Tutos bos etenim rara perambokit
Niitrit rara Ceres, ahnaqne faustitas.
(Hoii.,llt. IV, od.V.)
9. Ces deux vers sont ainsi imités dans le traité de ia poésie pastorale de Tabbé Genêt, derAcadémie française, page 914 :
Partout le villageois entonnant tes louanges. Riant, coape ses blés , chantant, fait ses vendanges.
3. Philippe III , qui succéda k Philippe II , son père , en 1599. '— M. VioUet-Le-Duc pense que cette apostrophe est adressée au duc deMercœur, qui, refusant de reconnaître Henri IV, était soutenu par les Guises, lesquels réclamaient la couronne comme descendants de Gharlemagne, et traitaient, par conséquent, Hugues Ca~ pet et sa po3térité d'usurpateurs. Il est inutile d'ajouter que , pour arriver à leurs fins, ces princes s'appuyaient sur l'Espagne*.
244 ÉPISTItfi AV ROY.
Issu, comme tu dis, d'Oger ou de Roland , . -
Ne te veut pas permettre, encore jeune d'âge,
Qu'oisif en ta maison se rouille ton courage ;
Et rehaussant ton coeur, que rien ne peut ployer.
Te fait chercher un roy qui te puisse employer ;
Qui, la gloire du ciel et Teffroy de la terre.
Soit, comme un nouveau Mars , indopitable à la guerre ,
Qui sçache, en pardonnant, les discords estouffer ;
Par clémence aussi grand comme il est par le fer.
« Cours tout le monde entier de province en province : Ce que tu cherches loing habite en nostre prince.
« Mais quels exploits si beaux a faits ce jeune roy, Qull faille pour son bien que tu faulses ta foy, Trahisses ta patrie, et que, d'injustes armes. Tu la combles de sang, de meurtres et de larmes ?
« Si ton cœur convoiteux est si vif et si chaud , Cours la Flandre, où jamais la guerre ne deffaut ^ ; Et plus loing, sur les flancs d'Autriche et d'Alemagne, De Turcs et de turbaas enjonche la campagne ^. Puis, tout chargé de coups, de vieillesse et de biens , Revien en ta maison mourir entre les tiens.
Tes ûls se mireront en si belles despouilles ; Les vieilles au foyer, en filant leurs quenouilles , En chanteront le conte; et, brave en arguments, Quelque autre Jean de Meung en fera des romans.
« Ou si, trompant ton roy, tu cours autre fortune,
1 . Famianus Strada dit , au commencemeut de son Histoire de la guerre de Flandre : « Plane ut in alias terras peregrinari Mars ac « circumferre bellum , hic armorum sedem fixisse videatur. » Et pius bas : « Nusquam militia aut ingeniosior, aut afiluentior, aut « diutumior : plane ut aperto hie ludo accurrentes undique populos « erudire Mars ad belium videatur. »
s. C'est ce que fit le duc de Mercœur, qui se retira en Allemagne et alla seryir contre les Turcs; il commanda l'armée de Tempereiir Rodolphe II»