‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 162 sur 252 · ATT»E XV · texte numérisé non relu

ATT»E XV

Et là^ dedans ces champs que la rivière d'Oise * Sur des arènes d'or en ses bords * se dégoise (Séjour jadis si doux à ce roy qui deux fois * Donna Sidon en proye à ses peuples françois), Faire maints soubre-sauts, libre de corps et d'ame, Et, froid aux appétits d'une amoureuse fiante, Estre vuide d'amour comme d'ambition, Des galands de ce temps borrtbie passion.

Mais à d'autres revers ma fortune est tournée : Dès le Jour que Phébus nous montre la journée. Comme un hibou qui fuit la lumière et le jour, Je me lève, et m 'en vais dans le plus creux séjour Que Royaumont^ recelle en ses fbrests secrettes. Des renards et des loups les ombreuses retraites; Et là, malgré mes dents, rongeant et ravassant ^,

mier aumônier de la reine Marie de Médicis et pourvu de plusieurs abbayes, puis il succéda, sur le siège de Chartres, à.son oncle Nicolas de Tbou , en 1598 , mais ne fut consacré qu'en 1607. Il mou^ rut le 37 mai 1620 au château de Ghivemy. Son frère unique, gouverneur du pays Ghartrain, nWt que des filles, dont l'une épousa le marquis de Montglat. Mgr de Ghiverny était grand amateur des lettres ; on trouve dans le manuscrit 4725 du supplément français , à la Bibliothèque impériale, quelques pièces de vers qui lui sont adressées par Balf et par Dameron. C'est également pour lui que sont nmés la plupart des vers inédits de Régnier que nous pubHons aujourd'hui/

Page 1