‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 186 sur 252 · Pile , moitié d'une oboIé · texte numérisé non relu

Pile , moitié d'une oboIé

f56 LETTRE».

Or cependant, s'il m'en souvient, Noël on crie, et Noël vient, r/estrà-dire qu'à ceste fcste.

Où je n'auray congé ny beste, Deutril de l'eau d'ange pleuvoir, Sans faillir je vous iray voir Et vostre voysin, quoiqu'en die La vigoureuse maladie.

Après le froid vient le t«mps chaud.

Bonsoir, la chandelle me fault, Vous baisant avecque licence Les mains en toute révérence.

Je ne tette plus ni ne f..., Priant Dieu qu'ainsy soit de vous.

(inédite)

Après avoir fort estrivé^ Avec ma beste de louage.

En assez mauvais équipage A Paris je suis arrivé, Tout percé derrière et devant.

Morguant et la gresle et la pluye,- Plus enfangé qu'est une truye.

Je donnois nazades au vent.

Le chapeau bas, le nez couvert,

i. Donner des coups d'étrives, de fouet.

LETTRES. 3o7

A taston, peasif, je chemine, Faisant aussy mauvaise mine Qu'on galant qu'on a pris sans vert*; Et mon cheval, toasjours bronchant Sur le chemin tant plain que vuide, N'eust esté la selle et la bride»

M'eust peu servir de chien couchant.

Vous l'eussiez veu sur les genoux, Demy-caché, mal à son ayse, Et qui pis est^ ne vous déplaise, Le plus souvent monsieur dessous.

Cependant vous, auprès du feu.

Demandez : « Est-il invisible?

« Et quoy donc ! seroit-il possible « Qu'il fust party sans l'avoir veu? »

Dame, il est vray, je suis party, Et qui dit que j'ay fait offense Sans avoir fait ma pénitence.

Si ce n'est vous, il a menty.

(inédite)

11 faut donc sonner la retraite, Puisqu'à la cour la paix est faite.

Les reistres s'en sont retournez De France avec un pan de nez*.

Page 1