on me regarde et qu'on me juge un poète^
£t qui par conséquent a la teste mal faite.
Confus en mon esprit, je suis plus désolé
Que sij'estois maraut, ou ladre, ou vérole.
Ëncor si le transport dont mon âme est saisie Avoit quelque respect durant ma frénésie.
Qu'il se régiast selon les lieux moins importants , Où qu'il fist choix des jours, des hommes, ou du t€tmpis, £t que lors que l'hyver me renferme en la chambre, Aux jours les plus glacez de l'engourdy novembre, , Apollon m'obsédast, j'aurois, en mon malheur. Quelque contentement à flater ma douleur.
Mais aux jours les plus beaux de la saison nouvelle.
est rabrôfiation; Clément Mar^t^Remàit tonPrè l« ptf«/e , xonutietce
ainsi :
Récipé, assis sur un banc , de Méanee le bon jambon , ÀTOO ia pinte de Tin blanc On de clairet, taais qn'il soit b^on, etc.
I . Les premières édition» portent : ilihore^ AMicire. L'^lèboye est une plante dont ks anciens Biédecins se servaient dans le traitement de la folie. Cette plante croissait particulièrement dam Ttle d*ÀBtieyre. Navi§6t AnUcypam^ dit Horace, sat. s, 1. II, et dans la même satire: ■ -
Danda est ellebori mullo pars maxima a^aris : Nescio an AnUcyram ratio iUis dest^et omnem^' .
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Que Zépëire en ses rets surprend Flore la betle,
Que dans Pair les oiseaux, les poissons en la mer.
Se plaignent doucement du mal qui vient d'aymer,
Ou bien lors que Gérés de fourment * se couronne,
Ou que Bacchus soupire amoureux de Pomone ;
Ou lors que le saffran, la dernière des fleurs *,
Dore le Scorpion de ses belles couleurs ;
C'est alors que la verve insolemment m'outrage,
Que la raison forcée obéit à la rage.
Et que, sans nul respect des hommes ou du lieu.
Il faut que j'obéisse aux fureurs de ce dieu^ :
Comme en ces derniers jours , les plus beaux de l 'année ,
Que Cybèle est partout de fruits environnée ;
Que le paysan recueille, emplissant à milliers
Greniers, granges, chartis, et caves et celiers.
Et que Junon, riant d'une douce influence.
Rend son œil favorable aux champs qu'on ensemence,
Que je me résoudois^, loin du bruit de Paris,
Et du soin de la cour ou de ses favoris,
M'esgayer au repos que la campagne donne.
Et sans parier curé, doyen, chantre ou Sorbonne,
D'un bon mot faire rire, en si belle saison,
Vous, vos chiens et vos chats, et toute la maison ",
i. On disait autrefois fourment, et ce a'est que depuis Tédition de 1643 qu*on a mis fromenU
t. Le safran ne fleurit qu'au mois d'octobre , pendant lequel le soleil entre dans le signe du scorpion.
5. D'ApoUon. — Ayant l'édition de 1648 il y avait : Qu'il faut,
4. Hé$oudroi9, édition de 1616; résolvoit, édition de I65i et suivantes.
fk Ces paroles s'adressent à un ami de Régnier, chez qui il était à Royaumont, et dont il est parlé un peu plus loin. Cet ami n'était autre que l'abbé même de Royaumont , Philippe Hurault de Ghivemy, évéque de Chartres, fils du chancelier Hurault de Chivemy et d'Anne de ThOu. Né le 16 septembre 1K79, il fut d'abord pre-