WXII ÉTUDE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE
Je passerai oondanmation sur la satire et Téiégie, quoiqu'il y ait des satires de Régnier admirables.
(Lettre IV, à Perrault.)
I^ poésie elle-même, malgré les Marot et les Régnier, marchoit encore sans règles et au hasard. Les grâces de ces deux auteurs appartiennent à la nature, qui est de tous les siècles, plutôt qu'au leur.
(Massillon, Discours de réception à VAcadémie françoise.)
Je ne puis trop vous exhorter à mettre la dernière main au commentaire que vous avez fait sur les Satires de Ré' gnier. C'est un poôte excellent que vous ferez revivre ; et notre langue, qui a un Horace en Despréaux, regagnera un Lucile en Régnier, lorsque vous le ferez renaître avec les avantages qu'il tirera de vos éclaircissements.
(J.-B. Rousseau, Lettre à Brossette, février 1722.)
Au reste, ce n'est ni cette épitaphe ni quelques autres poésies licencieuses de notre auteur qui doivent servir de règle pour porter un jugement désisif sur ses sentiments et sur ses mœurs.
Il est peu de poëtes dont la jeunesse n'ait été infectée de cette malheureuse contagion ; mais on pardonne aisément, on oublie même leurs égarements passagers, quand ces auteurs ont mérité l'indulgence du public par des ouvrages sérieux et par une conduite plus régulière.
Les poésies spirituelles de Régnier, dont quelques-unes